Main tenant un implant mammaire en gel de silicone, l'une des techniques de reconstruction du sein

Reconstruction mammaire après un cancer du sein

Rédigé et relu par le Dr David Ganon, chirurgien plasticien à Paris 8e, ancien chef de clinique des hôpitaux de Paris.

Mis à jour le 8 octobre 2026

En bref : après une mastectomie, le sein peut être reconstruit par prothèse, par greffe de votre propre graisse ou par lambeau de grand dorsal, ces techniques pouvant se combiner. La reconstruction peut être immédiate ou différée, sans délai maximal. Elle relève de votre choix et, après un cancer du sein, elle est prise en charge par l'Assurance maladie.

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UNE DÉCISION QUI VOUS APPARTIENT

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Après un cancer du sein, la reconstruction mammaire relève de votre choix. Si vous optez pour elle, l'Assurance maladie la prend en charge, qu'elle soit réalisée dans le même temps que la mastectomie ou plus tard.

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Rien n'impose de décider tout de suite : aucun délai maximal n'est opposé, et une reconstruction différée reste prise en charge, même plusieurs années après la mastectomie. Le plus important est que vous soyez disponible, mentalement et physiquement, pour cette reconstruction.

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Le projet est élaboré conjointement avec le Dr David Ganon. Le choix de la technique dépend de la qualité de la peau, des traitements reçus, de votre morphologie et de votre préférence. L'appropriation du sein reconstruit peut demander du temps, et l'entourage médical et familial y tient une place importante.

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IMMÉDIATE OU DIFFÉRÉE ?

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Réalisée dans le même temps que la mastectomie, la reconstruction immédiate réunit souvent des conditions favorables au résultat. Elle peut aussi être réalisée à distance des traitements complémentaires : on parle alors de reconstruction différée, ou secondaire, situation la plus fréquente pour un lambeau de grand dorsal.

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La radiothérapie pèse sur ce calendrier comme sur le choix de la technique. Une peau irradiée se prête rarement à l'expansion par une prothèse temporaire ; après une tumorectomie suivie de radiothérapie, une greffe de graisse ne peut avoir lieu qu'au minimum deux ans après la fin du traitement.

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Avant toute reconstruction, un bilan d'imagerie datant de moins d'un an — écho-mammographie, voire IRM — est nécessaire, et il est logique d'opérer lorsque le poids est stable depuis plusieurs mois. La reconstruction ne modifie en rien la surveillance carcinologique.

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En cas de mutation génétique exposant à un risque élevé de cancer du sein, une mastectomie préventive peut être associée à une reconstruction immédiate.

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LA RECONSTRUCTION PAR PROTHÈSE

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Lorsque la qualité de la peau et du muscle pectoral le permet, la reconstruction par prothèse est le mode de reconstruction le plus simple : un implant, rempli le plus souvent de gel de silicone, est placé en arrière du muscle pectoral, qui le recouvre pour un relief plus naturel.

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Si la peau manque, une prothèse temporaire, l'expandeur, est d'abord mise en place puis gonflée chaque semaine en consultation ; elle est remplacée par l'implant définitif après trois à quatre mois. Ce procédé est rarement possible après une radiothérapie.

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L'intervention dure de 45 minutes à une heure, sous anesthésie générale, avec une nuit à la clinique ; elle passe par la cicatrice de mastectomie ou par une incision dans le sillon situé sous le sein. Elle restaure d'emblée un volume permettant de s'habiller normalement ; le résultat s'apprécie après deux à trois mois.

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LA RECONSTRUCTION PAR VOTRE PROPRE GRAISSE

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La greffe adipeuse transfère votre propre graisse, prélevée par lipoaspiration sur le ventre, les hanches ou les cuisses, vers le sein. C'est une véritable greffe, dont une partie se résorbe : après une mastectomie, plusieurs séances sont le plus souvent nécessaires, espacées d'au moins trois mois, au nombre de huit au maximum.

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Chaque séance se déroule sous anesthésie générale, habituellement en ambulatoire. Au-delà du volume, elle peut améliorer la souplesse d'une peau irradiée. Elle suppose des réserves de graisse suffisantes et un poids stable.

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Une précaution s'impose : en présence d'une tumeur maligne, la greffe adipeuse stimulerait son pouvoir d'expansion et serait donc contre-indiquée, d'où un bilan d'imagerie systématique avant l'intervention.

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LE LAMBEAU DE GRAND DORSAL

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Le lambeau de grand dorsal transfère vers le thorax de la peau du dos, le muscle grand dorsal et la graisse attenante. Il est très utile lorsque la peau du thorax est insuffisante ou fragilisée par la radiothérapie, ou en cas de séquelles cutanées de ce traitement ; une prothèse peut compléter le volume chez une patiente mince.

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Le muscle grand dorsal n'est pas indispensable aux gestes de la vie courante. La cicatrice du dos, le plus souvent horizontale, se dissimule sous la bretelle du soutien-gorge. L'intervention dure deux à trois heures et comporte deux à cinq nuits d'hospitalisation ; la convalescence est d'au moins six semaines.

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L'ARÉOLE, LE MAMELON ET L'AUTRE SEIN

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La reconstruction du volume n'est qu'un des temps de la reconstruction complète. Selon vos souhaits, l'aréole et le mamelon sont reconstruits ensuite, une fois le volume du sein stabilisé, par chirurgie ou par tatouage médical de l'aréole, la dermopigmentation.

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Une intervention sur l'autre sein peut être proposée pour améliorer la symétrie : selon les cas, il est remonté, comme lors d'un lifting des seins, ou réduit, comme lors d'une réduction mammaire.

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Un sein reconstruit n'est jamais identique à l'autre : une différence de volume, de forme ou de sensibilité persiste toujours, si petite soit-elle. Le Dr David Ganon a consacré à la reconstruction de l'aréole et du mamelon un article paru en 2024 dans La Lettre du Sénologue, présenté parmi ses publications scientifiques.

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PRISE EN CHARGE ET TARIFS

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Après un cancer du sein, la reconstruction est prise en charge par l'Assurance maladie, symétrisation de l'autre sein et reconstruction de l'aréole et du mamelon comprises. Au titre de l'affection de longue durée, elle l'est à 100 %, dans la limite des bases de remboursement.

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Le Dr David Ganon exerce en secteur 2 : le dépassement d'honoraires n'est pas remboursé par l'Assurance maladie, y compris en affection de longue durée, mais votre complémentaire santé peut en prendre une partie en charge, selon votre contrat. Il figure intégralement sur le devis remis en consultation.

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Au cabinet, les tarifs sont les suivants :

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• Reconstruction mammaire par prothèse : 1 600 € ;

• Reconstruction mammaire par lipofilling : 2 875 € ;

• Reconstruction du sein par grand dorsal : 2 500 € ;

• Mastectomie préventive : 3 500 €.

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Chacun de ces montants correspond au tarif applicable lorsque l'intervention peut être prise en charge par l'Assurance maladie, selon l'indication médicale. Les droits, les délais et le reste à charge sont détaillés sur la page reconstruction mammaire et prise en charge.

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POUR ALLER PLUS LOIN

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Chaque technique est détaillée sur sa fiche : la reconstruction mammaire par prothèse, la reconstruction mammaire par greffe adipeuse et la reconstruction du sein par grand dorsal. La situation des femmes porteuses d'une mutation génétique est présentée dans la page consacrée à la mastectomie préventive.

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Le déroulement d'une première consultation est décrit sur une page dédiée. Pour un rendez-vous à Paris 8e ou à Saint-Maur-des-Fossés, vous pouvez prendre rendez-vous en ligne ou appeler le 07 83 79 83 71.

Consulter le Dr David Ganon

Consultations à Paris 8e, 10 rue Quentin Bauchart (mardi et mercredi), et à Saint-Maur-des-Fossés, 54 avenue Beaurepaire (vendredi). Première consultation : 100 € ; les consultations de suivi ne sont pas facturées. Téléconsultation possible.

Réserver directement : Paris 8e · Saint-Maur-des-Fossés

Avant / après

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QUESTIONS FRÉQUENTES SUR LA RECONSTRUCTION MAMMAIRE :

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Reconstruction immédiate ou différée : quelle différence ?

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La reconstruction immédiate est réalisée dans le même temps que la mastectomie et réunit souvent des conditions favorables au résultat. La reconstruction différée a lieu plus tard, à distance des traitements complémentaires ; aucun délai maximal n'est opposé, et elle reste prise en charge.

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Peut-on poser une prothèse après une mastectomie ?

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Oui, lorsque la qualité de la peau et du muscle pectoral le permet : l'implant est placé en arrière du muscle pectoral. Si la peau manque, une prothèse temporaire, gonflée chaque semaine, en augmente d'abord la surface pendant trois à quatre mois. Ce procédé est rarement possible après une radiothérapie.

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Peut-on reconstruire le sein après une radiothérapie ?

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Oui, mais la radiothérapie oriente le choix de la technique. Une peau irradiée se prête rarement à l'expansion par prothèse ; un lambeau de grand dorsal apporte alors une peau nouvelle, et la greffe de graisse peut améliorer la souplesse des tissus. Après une tumorectomie suivie de radiothérapie, une greffe de graisse n'a lieu qu'au minimum deux ans après la fin du traitement.

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Peut-on reconstruire le sein avec sa propre graisse ?

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Oui. La greffe adipeuse transfère votre graisse, prélevée sur le ventre, les hanches ou les cuisses, vers le sein. Une partie se résorbe : après une mastectomie, plusieurs séances espacées d'au moins trois mois sont le plus souvent nécessaires. Elle suppose des réserves de graisse suffisantes et un poids stable.

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Peut-on reconstruire l'aréole et le mamelon ?

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Oui, si vous le souhaitez. Cette étape intervient le plus souvent après la reconstruction du volume, une fois le sein stabilisé ; elle peut être chirurgicale ou réalisée par tatouage médical de l'aréole, la dermopigmentation. Elle fait partie de la reconstruction prise en charge.

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Faut-il opérer l'autre sein ?

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Pas obligatoirement. Une intervention sur l'autre sein peut être proposée pour améliorer la symétrie : selon les cas, il est réduit ou remonté. Elle fait partie de la reconstruction prise en charge par l'Assurance maladie.

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Peut-on ne pas faire de reconstruction après une mastectomie ?

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Oui. Après un cancer du sein, la reconstruction relève de votre choix. Vous pouvez aussi l'envisager plus tard : aucun délai maximal n'est opposé, et une reconstruction différée reste prise en charge. Le Dr David Ganon en discute avec vous, afin de respecter votre ressenti.

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La reconstruction mammaire est-elle remboursée ?

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Oui. Après un cancer du sein, elle est prise en charge par l'Assurance maladie, à 100 % de ses bases de remboursement au titre de l'affection de longue durée. Le Dr David Ganon exerçant en secteur 2, le dépassement d'honoraires n'est pas remboursé par l'Assurance maladie ; il figure sur le devis et peut être couvert en partie par votre complémentaire santé.

Tarifs

Reconstruction mammaire par prothèse
1600
Reconstruction mammaire par lipofilling
2875
Reconstruction du sein par Grand Dorsal
2500
Mastectomie préventive
3500