
Abdominoplastie (plastie abdominale)
Rédigé et relu par le Dr David Ganon, chirurgien plasticien à Paris 8e, ancien chef de clinique des hôpitaux de Paris.
Mis à jour le 15 octobre 2026
CHIRURGIE DE LA PAROI ABDOMINALE
Les disgrâces qui affectent le ventre (la paroi abdominale) sont particulièrement mal ressenties et mal vécues. Elles sont le résultat de grossesses, de variations de poids importantes, ou de l’effet du temps sur la peau. Elles combinent trois problématiques répondant chacune à des procédures distinctes pouvant être combinées en une seule et même intervention. Il convient de bien analyser la silhouette afin de proposer la solution chirurgicale optimale.
L’apparition d’un tablier abdominal, un excès de peau recouvrant le pubis, peut être gênant esthétiquement mais également sur le plan fonctionnel, notamment pour l’habillement, la pratique sportive, ou la vie intime. La correction de cet excès de peau, première plainte des patient(e)s, entraîne la création d’une cicatrice horizontale au-dessus du pubis.
L’écart entre les muscles abdominaux (ou diastasis des grands droits de l’abdomen) entraîne une saillie des organes et de la graisse viscérale responsable d’un ventre rond, pratiquement impossible à modifier par les seules mesures alimentaires et sportives. Il doit bénéficier d’un resserrage chirurgical ou cure de diastasis, visant à réunir sur la ligne médiane (la ligne verticale passant par le milieu de l’abdomen) par une suture, les muscles abdominaux pour aplanir le ventre et tonifier la paroi musculaire.
La surcharge adipeuse, notamment au niveau des flancs (« poignées d’amour ») ou au-dessus du nombril, peut bénéficier d’un geste de lipoaspiration (liposuccion) pour améliorer le résultat en affinant la silhouette.
Chacune de ces composantes définissent ainsi la technique chirurgicale de la plastie abdominale qui est la plus adaptée à votre silhouette. Le Dr David Ganon vous informera ainsi des gestes de correction nécessaires. Il s’agit d’une intervention conséquente en chirurgie plastique, qui a pleinement bénéficié de nombreuses améliorations techniques ces dernières années : allègement des procédés anesthésiques, techniques dites « à haute tension supérieure », méthodes de capitonnage, perfectionnement des pratiques de sutures, avec en outre le progrès des pansements et des gaines compressives. Ce savoir-faire a permis de réduire significativement les risques, d'alléger les suites opératoires, d’améliorer les résultats avec des cicatrices toujours plus discrètes, ouvrant ainsi les indications à des cas plus légers qui, autrefois, auraient pu être récusés (mini-plastie abdominale). La reprise des activités professionnelles et sportives le plus précocement possible, sera toujours privilégiée, à condition d’obtenir une cicatrisation satisfaisante.
Il est tout à fait possible de combiner cette chirurgie avec l'injection de graisse (récupérée par lipoaspiration) au sein d'une autre zone afin d'apporter du volume (poitrine, fesses) ou améliorer la qualité de la peau (visage).
En cas de laxité importante sur la peau postérieure, en bas du dos, cette intervention peut voir se prolonger la cicatrice par un lifting de fesses, devenant alors circulaire (bodylift).
Si elles existent, les conditions de prise en charge par l'Assurance Maladie vous seront précisées par le Dr David Ganon. La liste des interventions prises en charge par la Sécurité sociale est détaillée sur la page chirurgie prise en charge par la Sécurité sociale.
OBJECTIFS DE LA PLASTIE ABDOMINALE (TABLIER ABDOMINAL)
Le but d'une telle intervention est d'enlever la peau la plus abîmée (distendue, cicatricielle ou vergeturée) et de retendre la peau saine. On peut y associer dans le même temps le traitement d'une surcharge graisseuse localisée par lipoaspiration et le traitement d’un écart des muscles abdominaux sous-jacents (diastasis).
Chaque fois qu'il existe une surcharge pondérale, celle-ci devra être corrigée au mieux (partiellement ou totalement) avant le geste chirurgical (notion de contrat de poids). Les conditions de l'intervention en seront meilleures aussi bien en ce qui concerne la sécurité que la qualité des résultats, surtout si le poids est maintenu durant les trois mois précédant l’intervention.
L'abdominoplastie la plus habituellement réalisée consiste à pratiquer l'ablation d'un large fuseau de peau, correspondant à tout ou partie de la région située entre le nombril et le pubis, selon un dessin adapté aux lésions. La cicatrice passe ainsi au ras des poils pubiens et remonte plus ou moins loin dans les plis de l'aine, et est accompagnée d’une cicatrice circulaire autour du nombril. Sa longueur est en grande partie prévisible avant l'intervention et le (la) patient(e) en sera très clairement prévenu(e) car il s’agit d’une marque indélébile, comme toute cicatrice.

Dans certains cas où la peau au-dessus de l’ombilic est de bonne qualité (tendue, sans relâchement) la plastie abdominale ne s’intéresse qu’à la peau située sous l’ombilic, et permet d’éviter la cicatrice autour du nombril, avec en général, une cicatrice horizontale au-dessus du pubis peu étendue (mini-plastie abdominale). Il s’agit surtout de relâchement cutané très modéré, qui ne recouvre pas complètement le pubis. Les suites n’en sont que plus courtes en termes de cicatrisation et de retour aux activités normales de la vie.
AVANT UNE PLASTIE ABDOMINALE
Un interrogatoire suivi d'un examen attentif aura été réalisé par le Dr David Ganon qui prendra en compte tous les paramètres qui font de chaque patient(e) un cas particulier (taille, poids, grossesses, morphologie abdominale, qualité de la peau, importance de la composante graisseuse, musculature...).
Un bilan sanguin préopératoire sera réalisé conformément aux prescriptions. Le médecin anesthésiste sera vu en consultation, au plus tard 48 heures avant l'intervention. Un bilan radiologique par scanner peut-être prescrit pour étudier la paroi musculaire abdominale (en général si suspicion de hernie).
Aucun médicament contenant de l'aspirine, ou anti-inflammatoire ou anti-coagulant ne devra être pris dans les cinq jours précédant l'opération. Il faudra rester à jeun (ne rien manger ni boire) six heures avant l'intervention.
TYPE D'ANESTHÉSIE
Il s'agit d'une anesthésie générale classique, durant laquelle vous dormez complètement.
MODALITÉS D'HOSPITALISATION
L'intervention justifie habituellement une hospitalisation d’une nuit à la clinique en postopératoire avec sortie à domicile le lendemain de l’intervention (hormis mini-plastie abdominale réalisée en ambulatoire).
DÉROULEMENT DE L'INTERVENTION
Chaque silhouette est différente et justifie d’une technique propre que le Dr David Ganon vous expliquera avant l’intervention. Les principes communs comprennent cependant :
- le tracé des incisions, qui correspond à celui des futures cicatrices : la cicatrice sera d'autant plus longue que la quantité de tissu à retirer est importante,
- la graisse en excès peut être extraite par lipoaspiration et les muscles distendus sont remis en tension,
- la peau restante (au dessus du nombril) est redrapée vers le bas et peut bénéficier d'un «capitonnage» visant à la refixer sur la paroi musculaire sous-jacente, améliorant ainsi la remise en tension (en particulier de la portion haute) et permettant de limiter le risque d'épanchement (cf infra).

En fin d'intervention, un pansement modelant est confectionné, associé à la mise en place d'une gaine de contention.
L'intervention dure ainsi 1 à 2 heures.
SUITES OPÉRATOIRES ET CONVALESCENCE
Une consultation toutes les 1 à 2 semaines aura lieu au cabinet de votre chirurgien durant les 2 premiers mois postopératoires.
Il faut prévoir des pansements pendant 2 à 3 semaines après l'intervention. Le port d'une gaine de soutien est conseillé pendant 6 semaines, jour et nuit.
Les douleurs sont variables mais en règle générale, supportables avec un traitement adapté, essentiellement à type de tension et de courbatures des abdominaux, avec gêne à l'inspiration profonde.
Il faut prévoir un arrêt de travail de 3 semaines.
La pratique d'une activité sportive pourra être reprise progressivement à 6 semaines à condition d’avoir obtenu une cicatrisation satisfaisante, de même pour la baignade.
La cicatrice est souvent rosée pendant les 2 à 3 premiers mois, puis elle s'estompe, en règle générale après le 3ème mois et ce progressivement pendant 1 à 3 ans. Elle ne devra pas être exposée au soleil ni aux U.V. avant 12 mois (crème solaire ou maillot de bain anti-UV
conseillés).
LE RÉSULTAT DE LA PLASTIE ABDOMINALE
Il ne peut être jugé qu'à partir d'un an après l'intervention, notamment par la lente disparition de l’oedème et le blanchiment de la cicatrice. Il convient ainsi de réaliser au minimum une consultation tous les 3 mois la première année une fois la cicatrisation obtenue (arrêt des soins de pansements infirmiers).
En ce qui concerne la cicatrice, son positionnement optimal permet en général de la dissimuler aisément dans des sous-vêtements ou maillots classiques. Il faut savoir que, si elle s'estompe bien en général avec le temps, elle ne saurait disparaître complètement. À cet égard, il ne faut pas oublier que, malgré le respect des bonnes pratiques chirurgicales de suture, la cicatrisation est un processus individuel, dépendant des seules caractéristiques génétiques des patient(e)s et ne saurait éviter dans certains cas l’évolution vers des cicatrices pathologiques malgré une technique chirurgicale parfaite (cf infra).
Au-delà de l'amélioration esthétique qui est souvent appréciable en terme de silhouette, les plasties abdominales apportent en règle générale une amélioration très nette en termes de confort.
De plus, cette amélioration fonctionnelle et le mieux-être psychologique obtenus aident dans l'ajustement de l’équilibre pondéral.
Le but de cette chirurgie est donc d'apporter une amélioration et non pas d'atteindre la perfection. Si vos souhaits sont réalistes, le résultat obtenu devrait vous donner satisfaction.
LES IMPERFECTIONS
Le plus souvent, une plastie abdominale correctement indiquée et réalisée rend un réel service aux patient(e)s, avec l'obtention d’un résultat satisfaisant et conforme à ce qui était attendu.
Cependant, il n'est pas rare que des imperfections localisées soient observées, sans qu'elles constituent de réelles complications :
- la cicatrice est parfois un peu trop visible, adhérente, voire asymétrique ou ascensionnée. Cette cicatrice peut, dans certains cas, devenir élargie, épaisse, voire chéloïde,
- l’ombilic peut être imparfaitement extériorisé et avoir perdu un peu de son naturel,
- des petits excès cutanés latéraux sont parfois constatés,
- quelques irrégularités dues à la lipoaspiration peuvent persister,
- enfin, en cas de tension excessive au niveau des berges de la suture, une ascension des poils pubiens peut être observée.
Toutes ces imperfections sont en règle générale accessibles à un traitement complémentaire ou « retouche » chirurgicale, le plus souvent sous anesthésie locale en ambulatoire, passés 6 mois.
LES RISQUES ET COMPLICATIONS
Une plastie abdominale, bien que réalisée pour des motivations en partie esthétiques, n'en reste pas moins une véritable intervention chirurgicale, ce qui implique des risques inhérents à tout acte médical, aussi léger soit-il. Cet acte reste notamment soumis aux aléas thérapeutiques qui ne sont jamais entièrement prévisibles.
Il faut distinguer les complications liées à l'anesthésie de celles liées au geste chirurgical :
- En ce qui concerne l'anesthésie, lors de la consultation préopératoire obligatoire, le médecin anesthésiste informera lui-même le/la patient(e) des risques. Il faut savoir que l'anesthésie, quelle qu'elle soit, induit dans l'organisme des réactions parfois imprévisibles. Toutefois, en ayant recours à un anesthésiste-réanimateur compétent, exerçant dans un contexte réellement chirurgical, les risques encourus sont devenus statistiquement très faibles. Il faut en effet garder à l'esprit que les techniques, les produits anesthésiques et les méthodes de surveillance ont fait d'immenses progrès ces trente dernières années, offrant des conditions de sécurité rigoureuses, surtout quand l'intervention est réalisée en dehors de l'urgence et chez une personne en bonne santé,
- En ce qui concerne le geste chirurgical : en choisissant un Chirurgien Plasticien qualifié et compétent, formé à ce type d'intervention, comme le Dr David Ganon, vous limitez au maximum ces risques, sans toutefois les supprimer complètement. En effet, des complications peuvent survenir au décours d'une plastie abdominale :
- Les accidents thrombo-emboliques (phlébite, embolie pulmonaire), bien que globalement assez rares, des mesures préventives rigoureuses doivent en minimiser l'incidence : port de bas anti-thrombose, lever précoce. Un traitement anticoagulant vous sera également prescrit durant 2 semaines en postopératoire,
- hématome, en fait assez rare, peut justifier une évacuation afin d'éviter une altération secondaire de la qualité esthétique du résultat,
- infection, en règle générale résolutive par drainage réalisé en consultation et traitement antibiotique,
- épanchement liquidien dont la compression et le repos en constituent les meilleures préventions. Un tel épanchement doit parfois être ponctionné, sans séquelle particulière,
- retards de cicatrisation qui allongent les suites opératoires,
- nécrose cutanée, rare et en règle limitée et localisée. Elles sont beaucoup plus fréquentes chez les fumeurs(ses), surtout si l'arrêt du tabac n'a pas été strictement respecté. Leur prévention repose sur une indication bien posée et sur la réalisation d'un geste technique adapté et prudent, évitant toute tension excessive au niveau des sutures,
- altérations de la sensibilité de la paroi, notamment une diminution de la sensibilité prédominant dans la région sous-ombilicale : la sensibilité normale réapparaît le plus souvent dans un délai de 3 à 12 mois,
- rarissimes perforations digestives, liées à des gestes de lipoaspiration.
La chirurgie plastique et esthétique de la paroi abdominale a fait des progrès déterminants qui permettent aujourd'hui, dans un bon nombre de cas, de proposer une technique et une stratégie thérapeutique adaptées et de résoudre ainsi, soit par une simple lipoaspiration, soit par une mini-plastie abdominale (plastie abdominale localisée), ou par une intervention plus importante (plastie abdominale étendue), les principaux problèmes esthétiques dus à l’évolution de la silhouette au cours de la vie.
Au total, il ne faut pas surévaluer les risques, mais simplement prendre conscience qu'une intervention chirurgicale, même d’apparence simple, comporte toujours une part d'aléas.
Le recours à un chirurgien plasticien qualifié, et formé spécifiquement à cette intervention, comme le Dr David Ganon, permet de bénéficier de la formation et de la compétence nécessaires pour limiter ces complications et les prendre en charge dans le cas de leur survenue.
LA QUESTION DU TABAC
Les données scientifiques sont unanimes quant aux effets néfastes de la consommation tabagique dans les semaines entourant une intervention chirurgicale. Ces effets sont multiples et peuvent entraîner des complications cicatricielles majeures, des échecs de la chirurgie et favoriser l'infection. Le tabac peut être aussi responsable de complications respiratoires ou cardiaques durant l'anesthésie.
Dans cette optique, un arrêt complet du tabac est demandé au moins 6 semaines avant l'intervention et jusqu'à 6 semaines après. La cigarette électronique doit être considérée de la même manière.
Si vous fumez, parlez-en à votre chirurgien et à votre anesthésiste. Une prescription de substituts nicotiniques pourra ainsi vous être proposée. Vous pouvez également obtenir de l'aide auprès de Tabac-Info-Service (3989) pour vous orienter vers un sevrage tabagique éventuellement avec un tabacologue.
QUI OPÈRE, OÙ
Le chirurgien. L'abdominoplastie (plastie abdominale) est réalisée par le Dr David Ganon, chirurgien plasticien, spécialiste qualifié en chirurgie plastique, reconstructrice et esthétique (Ordre des médecins de Paris, n° 75/92735), ancien interne et chef de clinique des Hôpitaux de Paris, praticien attaché à l'hôpital Saint-Louis, membre de la SOFCEP et du SNCPRE.
Le lieu. L'abdominoplastie se déroule sous anesthésie générale, avec habituellement une nuit d'hospitalisation, à la Clinique Monceau (Paris 17e) lorsque l'intervention est prise en charge par la Sécurité sociale, à la Clinique Alphand (Paris 16e) dans le cas contraire. Les consultations ont lieu au cabinet de Paris 8e, 10 rue Quentin Bauchart (métro George V), et à Saint-Maur-des-Fossés le vendredi.
Ses publications. Les publications scientifiques du Dr David Ganon sont listées sur le site.
POUR ALLER PLUS LOIN
Après un amaigrissement important, la plastie abdominale s'associe souvent à la brachioplastie et à la cruroplastie. Chez l'homme, l'excès thoracique relève du traitement de la gynécomastie.
Sur l'excès de peau qui recouvre le pubis et les solutions pour le corriger, voir tablier abdominal : quelle solution ?
Voir aussi : éviction sociale et arrêt de travail, intervention par intervention.
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Consultations à Paris 8e, 10 rue Quentin Bauchart (mardi et mercredi), et à Saint-Maur-des-Fossés, 54 avenue Beaurepaire (vendredi). Première consultation : 100 € ; les consultations de suivi ne sont pas facturées. Téléconsultation possible.
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Pour toute intervention de chirurgie esthétique, un devis détaillé vous est remis en consultation, puis un délai de réflexion d’au moins 15 jours est respecté avant l’intervention.
Photos avant / après : Abdominoplastie (plastie abdominale)
QUESTIONS FRÉQUENTES SUR LA PLASTIE ABDOMINALE :
Abdominoplastie et plastie abdominale : est-ce la même intervention ?
Oui. Les deux termes désignent la même intervention, dont le but est d’enlever la peau la plus abîmée (distendue, cicatricielle ou vergeturée) et de retendre la peau saine. On peut y associer dans le même temps le traitement d’une surcharge graisseuse localisée par lipoaspiration et celui d’un écart des muscles abdominaux sous-jacents (diastasis). Lorsque seule la peau située sous le nombril est concernée, on parle de mini-plastie abdominale, ou mini-abdominoplastie.
Dans quelles situations une plastie abdominale est-elle indiquée ?
Les disgrâces qui affectent la paroi abdominale sont le résultat de grossesses, de variations de poids importantes, ou de l’effet du temps sur la peau. Elles combinent trois problématiques répondant chacune à des procédures distinctes, pouvant être combinées en une seule et même intervention : un tablier abdominal, c’est-à-dire un excès de peau recouvrant le pubis ; un écart entre les muscles abdominaux ; et une surcharge adipeuse. Le tablier abdominal peut être gênant esthétiquement mais également sur le plan fonctionnel, notamment pour l’habillement, la pratique sportive ou la vie intime.
Qu’est-ce que le diastasis des grands droits ?
Il s’agit de l’écart entre les muscles abdominaux, qui entraîne une saillie des organes et de la graisse viscérale responsable d’un ventre rond, pratiquement impossible à modifier par les seules mesures alimentaires et sportives. Il doit bénéficier d’un resserrage chirurgical, ou cure de diastasis, visant à réunir les muscles abdominaux sur la ligne médiane par une suture, afin d’aplanir le ventre et de tonifier la paroi musculaire.
Une abdominoplastie est-elle possible après une grossesse ?
Oui. Les grossesses font partie, avec les variations de poids importantes et l’effet du temps sur la peau, des causes des disgrâces de la paroi abdominale. Celles-ci combinent trois problématiques : un excès de peau, pouvant former un tablier qui recouvre le pubis ; un écart des muscles abdominaux (diastasis des grands droits) ; une surcharge graisseuse localisée. Les gestes correspondants peuvent être combinés en une seule et même intervention, et vos grossesses font partie des paramètres pris en compte par le Dr David Ganon lors de l’examen.
Une abdominoplastie est-elle possible après une césarienne ?
Oui, à partir de six mois après la césarienne. L’incision de l’abdominoplastie passe le plus souvent dans la zone de la cicatrice de césarienne, qui est alors retirée dans le même temps.
Faut-il avoir atteint un poids stable avant l’intervention ?
Chaque fois qu’il existe une surcharge pondérale, celle-ci doit être corrigée au mieux, partiellement ou totalement, avant le geste chirurgical : c’est la notion de contrat de poids. Les conditions de l’intervention en seront meilleures, aussi bien en ce qui concerne la sécurité que la qualité des résultats, surtout si le poids est maintenu durant les trois mois précédant l’intervention.
Abdominoplastie ou liposuccion : comment choisir ?
Le choix dépend des composantes à corriger, analysées lors de l’examen. Une surcharge graisseuse localisée, par exemple au niveau des flancs (« poignées d’amour ») ou au-dessus du nombril, relève de la lipoaspiration, qui peut parfois suffire à elle seule. Lorsqu’il faut enlever une peau distendue, cicatricielle ou vergeturée, ou resserrer des muscles abdominaux écartés, c’est l’abdominoplastie qui est proposée ; la lipoaspiration peut alors y être associée pour affiner la silhouette.
Après une grande perte de poids, quelles interventions associer à l’abdominoplastie ?
Après un amaigrissement important, la plastie abdominale s’associe souvent à la brachioplastie, pour les bras, et à la cruroplastie, pour les cuisses. En cas de laxité importante de la peau en bas du dos, sa cicatrice peut se prolonger par un lifting des fesses et devenir circulaire : c’est le bodylift. Pour une vue d’ensemble, voir la page consacrée à la chirurgie après une grande perte de poids.
Où se situera la cicatrice ?
L’abdominoplastie la plus habituellement réalisée consiste à retirer un large fuseau de peau correspondant à tout ou partie de la région située entre le nombril et le pubis. La cicatrice passe au ras des poils pubiens et remonte plus ou moins loin dans les plis de l’aine ; elle est accompagnée d’une cicatrice circulaire autour du nombril. Sa longueur est en grande partie prévisible avant l’intervention et vous en serez très clairement prévenu(e), car il s’agit d’une marque indélébile, comme toute cicatrice. Son positionnement optimal permet en général de la dissimuler aisément dans des sous-vêtements ou maillots classiques.
Qu’est-ce qu’une mini-plastie abdominale ?
Dans certains cas où la peau au-dessus de l’ombilic est de bonne qualité, tendue et sans relâchement, la plastie abdominale ne s’intéresse qu’à la peau située sous l’ombilic. Cela permet d’éviter la cicatrice autour du nombril, avec en général une cicatrice horizontale peu étendue au-dessus du pubis. Cette technique concerne surtout un relâchement cutané très modéré, qui ne recouvre pas complètement le pubis, et les suites en sont plus courtes en termes de cicatrisation et de retour aux activités normales.
Quel type d’anesthésie et quelle hospitalisation ?
Il s’agit d’une anesthésie générale classique, durant laquelle vous dormez complètement. L’intervention justifie habituellement une hospitalisation d’une nuit à la clinique, avec sortie à domicile le lendemain, hormis la mini-plastie abdominale qui est réalisée en ambulatoire.
Combien de temps dure l’intervention ?
L’intervention dure 1 à 2 heures.
Quels examens sont nécessaires avant l’intervention ?
Un interrogatoire suivi d’un examen attentif est réalisé par le Dr David Ganon, qui prend en compte tous les paramètres faisant de chaque patient un cas particulier : taille, poids, grossesses, morphologie abdominale, qualité de la peau, importance de la composante graisseuse, musculature. Un bilan sanguin préopératoire est réalisé conformément aux prescriptions et le médecin anesthésiste est vu en consultation au plus tard 48 heures avant l’intervention. Un bilan radiologique par scanner peut être prescrit pour étudier la paroi musculaire abdominale, en général en cas de suspicion de hernie. Aucun médicament contenant de l’aspirine, un anti-inflammatoire ou un anticoagulant ne doit être pris dans les cinq jours précédant l’opération, et il faut rester à jeun six heures avant.
Quelle douleur après une abdominoplastie ?
Les douleurs sont variables mais, en règle générale, supportables avec un traitement adapté. Elles sont essentiellement à type de tension et de courbatures des abdominaux, avec une gêne à l’inspiration profonde.
Quels soins sont nécessaires après l’intervention ?
Il faut prévoir des pansements pendant 2 à 3 semaines après l’intervention. Le port d’une gaine de soutien est conseillé pendant 6 semaines, jour et nuit. Une consultation a lieu toutes les 1 à 2 semaines au cabinet de votre chirurgien durant les 2 premiers mois postopératoires.
Combien de temps de convalescence et d’arrêt de travail après une abdominoplastie ?
Il faut prévoir un arrêt de travail de 3 semaines. La pratique d’une activité sportive peut être reprise progressivement à 6 semaines, à condition d’avoir obtenu une cicatrisation satisfaisante, de même que la baignade.
Comment évolue la cicatrice ?
La cicatrice est souvent rosée pendant les 2 à 3 premiers mois, puis elle s’estompe, en règle générale après le troisième mois, et ce progressivement pendant 1 à 3 ans. Elle ne devra pas être exposée au soleil ni aux U.V. avant 12 mois ; une crème solaire ou un maillot de bain anti-UV sont conseillés. Si elle s’estompe bien en général avec le temps, elle ne saurait disparaître complètement : la cicatrisation est un processus individuel, dépendant des caractéristiques génétiques de chaque patient.
Quand le résultat peut-il être jugé ?
Le résultat ne peut être jugé qu’à partir d’un an après l’intervention, notamment du fait de la lente disparition de l’œdème et du blanchiment de la cicatrice. Il convient de réaliser au minimum une consultation tous les 3 mois la première année, une fois la cicatrisation obtenue. Au-delà de l’amélioration de la silhouette, les plasties abdominales apportent en règle générale une amélioration très nette en termes de confort.
Quel est le prix d’une abdominoplastie ?
Au cabinet du Dr David Ganon, à Paris 8e, une abdominoplastie est facturée 5 600 €, ou 4 100 € — tarif applicable lorsque l’intervention peut être prise en charge par l’Assurance maladie, selon l’indication médicale. La mini-abdominoplastie est facturée 4 900 €. Ce sont des prix tout compris : ils incluent les honoraires du chirurgien, ceux de l’anesthésiste lorsque l’intervention en nécessite un, et les frais de clinique ; le montant exact figure sur le devis détaillé remis en consultation. Pour en savoir plus, voir la page consacrée au prix d’une abdominoplastie à Paris.
Une abdominoplastie peut-elle être remboursée par la Sécurité sociale ?
Si elles existent, les conditions de prise en charge par l’Assurance Maladie vous seront précisées par le Dr David Ganon lors de la consultation.
Quel est le poids idéal pour une abdominoplastie ?
Il n’existe pas de poids idéal valable pour tous. Ce qui compte, c’est un poids stable, proche de votre poids de forme, maintenu durant les trois mois précédant l’intervention : c’est la notion de contrat de poids. Lorsqu’il existe une surcharge pondérale, celle-ci doit d’abord être corrigée au mieux, partiellement ou totalement, car la sécurité de l’intervention et la qualité du résultat en dépendent. La taille et le poids, donc l’indice de masse corporelle (IMC), font partie des paramètres examinés en consultation. L’abdominoplastie n’est pas une méthode d’amaigrissement : elle corrige les séquelles de grossesses ou d’un amaigrissement, non un excès de poids.
Quelle est la nouvelle technique d’abdominoplastie ?
Il n’existe pas une seule « nouvelle technique », mais un ensemble d’améliorations dont l’abdominoplastie a bénéficié ces dernières années : allègement des procédés anesthésiques, techniques dites « à haute tension supérieure », méthodes de capitonnage, perfectionnement des sutures, progrès des pansements et des gaines compressives. Elles ont permis d’alléger les suites, d’obtenir des cicatrices plus discrètes et d’opérer des cas plus légers par une mini-plastie abdominale, sans cicatrice autour du nombril. Une lipoaspiration peut être associée dans le même temps opératoire pour affiner les flancs, ce que l’on appelle parfois lipoabdominoplastie. Le choix de la technique dépend de l’examen de votre silhouette.
La Sécurité sociale prend-elle en charge l’abdominoplastie ?
Elle peut le faire, selon l’indication médicale, et c’est l’examen qui la pose. La situation la plus typique est le tablier abdominal : un excès de peau qui retombe sur le bas-ventre et recouvre le pubis, après des grossesses ou d’importantes variations de poids, gênant sur le plan fonctionnel. Lorsque l’intervention est prise en charge, le tarif est de 4 100 € au lieu de 5 600 € ; une mutuelle n’intervient en règle générale qu’en complément d’une prise en charge par l’Assurance maladie. Les conditions, lorsqu’elles existent, vous sont précisées par le Dr David Ganon en consultation.
Le cadre légal de votre intervention
La chirurgie esthétique est encadrée par l'article L.6322-2 du code de la santé publique. Un devis détaillé et personnalisé vous est remis lors de la consultation, et un délai de réflexion de quinze jours doit obligatoirement s'écouler entre la remise de ce devis et l'intervention. Aucun acompte ne peut être demandé durant ce délai. Ce temps vous appartient : il est fait pour que vous puissiez revenir sur votre décision, poser d'autres questions, ou consulter un autre praticien.
Qui réalise l'intervention ?
Le Dr David Ganon est chirurgien qualifié en chirurgie plastique, reconstructrice et esthétique auprès du Conseil de l'Ordre des médecins. Ancien interne et chef de clinique des hôpitaux de Paris, il est praticien attaché à l'hôpital Saint-Louis.
RÉFÉRENCES SCIENTIFIQUES
Sélection d'études et de recommandations publiées sur le sujet, pour aller plus loin. Elles décrivent l'état des connaissances ; elles ne décrivent pas la pratique propre du Dr David Ganon.
- Hatef DA, Trussler AP, Kenkel JM. Procedural Risk for Venous Thromboembolism in Abdominal Contouring Surgery: A Systematic Review of the Literature. Plastic and Reconstructive Surgery, 2010. PubMed
- Swanson E. Abdominal Fascial Plication and the Risk of Venous Thromboembolism in Abdominoplasty Patients: A Systematic Review of the Literature. Annals of Plastic Surgery, 2025. PubMed
- Niu EF, Honig SE, Wang KE, Amro C, Davis HD, Habarth-Morales TE, et al. Obesity as a Risk Factor in Cosmetic Abdominal Body Contouring: A Systematic Review and Meta-Analysis. Aesthetic Plastic Surgery, 2024. PubMed
- Papadopulos NA, Meier AC, Henrich G, Herschbach P, Kovacs L, Machens HG, et al. Aesthetic abdominoplasty has a positive impact on quality of life prospectively. Journal of Plastic, Reconstructive & Aesthetic Surgery, 2019. PubMed
- Berkane Y, Saget F, Lupon E, Mocquard C, Pluvy I, Watier E, et al. Abdominoplasty and Lower Body Lift Surgery Improves the Quality of Life after Massive Weight Loss: A Prospective Multicenter Study. Plastic and Reconstructive Surgery, 2024. PubMed

















