
Réduction mammaire
Rédigé et relu par le Dr David Ganon, chirurgien plasticien à Paris 8e, ancien chef de clinique des hôpitaux de Paris.
Mis à jour le 15 octobre 2026
QU'EST-CE QU'UNE RÉDUCTION MAMMAIRE ?
L’hypertrophie mammaire est définie par un volume des seins trop important, notamment par rapport à la morphologie de la patiente. Cet excès de volume est en général associé à un affaissement des seins (ptôse mammaire) et parfois à un certain degré d'asymétrie.
L'hypertrophie mammaire implique presque toujours un retentissement physique et fonctionnel (douleurs du cou, des épaules et du dos, gêne pour la pratique des sports, difficultés vestimentaires). Il existe aussi fréquemment un retentissement psychologique notable, par l’altération de son image corporelle.
Ces altérations physiques parfois majeures, ainsi que la souffrance psychique induite, confèrent une finalité thérapeutique à cet acte chirurgical réparateur.
Si elles existent, les conditions de prise en charge par l'Assurance Maladie vous seront précisées par le Dr David Ganon (retrait d’au moins 300 grammes de glande mammaire sur au moins un sein).
L'intervention chirurgicale a pour but la réduction du volume des seins, la correction de la ptôse et d'une éventuelle asymétrie, afin d'obtenir deux seins harmonieux en eux-mêmes et par rapport à la morphologie de la patiente (deux seins réduits, ascensionnés, symétrisés et remodelés).
L'intervention réalise l'ablation du tissu mammaire en excès. On conserve un volume en harmonie avec la silhouette de la patiente et conforme à ses désirs. Il faut ensuite adapter l'enveloppe cutanée, ce qui impose de retirer la peau en excès de manière à assurer une bonne tenue et un bon galbe aux nouveaux seins. Cela crée des cicatrices qui ont la forme d'un « T inversé » ou « ancre de marine » avec trois composantes : péri-aréolaire (au pourtour de l'aréole entre la peau brune et la peau plus claire), verticale (entre le pôle inférieur de l'aréole et le sillon sous-mammaire) et enfin horizontale (dissimulée dans le sillon sous-mammaire). La longueur de la cicatrice horizontale est proportionnelle à l'importance de l'hypertrophie et de la ptôse.

Parfois, notamment lorsque l'hypertrophie et la ptôse sont modérées, on peut réaliser une méthode dite « verticale » qui permet de supprimer la cicatrice horizontale dans le sillon sous-mammaire et de réduire la rançon cicatricielle à ses composantes péri-aréolaire et verticale (il ne s’agit pas du cas le plus fréquent).

Une plastie mammaire pour hypertrophie peut être effectuée à partir de la fin de la croissance et au-delà, pendant toute la durée de la vie.
Une grossesse ultérieure est bien évidemment possible. L'allaitement reste le plus souvent possible après une plastie mammaire. Cependant, on ne peut pas l’assurer dans tous les cas et il faut mentionner le risque d'une impossibilité d'allaiter après certaines plasties mammaires. Il est à rappeler qu’une grossesse ou un allaitement après une plastie mammaire en compromettent la pérennité du résultat.
Le risque de survenue d'un cancer n'est pas augmenté par cette intervention. Il serait même légèrement réduit du fait du retrait d’une certaine partie de la glande mammaire.
AVANT UNE RÉDUCTION MAMMAIRE
Un interrogatoire suivi d'un examen attentif aura été réalisé par le Dr David Ganon qui prendra en compte tous les paramètres qui font de chaque patiente un cas particulier (taille, poids, grossesses, morphologie, qualité de la peau, importance de la composante graisseuse, musculature...).
Un bilan sanguin préopératoire sera réalisé conformément aux prescriptions. Le médecin anesthésiste sera vu en consultation, au plus tard 48 heures avant l'intervention.
Un bilan radiologique par mammographie-échographie est systématique et doit être réalisé dans l’année précédant l’intervention si la patiente a plus de trente ans, afin d’éliminer toute lésion devant faire l’objet d’un complément d’investigation éventuel.
Aucun médicament contenant de l'aspirine, ou anti-inflammatoire ou anti-coagulant ne devra être pris dans les cinq jours précédant l'opération. Il faudra rester à jeun (ne rien manger ni boire) six heures avant l'intervention.
L'arrêt d'une éventuelle contraception orale peut être requis un mois avant et jusqu’à un mois après l’intervention, notamment en cas de facteur de risques associés (obésité, mauvais état veineux, trouble de la coagulation, tabagisme actif).
TYPE D'ANESTHÉSIE
Il s'agit d'une anesthésie générale classique, durant laquelle vous dormez complètement.
MODALITÉS D'HOSPITALISATION
L'intervention justifie habituellement une hospitalisation d'une nuit à la clinique avec sortie le lendemain de l'intervention.
DÉROULEMENT DE LA RÉDUCTION MAMMAIRE
Le Dr David Ganon adopte une technique qui lui est propre et qu'il adapte à chaque cas pour obtenir les meilleurs résultats.
Avant l'intervention, il aura tracé les incisions cutanées sur votre poitrine avec un marqueur chirurgical.
Il retire ensuite l'excès de peau et de glande une fois l'intervention commencée, et suture plan par plan les tissus afin de leur conserver une cohésion durable, favorisant la stabilité du résultat au long cours.
Les tissus enlevés sont systématiquement adressés à un laboratoire spécialisé pour être examinés au microscope (examen histologique), afin de dépister une éventuelle lésion qui n’aurait pas pu être constatée aux examens préopératoires éventuellement réalisés.
En fin d'intervention un pansement modelant, avec des bandes élastiques en soutien-gorge, est confectionné.
En fonction de l'importance de l'hypertrophie, l'intervention peut durer une à deux heures.
SUITES OPÉRATOIRES ET CONVALESCENCE
Les suites opératoires sont en général peu douloureuses, ne nécessitant que des antalgiques simples.
Un oedème (gonflement) et des ecchymoses (bleus) des seins sont fréquemment observés, rapidement et spontanément résolutifs.
Le premier pansement est retiré au bout de 24 heures, remplacé par un pansement plus léger. Il sera refait quotidiennement jusqu'à ce que la cicatrisation soit acquise (2 à 3 semaines), grâce à des soins infirmiers prescrits.
On met ensuite en place un soutien-gorge assurant une bonne contention à porter six semaines jour et nuit.
Les fils de suture, s'ils ne se sont pas résorbés, sont retirés 15 jours après l'intervention.
Il convient d'envisager une convalescence et un arrêt de travail d'une durée de 21 jours.
La pratique d'une activité sportive pourra être reprise progressivement à 6 semaines à condition d’avoir obtenu une cicatrisation satisfaisante, de même pour la baignade.
La cicatrice est souvent rosée pendant les 2 à 3 premiers mois, puis elle s'estompe, en règle générale après le 3ème mois et ce progressivement pendant 1 à 3 ans. Elle ne devra pas être exposée au soleil ni aux U.V. avant 12 mois (crème solaire ou maillot de bain anti-UV conseillés).
LE RÉSULTAT DE LA RÉDUCTION MAMMAIRE
Il ne peut être jugé qu'à partir d'un an après l'intervention : la poitrine a alors le plus souvent un galbe harmonieux, symétrique ou très proche de la symétrie, et naturel.
Au-delà de l'amélioration locale, cette intervention a en général un retentissement favorable sur l'équilibre du poids, la pratique des sports, les possibilités vestimentaires et l'état psychologique.
Les douleurs du cou et du dos sont nettement améliorées par la remontée de la poitrine indépendamment de toute réduction de son poids.
Il convient simplement d'avoir la patience d'attendre le délai nécessaire à l'atténuation des cicatrices et d'observer pendant cette période une bonne surveillance, au rythme d'une consultation tous les trois à six mois pendant un an.
Le sein opéré est un sein qui reste naturel et sensible aux variations hormonales et pondérales. Le résultat peut ainsi se modifier en cas de grossesse/allaitement/prise ou perte de poids importantes.
Le but de cette chirurgie est d'apporter une amélioration et non pas d'atteindre la perfection.
Si vos souhaits sont réalistes, le résultat obtenu devrait vous donner satisfaction.
LES IMPERFECTIONS
Elles concernent essentiellement les cicatrices qui doivent faire l’objet d’une surveillance attentive. En raison de leur évolution selon la phase inflammatoire, normale et attendue pour tout procédé de cicatrisation, il est fréquent qu’elles prennent un aspect rouge et gonflé au cours des 2ème et 3ème mois après l’intervention.
Elles s’estompent progressivement par la suite chez la majorité des patientes pour blanchir et s’affiner, devenant très discrètes au bout d’un an. Leur aspect définitif est obtenu à trois ans. Malgré tout, elles ne sauraient disparaître complètement, et en dépit des bonnes pratiques chirurgicales de suture, la cicatrisation est un processus individuel, dépendant des seules caractéristiques génétiques des patientes et ne peut éviter dans certains cas l’évolution vers des cicatrices pathologiques malgré une technique chirurgicale parfaite.
Il peut parfois s’agir d’une asymétrie de forme, de volume, de hauteur des seins, pouvant réclamer une correction chirurgicale, potentiellement sous anesthésie locale, au moins un an après la première intervention.
LES RISQUES ET COMPLICATIONS
Une plastie mammaire, bien que réalisée pour des motivations en partie esthétiques, n'en reste pas moins une véritable intervention chirurgicale, ce qui implique des risques inhérents à tout acte médical, aussi léger soit-il. Cet acte reste notamment soumis aux aléas thérapeutiques qui ne sont jamais entièrement prévisibles.
Il faut distinguer les complications liées à l'anesthésie de celles liées au geste chirurgical :
- En ce qui concerne l'anesthésie, lors de la consultation préopératoire obligatoire, le médecin anesthésiste informera lui-même la patiente des risques. Il faut savoir que l'anesthésie, quelle qu'elle soit, induit dans l'organisme des réactions parfois imprévisibles. Toutefois, en ayant recours à un anesthésiste-réanimateur compétent, exerçant dans un contexte réellement chirurgical, les risques encourus sont devenus statistiquement très faibles. Il faut en effet garder à l'esprit que les techniques, les produits anesthésiques et les méthodes de surveillance ont fait d'immenses progrès ces trente dernières années, offrant des conditions de sécurité rigoureuses, surtout quand l'intervention est réalisée en dehors de l'urgence et chez une personne en bonne santé,
- En ce qui concerne le geste chirurgical : en choisissant un Chirurgien Plasticien qualifié et compétent, formé à ce type d'intervention, comme le Dr David Ganon, vous limitez au maximum ces risques, sans toutefois les supprimer complètement. En effet, des complications peuvent survenir au décours d'une plastie mammaire :
- hématome, en fait assez rare, pouvant justifier une évacuation au bloc opératoire afin d'éviter une altération secondaire de la qualité esthétique du résultat,
- infection, en règle générale résolutive par drainage réalisé en consultation et traitement antibiotique,
- épanchement liquidien dont la compression et le repos en constituent les meilleures préventions. Un tel épanchement doit parfois être ponctionné, sans séquelle particulière,
- retards de cicatrisation qui allongent les suites opératoires,
- nécrose cutanée, rare et en règle générale limitée. Elles sont beaucoup plus fréquentes chez les patientes fumeuses, surtout si l'arrêt du tabac n'a pas été strictement respecté. Leur prévention repose sur une indication bien posée et sur la réalisation d'un geste technique adapté et prudent, évitant toute tension excessive au niveau des sutures. Ces nécroses prennent le plus souvent la forme d’une réouverture de cicatrice qui peut laisser une séquelle esthétique essentiellement à type de rétraction à l’endroit concerné, voire si cela concerne l’aréole d’une dépigmentation et d’une perte de relief et sensibilité,
- altérations de la sensibilité mamelonnaire, la sensibilité normale réapparaît le plus souvent dans un délai de 3 à 18 mois, parfois de manière partielle, et peut être définitivement perdue notamment dans certaines réductions importantes (plus d’un kilo retiré par sein),
- pyoderma gangrenosum, exceptionnel, auto-immun, apparaissant comme un blanchiment douloureux de la peau à un endroit du sein, devant faire contacter votre chirurgien qui instaurera une corticothérapie avec couverture antibiotique,
- l'évolution des cicatrices peut être défavorable avec la survenue de cicatrices hypertrophiques voire chéloïdes, d'apparition et d'évolution imprévisibles, qui peuvent compromettre l'aspect esthétique du résultat et requièrent des traitements locaux spécifiques souvent longs.
Ainsi, dans la très grande majorité des cas, cette intervention, bien étudiée au préalable et correctement réalisée, donne un résultat très appréciable en termes de confort, même si la rançon cicatricielle en reste incontournable.
Au total, il ne faut pas surévaluer les risques mais simplement prendre conscience qu'une intervention chirurgicale, même apparemment simple, comporte toujours une part d'aléas.
Le recours à un Chirurgien Plasticien qualifié permet de bénéficier de la formation et de la compétence requises pour limiter ces complications et les prendre en charge le cas échéant.
LA QUESTION DU TABAC
Les données scientifiques sont unanimes quant aux effets néfastes de la consommation tabagique dans les semaines entourant une intervention chirurgicale. Ces effets sont multiples et peuvent entraîner des complications cicatricielles majeures, des échecs de la chirurgie et favoriser l'infection. Le tabac peut être aussi responsable de complications respiratoires ou cardiaques durant l'anesthésie.
Dans cette optique, un arrêt complet du tabac est demandé au moins 6 semaines avant l'intervention et jusqu'à 6 semaines après. La cigarette électronique doit être considérée de la même manière.
Si vous fumez, parlez-en à votre chirurgien et à votre anesthésiste. Une prescription de substituts nicotiniques pourra ainsi vous être proposée. Vous pouvez également obtenir de l'aide auprès de Tabac-Info-Service (3989) pour vous orienter vers un sevrage tabagique éventuellement avec un tabacologue.
QUI OPÈRE, OÙ
Le chirurgien. La réduction mammaire est réalisée par le Dr David Ganon, chirurgien plasticien, spécialiste qualifié en chirurgie plastique, reconstructrice et esthétique (Ordre des médecins de Paris, n° 75/92735), ancien interne et chef de clinique des Hôpitaux de Paris, praticien attaché à l'hôpital Saint-Louis, membre de la SOFCEP et du SNCPRE.
Le lieu. L'intervention a lieu sous anesthésie générale, avec une nuit d'hospitalisation, à la Clinique Monceau (Paris 17e) lorsqu'elle est prise en charge par la Sécurité sociale, à la Clinique Alphand (Paris 16e) dans le cas contraire. Les consultations ont lieu au cabinet de Paris 8e, 10 rue Quentin Bauchart (métro George V), et à Saint-Maur-des-Fossés le vendredi.
Ses publications. Les publications scientifiques du Dr David Ganon sont listées sur le site.
POUR ALLER PLUS LOIN
La réduction mammaire partage ses cicatrices et ses suites avec le lifting des seins. Elle se distingue de deux malformations constituées, les seins tubéreux et le mamelon invaginé, qui relèvent de gestes différents.
Les prix, les remboursements et la convalescence de toutes les interventions des seins sont réunis sur la page chirurgie mammaire à Paris.
Voir aussi : éviction sociale et arrêt de travail, intervention par intervention.
Consulter le Dr David Ganon
Consultations à Paris 8e, 10 rue Quentin Bauchart (mardi et mercredi), et à Saint-Maur-des-Fossés, 54 avenue Beaurepaire (vendredi). Première consultation : 100 € ; les consultations de suivi ne sont pas facturées. Téléconsultation possible.
Réserver directement : Paris 8e · Saint-Maur-des-Fossés
Pour toute intervention de chirurgie esthétique, un devis détaillé vous est remis en consultation, puis un délai de réflexion d’au moins 15 jours est respecté avant l’intervention.
Photos avant / après : Réduction mammaire
QUESTIONS FRÉQUENTES SUR LA RÉDUCTION MAMMAIRE :
Qu’est-ce que l’hypertrophie mammaire ?
L’hypertrophie mammaire est définie par un volume des seins trop important, notamment par rapport à la morphologie de la patiente. Cet excès de volume est en général associé à un affaissement des seins, ou ptôse mammaire, et parfois à un certain degré d’asymétrie. Elle implique presque toujours un retentissement physique et fonctionnel : douleurs du cou, des épaules et du dos, gêne pour la pratique des sports, difficultés vestimentaires. Il existe aussi fréquemment un retentissement psychologique notable, par l’altération de l’image corporelle.
En quoi consiste l’intervention ?
L’intervention a pour but la réduction du volume des seins, la correction de la ptôse et d’une éventuelle asymétrie, afin d’obtenir deux seins harmonieux en eux-mêmes et par rapport à la morphologie de la patiente. Elle réalise l’ablation du tissu mammaire en excès, en conservant un volume en harmonie avec la silhouette de la patiente et conforme à ses désirs. Il faut ensuite adapter l’enveloppe cutanée, ce qui impose de retirer la peau en excès de manière à assurer une bonne tenue et un bon galbe aux nouveaux seins. Le Dr David Ganon trace les incisions avant l’intervention avec un marqueur chirurgical, puis suture plan par plan les tissus afin de leur conserver une cohésion durable, favorisant la stabilité du résultat au long cours.
La réduction mammaire remonte-t-elle aussi la poitrine ?
Oui. L’excès de volume est en général associé à un affaissement des seins, ou ptôse mammaire, et l’intervention a pour but, outre la réduction du volume, la correction de cette ptôse et d’une éventuelle asymétrie : les seins sont réduits, ascensionnés, symétrisés et remodelés. La réduction mammaire partage ainsi ses cicatrices et ses suites avec le lifting des seins.
Combien de grammes retire-t-on lors d’une réduction mammaire ?
L’intervention réalise l’ablation du tissu mammaire en excès : on conserve un volume en harmonie avec la silhouette de la patiente et conforme à ses désirs, défini après un examen attentif par le Dr David Ganon. Pour une prise en charge par l’Assurance Maladie, les conditions supposent le retrait d’au moins 300 grammes de glande mammaire sur au moins un sein. Les tissus enlevés sont systématiquement adressés à un laboratoire spécialisé pour un examen histologique.
À partir de quel âge cette intervention est-elle possible ?
Une plastie mammaire pour hypertrophie peut être effectuée à partir de la fin de la croissance et, au-delà, pendant toute la durée de la vie. Une grossesse ultérieure reste bien évidemment possible après l’intervention.
Où seront situées les cicatrices ?
Le retrait de la peau en excès crée des cicatrices en « T inversé » ou « ancre de marine », avec trois composantes : péri-aréolaire, verticale entre le pôle inférieur de l’aréole et le sillon sous-mammaire, et horizontale dissimulée dans le sillon sous-mammaire. La longueur de la cicatrice horizontale est proportionnelle à l’importance de l’hypertrophie et de la ptôse. Parfois, notamment lorsque l’hypertrophie et la ptôse sont modérées, une méthode dite « verticale » permet de supprimer la cicatrice horizontale et de réduire la rançon cicatricielle à ses composantes péri-aréolaire et verticale, mais il ne s’agit pas du cas le plus fréquent.
Les tissus retirés sont-ils analysés ?
Oui. Les tissus enlevés sont systématiquement adressés à un laboratoire spécialisé pour être examinés au microscope, par un examen histologique, afin de dépister une éventuelle lésion qui n’aurait pas pu être constatée aux examens préopératoires éventuellement réalisés.
Quelle anesthésie est utilisée et combien de temps dure l’intervention ?
Il s’agit d’une anesthésie générale classique, durant laquelle vous dormez complètement. En fonction de l’importance de l’hypertrophie, l’intervention peut durer une à deux heures.
Combien de temps dure l’hospitalisation ?
L’intervention justifie habituellement une hospitalisation d’une nuit à la clinique, avec une sortie le lendemain de l’intervention. Le pansement modelant confectionné en fin d’intervention est retiré au bout de 24 heures et remplacé par un pansement plus léger.
Comment dois-je me préparer à l’intervention ?
Un interrogatoire et un examen attentif sont réalisés par le Dr David Ganon, qui prend en compte tous les paramètres faisant de chaque patiente un cas particulier. Un bilan sanguin préopératoire est réalisé et le médecin anesthésiste est vu en consultation au plus tard 48 heures avant l’intervention ; un bilan radiologique par mammographie-échographie est systématique et doit dater de moins d’un an si la patiente a plus de trente ans. Aucun médicament contenant de l’aspirine, anti-inflammatoire ou anti-coagulant ne doit être pris dans les cinq jours précédant l’opération, et il faut rester à jeun six heures avant l’intervention. L’arrêt d’une éventuelle contraception orale peut être requis un mois avant et jusqu’à un mois après l’intervention, notamment en cas de facteurs de risque associés : obésité, mauvais état veineux, trouble de la coagulation, tabagisme actif. Un arrêt complet du tabac est demandé au moins 6 semaines avant l’intervention et jusqu’à 6 semaines après.
Quelle douleur après une réduction mammaire ?
Les suites opératoires sont en général peu douloureuses, ne nécessitant que des antalgiques simples. Un œdème et des ecchymoses des seins sont fréquemment observés, rapidement et spontanément résolutifs.
Quels soins sont nécessaires après l’intervention ?
En fin d’intervention, un pansement modelant avec des bandes élastiques en soutien-gorge est confectionné. Le premier pansement est retiré au bout de 24 heures et remplacé par un pansement plus léger, refait quotidiennement jusqu’à ce que la cicatrisation soit acquise, soit 2 à 3 semaines, grâce à des soins infirmiers prescrits. On met ensuite en place un soutien-gorge assurant une bonne contention, à porter six semaines jour et nuit, et les fils de suture, s’ils ne se sont pas résorbés, sont retirés 15 jours après l’intervention. La cicatrice ne devra pas être exposée au soleil ni aux U.V. avant 12 mois, une crème solaire ou un maillot de bain anti-UV étant conseillés.
Quand puis-je reprendre le travail et le sport ?
Il convient d’envisager une convalescence et un arrêt de travail d’une durée de 21 jours. La pratique d’une activité sportive pourra être reprise progressivement à 6 semaines, à condition d’avoir obtenu une cicatrisation satisfaisante, de même pour la baignade.
Quand le résultat est-il définitif ?
Le résultat ne peut être jugé qu’à partir d’un an après l’intervention : la poitrine a alors le plus souvent un galbe harmonieux, symétrique ou très proche de la symétrie, et naturel. La cicatrice est souvent rosée pendant les 2 à 3 premiers mois, puis s’estompe après le 3e mois et progressivement pendant 1 à 3 ans, pour devenir très discrète au bout d’un an ; son aspect définitif est obtenu à trois ans. Une bonne surveillance est nécessaire pendant cette période, au rythme d’une consultation tous les trois à six mois pendant un an. Le sein opéré reste un sein naturel et sensible aux variations hormonales et pondérales : le résultat peut ainsi se modifier en cas de grossesse, d’allaitement, ou de prise ou perte de poids importantes.
Puis-je envisager une grossesse et allaiter après l’intervention ?
Une grossesse ultérieure est bien évidemment possible. L’allaitement reste le plus souvent possible après une plastie mammaire ; cependant, on ne peut pas l’assurer dans tous les cas et il faut mentionner le risque d’une impossibilité d’allaiter après certaines plasties mammaires. Il est à rappeler qu’une grossesse ou un allaitement après une plastie mammaire en compromettent la pérennité du résultat.
Cette intervention augmente-t-elle le risque de cancer du sein ?
Le risque de survenue d’un cancer n’est pas augmenté par cette intervention. Il serait même légèrement réduit, du fait du retrait d’une certaine partie de la glande mammaire. Par ailleurs, les tissus retirés font systématiquement l’objet d’un examen histologique.
Quel est le prix d’une réduction mammaire ?
Le tarif affiché par le Dr David Ganon pour une réduction mammaire est de 3 500 € : tarif applicable lorsque l’intervention peut être prise en charge par l’Assurance maladie, selon l’indication médicale. Ce prix est tout compris : honoraires du chirurgien, frais de clinique et honoraires de l’anesthésiste ; le montant exact figure sur le devis détaillé remis en consultation. La première consultation est facturée 100 € et les consultations de suivi ne sont pas facturées. Les conditions de remboursement sont détaillées sur la page réduction mammaire : prise en charge et remboursement.
Une réduction mammaire est-elle remboursée par la Sécurité sociale ?
Les altérations physiques parfois majeures induites par l’hypertrophie mammaire, ainsi que la souffrance psychique qu’elle entraîne, confèrent une finalité thérapeutique à cet acte chirurgical réparateur. Si elles existent, les conditions de prise en charge par l’Assurance Maladie vous seront précisées par le Dr David Ganon : elles supposent le retrait d’au moins 300 grammes de glande mammaire sur au moins un sein. L’arrêt de travail à prévoir est d’une durée de 21 jours.
Quel est l’âge idéal pour une réduction mammaire ?
Il n’y a pas d’âge idéal : une plastie mammaire pour hypertrophie peut être effectuée à partir de la fin de la croissance, puis pendant toute la durée de la vie, dès lors que le volume des seins entraîne des douleurs du cou, des épaules ou du dos, une gêne pour le sport ou des difficultés vestimentaires. Le moment se discute en consultation : le sein opéré reste sensible aux variations hormonales et pondérales, et une grossesse ou un allaitement ultérieurs peuvent modifier le résultat ; il est donc préférable d’opérer à poids stable, en tenant compte d’un éventuel projet de grossesse.
Quels sont les inconvénients d’une réduction mammaire ?
Le principal inconvénient est la rançon cicatricielle : des cicatrices en « T inversé », qui s’estompent en 1 à 3 ans sans disparaître complètement. Il faut prévoir une anesthésie générale, une nuit en clinique, des pansements pendant 2 à 3 semaines, un arrêt de travail de 21 jours et six semaines de contention sans sport ni baignade. Des complications restent possibles : hématome, infection, retard de cicatrisation, altération de la sensibilité du mamelon ; l’allaitement ne peut pas être assuré dans tous les cas. Même en cas de prise en charge, le dépassement d’honoraires reste à votre charge ou à celle de votre mutuelle.
Qui réalise l'intervention ?
Le Dr David Ganon est chirurgien qualifié en chirurgie plastique, reconstructrice et esthétique auprès du Conseil de l'Ordre des médecins. Ancien interne et chef de clinique des hôpitaux de Paris, il est praticien attaché à l'hôpital Saint-Louis.
RÉFÉRENCES SCIENTIFIQUES
Sélection d'études et de recommandations publiées sur le sujet, pour aller plus loin. Elles décrivent l'état des connaissances ; elles ne décrivent pas la pratique propre du Dr David Ganon.
- Crittenden TA, Watson DI, Ratcliffe J, Griffin PA, Dean NR. Outcomes of Breast Reduction Surgery Using the BREAST-Q: A Prospective Study and Comparison with Normative Data. Plastic and Reconstructive Surgery, 2019. PubMed
- Böhmer EM, Betsch M, Stumpfe MC, Horch RE, Migliorini F, Pasurka M. The Impact of Reduction Mammaplasty on Back Pain and Posture in Patients with Macromastia: A Systematic Review and Meta-Analysis. Plastic and Reconstructive Surgery, 2026. PubMed
- Waltho D, Gallo L, Gallo M, Murphy J, Copeland A, Mowakket S, et al. Outcomes and Outcome Measures in Breast Reduction Mammaplasty: A Systematic Review. Aesthetic Surgery Journal, 2020. PubMed
- Lonie S, Sachs R, Shen A, Hunter-Smith DJ, Rozen WM, Seifman M. A systematic review of patient reported outcome measures for women with macromastia who have undergone breast reduction surgery. Gland Surgery, 2019. PubMed
- Hernanz F, Hernández Martínez P, Paz L, Jimeno J, De Piero Belmonte GH, Muñoz P. Treatment of symptomatic macromastia in a breast unit. Outcomes analysis of breast reduction using BREAST-Q. Cirugía Española (English Edition), 2023. PubMed









