
Chirurgie plastique prise en charge par la Sécurité sociale : la liste des interventions
Rédigé et relu par le Dr David Ganon, chirurgien plasticien à Paris 8e, ancien chef de clinique des hôpitaux de Paris.
Mis à jour le 15 octobre 2026
En bref : une intervention est prise en charge par la Sécurité sociale lorsqu'elle a une finalité thérapeutique ou réparatrice — gêne fonctionnelle démontrée, malformation, séquelle, tumeur —, et non lorsqu'elle est réalisée pour un motif esthétique. Peuvent être prises en charge, selon l'indication médicale : la réduction mammaire, la reconstruction après un cancer du sein, la blépharoplastie supérieure en cas de gêne visuelle, l'otoplastie, la chirurgie après une grande perte de poids, le retrait d'un kyste, d'un lipome, d'un grain de beauté ou d'une tumeur cutanée, et la nymphoplastie dans les cas les plus importants. En secteur 2, le dépassement d'honoraires reste à votre charge ou à celle de votre complémentaire santé.
CE QUE « PRISE EN CHARGE » VEUT DIRE
L'Assurance maladie ne distingue pas les interventions selon leur nom, mais selon leur finalité. Réalisée pour un motif esthétique, une intervention n'est pas prise en charge ; la même intervention devient un acte pris en charge lorsqu'elle corrige un retentissement fonctionnel documenté, une malformation ou une séquelle, ou lorsqu'elle retire une tumeur : la différence ne tient pas au geste, mais à ce que l'examen démontre.
Une souffrance psychique, même réelle, ne suffit pas toujours : la génioplastie, les mamelons invaginés, la pénoplastie ou le lifting testiculaire répondent à une gêne réelle, sans être pris en charge pour autant.
SECTEUR 2, DÉPASSEMENT D'HONORAIRES, MUTUELLE : CE QUI RESTE À VOTRE CHARGE
Le Dr David Ganon est conventionné en secteur 2. Lorsqu'une intervention est prise en charge, l'Assurance maladie calcule sa part sur la base de remboursement de l'acte, et non sur les honoraires réellement pratiqués ; le dépassement d'honoraires n'est pas remboursé par l'Assurance maladie (ameli.fr), y compris en affection de longue durée (ALD) : « pris en charge à 100 % » s'entend du tarif de base fixé pour chaque acte.
Votre complémentaire santé peut prendre en charge ce dépassement, en tout ou partie, selon votre contrat ; adressez-lui le devis avant l'intervention. Pour une intervention esthétique, la mutuelle n'intervient pas, en règle générale. Les tarifs ci-dessous portent sur le site la mention « Sécurité sociale » : ils s'appliquent lorsque l'intervention peut être prise en charge, selon l'indication médicale ; le montant exact figure sur le devis détaillé remis en consultation.
SEINS
Voir aussi la page chirurgie mammaire :
- Réduction mammaire : prise en charge possible lorsque au moins 300 grammes de glande mammaire sont retirés sur au moins un sein. 3 500 € ; arrêt de travail de 21 jours — voir réduction mammaire : prise en charge et remboursement ;
- Augmentation mammaire par prothèses : non prise en charge pour un motif esthétique ; seuls quelques rares cas d'agénésie mammaire vraie (bonnet inférieur à A) avec retentissement psychologique important peuvent parfois espérer une participation de l'Assurance maladie, après demande d'entente préalable. 3 350 € dans ce cas ;
- Seins tubéreux : selon l'importance de la malformation, une prise en charge peut être envisagée par une demande d'accord préalable, lorsqu'une prothèse est nécessaire. 3 450 € ;
- Asymétrie mammaire : intervention pouvant être prise en charge, dont les conditions sont précisées en consultation (asymétrie importante, nécessitant une compensation dans le soutien-gorge) ;
- Changement de prothèses mammaires et gynécomastie : les conditions de prise en charge, lorsqu'elles existent, sont précisées en consultation. 3 000 € et 2 500 € dans ce cas ;
- Lipofilling mammaire : non pris en charge à but esthétique ; en chirurgie réparatrice, l'Assurance maladie participe à la prise en charge des malformations mammaires.
RECONSTRUCTION MAMMAIRE
Après un cancer du sein, la reconstruction mammaire, immédiate ou différée, est prise en charge par l'Assurance maladie, symétrisation de l'autre sein et reconstruction de l'aréole et du mamelon comprises, sans délai maximal ; au titre de l'ALD, à 100 % des bases de remboursement :
- Reconstruction par prothèse : 1 600 € ; par greffe de graisse (lipofilling) : 2 875 € ; par lambeau de grand dorsal : 2 500 € ;
- Mastectomie préventive : en cas de mutation génétique, la pose de prothèses est soumise à une demande d'entente préalable, en général acceptée dans ces circonstances. 3 500 € ;
- Torsoplastie : dans le cadre d'une dysphorie de genre persistante et bien documentée, prise en charge à la suite d'une demande de couverture à 100 % (ALD 31). 3 500 €.
Droits, délais, plafonnement des dépassements prévu par la loi du 5 février 2025 et reste à charge : voir reconstruction mammaire et prise en charge.
PAUPIÈRES
- Blépharoplastie supérieure : prise en charge uniquement lorsqu'elle corrige une gêne fonctionnelle démontrée — un excès de peau qui ampute le champ visuel supérieur, ou un ptôsis —, après accord préalable de la caisse, appuyé sur un champ visuel et des photographies. Même acceptée, la prise en charge se calcule sur une base de 188,10 €, les frais d'anesthésie et de clinique étant alors pris en charge — voir blépharoplastie et Assurance maladie ;
- Blépharoplastie inférieure : les poches n'entravent pas la vision ; leur correction relève de la chirurgie esthétique et n'est que très exceptionnellement prise en charge.
OREILLES
- Otoplastie (oreilles décollées) : la souffrance psychologique induite confère une finalité thérapeutique à cet acte réparateur ; lorsqu'elle est importante, l'intervention peut bénéficier d'une prise en charge par l'Assurance maladie, à la Clinique Monceau. 2 500 € ;
- Lobe d'oreille fendu ou déchiré : 500 €, tarif applicable lorsque l'intervention peut être prise en charge, selon l'indication médicale.
SILHOUETTE ET CHIRURGIE APRÈS UNE PERTE DE POIDS
Après un amaigrissement important, une prise en charge est possible selon l'indication médicale, une fois le poids stable depuis plusieurs mois — voir la chirurgie après une grande perte de poids :
- Abdominoplastie : c'est l'examen qui pose l'indication ; la situation la plus typique est le tablier abdominal, un excès de peau qui retombe sur le bas-ventre et recouvre le pubis. 4 100 € dans ce cas ; arrêt de travail de 3 semaines ;
- Bodylift et lifting des fesses : les conditions de prise en charge, lorsqu'elles existent, sont précisées en consultation. 5 500 € et 4 500 € dans ce cas ;
- Lifting des bras et lifting des cuisses : lorsque les lésions sont des séquelles d'obésité après un amaigrissement important, elles peuvent, sous certaines conditions, bénéficier d'une participation de l'Assurance maladie ; pour les cuisses, la demande passe par une entente préalable. 3 400 € et 3 800 € dans ce cas ;
- Liposuccion : non prise en charge ; une plastie abdominale imposée par un excès de peau peut l'être, selon l'indication médicale.
CHIRURGIE DERMATOLOGIQUE
L'exérèse d'une lésion de la peau est un acte thérapeutique, conventionné : l'Assurance maladie le prend en charge sur la base de son tarif conventionnel. Le devis porte la mention « Dépassement 350 € sur la base de la prise en charge » — voir tarifs et remboursement de la chirurgie dermatologique :
- Kyste sébacé, lipome, grain de beauté : dépassement 350 € ; un retrait demandé pour un motif purement esthétique, sans gêne ni doute sur sa nature, peut ne pas relever d'une prise en charge ;
- Carcinome basocellulaire, carcinome épidermoïde et mélanome : même tarif ; le mélanome relève par ailleurs des affections de longue durée (ALD n° 30) ;
- Reconstruction après exérèse, par lambeau ou greffe de peau : chirurgie réparatrice, prise en charge au même titre que l'exérèse. 500 € ;
- Reprise de cicatrice : prise en charge lorsqu'elle est justifiée par une gêne ou une séquelle. 500 € ; injection de corticoïdes pour une cicatrice chéloïde : 200 €.
CHIRURGIE INTIME
- Nymphoplastie (réduction des petites lèvres) : les altérations physiques et la souffrance psychique induite peuvent justifier la prise en charge par l'Assurance maladie dans les cas les plus importants. 1 900 € dans ce cas ; associée à un lipofilling des grandes lèvres, la procédure combinée n'est pas prise en charge ;
- Pénoplastie et lifting testiculaire : non pris en charge.
CE QUI N'EST PAS PRIS EN CHARGE
Une intervention réalisée pour un motif esthétique n'est pas prise en charge par l'Assurance maladie, et les jours d'indisponibilité qui la suivent ne donnent pas lieu à un arrêt de travail indemnisé. Notamment :
- du lifting cervico-facial (G-Lift), du lifting du cou par radiofréquence Quantum, du lipofilling du visage, de la bichectomie, du lifting temporal et du lifting des sourcils ;
- de l'augmentation mammaire par prothèses ou par lipofilling, du lifting des seins, avec ou sans implants, et de la cure de mamelons invaginés ;
- de la liposuccion et du BBL (Brazilian Butt Lift) ;
- des injections — toxine botulique, acide hyaluronique, Radiesse —, actes de médecine esthétique sans prise en charge par l'Assurance maladie ni, en règle générale, par les mutuelles.
LES DÉMARCHES, ÉTAPE PAR ÉTAPE
- Consultation et examen : le Dr David Ganon vous indique si les conditions de prise en charge sont réunies. Première consultation 100 €, consultations de suivi non facturées ;
- Examens : champ visuel et photographies pour les paupières, mammographie et échographie avant une chirurgie des seins (systématiques au-delà de trente ans) ;
- Demande d'accord préalable, lorsqu'elle est requise : adressée à la caisse avant l'intervention, qui dispose de quinze jours pour répondre, l'absence de réponse valant accord. La décision appartient au médecin-conseil de la caisse : aucun chirurgien ne peut la garantir à l'avance ;
- Devis détaillé : il précise l'acte, la prise en charge et le dépassement d'honoraires, et peut être adressé à votre complémentaire santé ; en chirurgie esthétique, un délai de réflexion d'au moins quinze jours sépare sa remise de l'intervention ;
- Arrêt de travail : pour une intervention prise en charge, le chirurgien peut remettre un arrêt de travail, d'une durée adaptée à l'intervention et à l'activité.
QUI OPÈRE, OÙ
Le chirurgien. Les interventions sont réalisées par le Dr David Ganon, chirurgien plasticien, spécialiste qualifié en chirurgie plastique, reconstructrice et esthétique (Ordre des médecins de Paris, n° 75/92735), ancien interne et chef de clinique des Hôpitaux de Paris, praticien attaché à l'hôpital Saint-Louis, membre de la SOFCEP et du SNCPRE.
Le lieu. Les interventions prises en charge par la Sécurité sociale ont lieu à la Clinique Monceau (Paris 17e), les interventions esthétiques à la Clinique Alphand (Paris 16e) ; la chirurgie dermatologique sous anesthésie locale se fait au cabinet, 10 rue Quentin Bauchart, Paris 8e. Les consultations ont lieu au cabinet de Paris 8e et, le vendredi, à Saint-Maur-des-Fossés (blépharoplastie et tumeurs cutanées : à Paris uniquement).
Ses publications. Ses publications scientifiques sont présentées sur une page dédiée.
POUR ALLER PLUS LOIN
Voir aussi : réduction mammaire : prise en charge et remboursement, blépharoplastie et Assurance maladie, reconstruction mammaire : droits, délais et reste à charge et tarifs et remboursement de la chirurgie dermatologique. Tous les tarifs figurent sur la page devis et tarifs.
À lire aussi : le déroulement de la première consultation et votre parcours, de la première consultation au suivi. Vous pouvez prendre rendez-vous en ligne, à Paris 8e ou à Saint-Maur-des-Fossés, ou appeler le 07 83 79 83 71.
Consulter le Dr David Ganon
Consultations à Paris 8e, 10 rue Quentin Bauchart (mardi et mercredi), et à Saint-Maur-des-Fossés, 54 avenue Beaurepaire (vendredi). Première consultation : 100 € ; les consultations de suivi ne sont pas facturées. Téléconsultation possible.
Réserver directement : Paris 8e · Saint-Maur-des-Fossés
Pour toute intervention de chirurgie esthétique, un devis détaillé vous est remis en consultation, puis un délai de réflexion d’au moins 15 jours est respecté avant l’intervention.
Photos avant / après : Principales interventions
QUESTIONS FRÉQUENTES SUR LA PRISE EN CHARGE PAR LA SÉCURITÉ SOCIALE :
La chirurgie esthétique est-elle remboursée par la Sécurité sociale ?
Non. Une intervention réalisée pour un motif esthétique n'est pas prise en charge par l'Assurance maladie, et la mutuelle n'intervient pas, en règle générale ; les jours d'indisponibilité qui la suivent ne donnent pas lieu à un arrêt de travail indemnisé. L'Assurance maladie ne distingue pas les interventions selon leur nom, mais selon leur finalité : le même geste peut être pris en charge lorsqu'il corrige une gêne fonctionnelle démontrée, une malformation ou une séquelle, ou lorsqu'il retire une tumeur. Les conditions propres à chaque intervention sont précisées en consultation, après l'examen.
Quelles opérations sont prises en charge par la Sécurité sociale ?
Selon l'indication médicale : la réduction mammaire (au moins 300 grammes de glande retirés sur au moins un sein), la reconstruction mammaire après un cancer du sein, la mastectomie préventive, les seins tubéreux et l'asymétrie mammaire importante, la gynécomastie, la blépharoplastie supérieure lorsque l'excès de peau ampute le champ visuel, l'otoplastie en cas de souffrance psychologique importante, le lobe d'oreille fendu, la chirurgie après une grande perte de poids (abdominoplastie, bodylift, lifting des bras, des cuisses ou des fesses), le retrait d'un kyste, d'un lipome, d'un grain de beauté ou d'une tumeur cutanée, la reprise de cicatrice et la nymphoplastie dans les cas les plus importants.
Qu'est-ce que la demande d'entente préalable ?
Aussi appelée demande d'accord préalable, elle est établie avant l'intervention et adressée à la caisse d'assurance maladie. Celle-ci dispose de quinze jours à compter de la réception pour répondre, délai porté à vingt et un jours au maximum lorsque le dossier demande une analyse plus poussée ; l'absence de réponse dans ce délai vaut accord. En cas de refus, la décision est notifiée par écrit et motivée, avec les voies de recours. La décision appartient au médecin-conseil de la caisse : aucun chirurgien ne peut la garantir à l'avance. Elle concerne par exemple la blépharoplastie, l'agénésie mammaire, les seins tubéreux ou le lifting des cuisses.
Un chirurgien en secteur 2 est-il remboursé par la Sécurité sociale ?
Oui, lorsque l'intervention est prise en charge : l'Assurance maladie rembourse alors la part conventionnelle de l'acte, calculée sur sa base de remboursement et non sur les honoraires réellement pratiqués. Le Dr David Ganon est conventionné en secteur 2, à honoraires libres : ses honoraires comportent un dépassement, qui n'est pas remboursé par l'Assurance maladie, y compris en affection de longue durée, et qui figure intégralement sur le devis remis en consultation. Votre complémentaire santé peut en prendre une partie en charge, selon votre contrat.
Que rembourse la mutuelle ?
Pour une intervention prise en charge par l'Assurance maladie, votre complémentaire santé peut rembourser le dépassement d'honoraires, en tout ou partie, selon les garanties de votre contrat ; certains contrats ne couvrent pas les dépassements d'honoraires. Le plus simple est de lui adresser le devis détaillé avant l'intervention, afin de connaître le montant qui restera à votre charge. Pour une intervention esthétique, la mutuelle n'intervient pas : elle n'intervient en règle générale qu'en complément d'une prise en charge par l'Assurance maladie.
L'opération des paupières est-elle remboursée ?
Uniquement lorsqu'elle corrige une gêne fonctionnelle démontrée : un excès de peau de la paupière supérieure qui ampute le champ visuel, ou un ptôsis, après accord préalable de la caisse. Le dossier repose sur un champ visuel réalisé par un ophtalmologiste, des photographies et l'examen clinique. La prise en charge se calcule sur une base de 188,10 € ; les frais d'anesthésie et de clinique sont alors pris en charge, et le dépassement d'honoraires reste à votre charge ou à celle de votre mutuelle. Les paupières inférieures, dont la demande est presque toujours liée aux poches, ne sont qu'exceptionnellement prises en charge.
La réduction mammaire est-elle remboursée ?
Elle peut l'être : les conditions de prise en charge par l'Assurance maladie supposent le retrait d'au moins 300 grammes de glande mammaire sur au moins un sein. En deçà, la réduction relève de la chirurgie esthétique. Au cabinet du Dr David Ganon, le tarif applicable lorsque l'intervention peut être prise en charge est de 3 500 €, honoraires du chirurgien, frais de clinique et honoraires de l'anesthésiste compris ; le dépassement d'honoraires reste à votre charge ou à celle de votre complémentaire santé. Un arrêt de travail de 21 jours est à prévoir.
Le retrait d'un kyste, d'un lipome ou d'un grain de beauté est-il remboursé ?
Oui, lorsqu'il s'agit d'un acte thérapeutique : l'exérèse d'une tumeur cutanée est un acte conventionné, remboursé par l'Assurance maladie sur la base de son tarif conventionnel, tout comme la reconstruction par greffe ou lambeau lorsqu'elle est nécessaire. Le Dr David Ganon exerçant en secteur 2, le tarif est le suivant : « Dépassement 350 € sur la base de la prise en charge », que votre mutuelle peut rembourser en partie ou en totalité selon votre contrat. Le retrait d'une lésion bénigne demandé pour un motif purement esthétique peut ne pas relever d'une prise en charge.
L'abdominoplastie après une perte de poids est-elle remboursée ?
Elle peut l'être, selon l'indication médicale, et c'est l'examen qui la pose : la situation la plus typique est le tablier abdominal, un excès de peau qui retombe sur le bas-ventre et recouvre le pubis. Le tarif est alors de 4 100 € au lieu de 5 600 €, et un arrêt de travail de 3 semaines est à prévoir. Le lifting des bras et le lifting des cuisses peuvent aussi être pris en charge, sous certaines conditions, en tant que séquelles d'obésité après un amaigrissement important ; pour les cuisses, la demande passe par une entente préalable.