Lifting cervical par radiofréquence

PRINCIPES

Le cou est l'une des premières régions à trahir le vieillissement : la peau y est fine, peu soutenue, et le relâchement s'y associe fréquemment à un excès de graisse sous le menton. L'angle entre le menton et le cou — l'angle cervico-mentonnier — s'efface, la ligne de la mâchoire perd sa netteté.

Jusqu'à présent, la réponse à cette situation était le lifting jugo-cervical, qui donne d'excellents résultats mais suppose des incisions, une anesthésie générale et une indisponibilité sociale de deux semaines. Une partie des patients consulte pourtant à un stade plus précoce, avec un relâchement réel mais modéré, sans véritable excédent de peau à retirer.

Le lifting cervical par radiofréquence répond à cette demande intermédiaire. Il associe systématiquement, dans le même temps opératoire, une lipoaspiration ciblée de la graisse sous-mentonnière et des bajoues, et une radiofréquence sous-cutanée destinée à retendre la peau du cou. La radiofréquence n'est jamais pratiquée isolément : c'est la lipoaspiration qui redonne son dessin au cou, la radiofréquence qui en retend la peau.

L'abord se limite à trois orifices de 2 mm : un sous chaque lobe d'oreille et un sous le menton. Il n'y a ni incision péri-auriculaire, ni décollement, ni résection de peau — c'est ce qui sépare cette intervention d'un lifting. La rétraction est obtenue par la chaleur, non par la traction.

La radiofréquence utilisée est la technologie Quantum du laboratoire InMode. Une fine canule, glissée sous la peau par ces orifices, délivre un courant de radiofréquence bipolaire. Le tissu traité est chauffé de façon homogène. L'énergie délivrée est mesurée en continu et l'appareil se régule automatiquement : c'est ce contrôle thermique permanent qui permet d'atteindre le seuil de rétraction des tissus tout en préservant la peau.

Deux effets en découlent. Un effet immédiat : les cloisons fibreuses et la face profonde du derme se rétractent, la peau se retend sur les nouveaux volumes. Puis un effet prolongé : la chaleur déclenche une production de collagène qui se poursuit pendant plusieurs mois et continue d'améliorer la fermeté et le grain de la peau.

Cette intervention s'adresse aux patients présentant un excès graisseux sous-mentonnier associé ou non à un relâchement cutané modéré du cou, chez qui la peau conserve une élasticité suffisante. Elle est le plus souvent proposée entre 35 et 55 ans, mais c'est la qualité des tissus, et non l'âge, qui décide de l'indication.

Elle a ses limites, qu'il faut connaître avant de la choisir. Elle ne retire pas de peau : en cas d'excédent cutané franc, de bandes platysmales marquées (cordes du cou) ou de relâchement important, elle ne remplace pas un lifting et le résultat serait décevant. Elle ne traite pas non plus les rides d'expression, qui relèvent de la toxine botulique ou de l'acide hyaluronique, ni l'aspect des paupières, qui relève d'une blépharoplastie.

Lors de la consultation, le Dr David Ganon examine la qualité de votre peau, l'importance du relâchement et la répartition de la graisse, puis vous indique laquelle des deux voies — radiofréquence seule ou lifting — correspond réellement à votre situation. Il peut être amené à vous déconseiller cette intervention si elle ne peut pas tenir ses promesses dans votre cas.

Il ne s'agit pas d'une chirurgie pouvant être prise en charge par l'Assurance Maladie.

AVANT L'INTERVENTION

Un interrogatoire et un examen attentif sont réalisés par le Dr David Ganon, qui prend en compte les paramètres propres à chaque patient : qualité et élasticité de la peau, épaisseur du panicule graisseux, tonicité du muscle platysma, position de l'os hyoïde et projection du menton — deux éléments anatomiques qui conditionnent en grande partie le résultat obtenable sur l'angle cervico-mentonnier.

Des photographies préopératoires sont réalisées. Un bilan sanguin peut être prescrit selon votre état de santé, sans être systématique. Une consultation d'anesthésie est programmée lorsqu'une sédation est prévue.

Aucun médicament contenant de l'aspirine, anti-inflammatoire ou anti-coagulant ne devra être pris dans les cinq jours précédant l'intervention.

TYPE D'ANESTHESIE

L'intervention se déroule le plus souvent sous anesthésie locale, complétée par une infiltration de solution tumescente qui anesthésie et prépare la zone traitée. Une sédation légère peut y être associée pour davantage de confort. Une anesthésie générale reste possible lorsque l'intervention est combinée à un autre geste.

MODALITES D'HOSPITALISATION

L'intervention est réalisée en ambulatoire : vous entrez et sortez le jour même, après une surveillance postopératoire adaptée.

L'INTERVENTION

Le déroulement est le suivant :

- Les zones à traiter sont dessinées debout, avant l'intervention, car le relâchement ne s'apprécie pas correctement en position allongée,

- Une infiltration de solution tumescente est réalisée dans le tissu sous-cutané du cou : elle assure l'anesthésie, réduit les saignements et facilite le passage des canules,

- Trois orifices de 2 mm sont réalisés — un sous chaque lobe d'oreille et un sous le menton — sans cicatrice visible,

- Une lipoaspiration ciblée est effectuée à la canule fine, sur la région sous-mentonnière et, si nécessaire, sur les bajoues : elle supprime le double menton et redonne sa netteté à la ligne de la mâchoire,

- La canule de radiofréquence Quantum est ensuite passée sous la peau selon un maillage régulier, cou puis ovale du visage. L'appareil interrompt automatiquement la délivrance d'énergie dès que le seuil fixé est atteint,

- La rétraction cutanée est visible dès la fin de l'intervention,

- Un pansement compressif cervico-mentonnier est mis en place en fin d'intervention pour maintenir la peau redrapée sur les nouveaux volumes, en général laissé en place 5 jours.

L'intervention dure en moyenne 30 minutes.

LES SUITES OPÉRATOIRES

Les suites sont celles d'un geste mini-invasif, significativement plus simples que celles d'un lifting classique.

Le pansement compressif est laissé en place cinq jours. Ce point est important : la qualité de la rétraction cutanée en dépend en partie.

Au cours des premiers jours, il ne faut ni s'étonner ni s'inquiéter :

- d'un œdème du cou et du menton, parfois plus marqué au deuxième jour qu'au premier,

- d'ecchymoses (bleus) de la région sous-mentonnière et du cou,

- d'une sensation de tension, de cartonnage ou d'engourdissement de la peau du cou,

- d'irrégularités ou d'indurations transitoires à la palpation, qui s'estompent avec les massages.

Les douleurs sont modérées et cèdent aux antalgiques simples. Les ecchymoses disparaissent en une dizaine de jours, l'œdème principal en deux à trois semaines.

L'indisponibilité sociale est de sept jours, dont les cinq jours de pansement compressif. Les activités sportives sont reprises après trois semaines.

Les trois orifices de 2 mm ne laissent aucune cicatrice perceptible : c'est l'un des intérêts de la technique, et la différence la plus visible avec un lifting.

LE RESULTAT

Une partie du résultat est visible immédiatement, dès la sortie du bloc : la graisse sous-mentonnière a été retirée et la peau s'est rétractée.

Le résultat s'apprécie réellement à trois mois, une fois l'œdème résorbé, et continue de progresser jusqu'au sixième mois environ, la production de collagène induite par la radiofréquence se poursuivant bien après l'intervention.

L'objectif est un cou plus net, un angle cervico-mentonnier redéfini et une ligne de mâchoire plus dessinée, sans que le visage paraisse modifié ni « opéré ». C'est une amélioration du contour, pas un changement de traits.

La stabilité du résultat est de l'ordre de six à huit ans, sous réserve d'un poids stable et d'une exposition solaire raisonnable. Le vieillissement se poursuit ensuite : l'intervention peut être répétée, ou relayée par un lifting si le relâchement devient plus important.

LES IMPERFECTIONS

Il peut s'agir pour l'essentiel :

- d'une rétraction cutanée insuffisante,

- d'irrégularités ou d'une asymétrie de la zone lipoaspirée, accessibles à des massages ou à une retouche à distance,

- d'une induration persistante au-delà du troisième mois, nécessitant des massages,

- d'une modification transitoire de la sensibilité de la peau du cou et du menton, régressive en quelques semaines à quelques mois.

LES COMPLICATIONS

Bien que mini-invasive et réalisée pour des motivations esthétiques, cette intervention reste un acte chirurgical, soumis aux aléas de tout geste médical et aux réactions jamais entièrement prévisibles des tissus vivants.

En choisissant un Chirurgien Plasticien qualifié et formé à cette technique, comme le Dr David Ganon, vous limitez ces risques au maximum sans les supprimer complètement. En pratique, l'immense majorité des interventions se déroule sans aucun problème.

Vous devez néanmoins être informé(e) des complications possibles :

- un hématome, rare, pouvant nécessiter une évacuation,

- une brûlure cutanée : c'est le risque théorique propre à la radiofréquence. Le contrôle permanent de l'énergie délivrée et la régulation automatique de l'appareil le réduisent très fortement, sans l'annuler,

- une atteinte de la motricité d'une hémi-lèvre inférieure, par sidération d'un rameau du nerf facial : rare, et toujours réversible en quelques semaines,

- une infection, exceptionnelle, résolue par antibiotiques,

- des altérations durables de la sensibilité, à type de diminution ou de phénomènes douloureux, le plus souvent régressives en trois à douze mois,

- une irrégularité de pigmentation ou une petite marque au niveau d'un orifice d'entrée, d'apparition exceptionnelle compte tenu de leur taille.

Il ne faut pas surévaluer ces risques, mais simplement prendre conscience qu'une intervention comporte toujours une part d'aléas. Le recours à un Chirurgien Plasticien qualifié vous assure qu'il a la formation et la compétence requises pour savoir les éviter, ou les traiter efficacement le cas échéant.

LA QUESTION DU TABAC

Les données scientifiques sont unanimes quant aux effets néfastes de la consommation tabagique dans les semaines entourant une intervention chirurgicale : complications cicatricielles, retard de cicatrisation, majoration du risque infectieux. La qualité de la rétraction cutanée obtenue par radiofréquence dépend directement de la microcirculation du derme, que le tabac altère.

Un arrêt complet du tabac est demandé au moins un mois avant l'intervention et jusqu'à un mois après. La cigarette électronique doit être considérée de la même manière.

Si vous fumez, parlez-en à votre chirurgien. Une prescription de substituts nicotiniques pourra vous être proposée. Vous pouvez également obtenir de l'aide auprès de Tabac-Info-Service (3989).

Avant / après

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QUESTIONS FRÉQUENTES SUR LE LIFTING CERVICAL PAR RADIOFRÉQUENCE :

Quelle différence avec un lifting du cou ?

Tout diffère, à commencer par l'abord. Un lifting suppose des incisions au pourtour de l'oreille et dans les cheveux, un décollement large, une remise en tension du plan musculaire et le retrait de l'excédent de peau, sous anesthésie générale. Ici, trois orifices de 2 mm suffisent : la graisse sous-mentonnière est retirée par lipoaspiration, la peau est retendue par la chaleur délivrée sous elle, sous anesthésie locale. Les suites sont bien plus légères, mais la puissance de correction est moindre. Les deux techniques ne s'opposent pas : elles répondent à des stades différents du relâchement.

Suis-je un bon candidat ?

Les meilleures indications sont un excès graisseux sous le menton et un relâchement modéré du cou, chez un patient dont la peau garde de l'élasticité. Si l'excédent cutané est franc, si les bandes du muscle platysma sont marquées ou si le relâchement est important, la radiofréquence seule ne suffira pas et un lifting jugo-cervical vous sera proposé. C'est le sens de la consultation : déterminer laquelle des deux voies peut réellement tenir ses promesses dans votre cas.

Y a-t-il des cicatrices ?

Non, pas de cicatrice au sens habituel. L'abord se fait par trois orifices de 2 mm — un sous chaque lobe d'oreille et un sous le menton — qui ne nécessitent pas de suture visible et ne laissent pas de trace perceptible. C'est la différence la plus immédiatement visible avec un lifting.

Sous quelle anesthésie, et combien de temps ?

Sous anesthésie locale avec infiltration tumescente, éventuellement complétée d'une sédation légère — le lifting, lui, se fait sous anesthésie générale. L'intervention dure deux à trois heures et se déroule en ambulatoire, avec sortie le jour même.

Combien de temps d'arrêt faut-il prévoir ?

Sept jours, dont cinq jours de pansement compressif. Les ecchymoses disparaissent en une dizaine de jours, l'œdème principal en deux à trois semaines. Le sport est repris à trois semaines.

Quand voit-on le résultat ?

Une partie est visible immédiatement, puis masquée par l'œdème des premières semaines. Le résultat s'apprécie à trois mois et continue de s'améliorer jusqu'au sixième mois environ, la production de collagène induite par la radiofréquence se poursuivant bien après l'intervention.

Combien de temps le résultat dure-t-il ?

De l'ordre de six à huit ans, sous réserve d'un poids stable. Le vieillissement se poursuit ensuite : l'intervention peut être répétée, ou relayée par un lifting si le relâchement s'accentue.

La radiofréquence peut-elle brûler la peau ?

Le risque existe, mais il est théorique et il ne doit pas être passé sous silence. La température de la peau et celle du plan profond sont mesurées en continu, et l'appareil interrompt automatiquement la délivrance d'énergie dès le seuil atteint. Ce contrôle le réduit très fortement, sans l'annuler. En pratique, les brulures laissant des marques sont rarissimes.

Peut-il y avoir une atteinte de la lèvre ?

Rarement par atteinte d'un rameau du nerf facial passant à proximité de la zone traitée ; sa sidération peut entraîner une gêne à la motricité d'une hémi-lèvre inférieure. Cette atteinte est toujours réversible et régresse en quelques semaines.

Cette technique traite-t-elle les rides ?

Non. Elle agit sur le contour du visage et du cou, pas sur les rides.

Peut-on l'associer à d'autres gestes ?

Oui. Elle est fréquemment associée à un lipofilling du visage, à une blépharoplastie ou à des injections, au cours de la même intervention ou à distance, selon ce qui est souhaitable dans votre cas.

L'intervention est-elle prise en charge par l'assurance maladie ?

Non. Il ne s'agit pas d'une chirurgie pouvant faire l'objet d'une prise en charge par l'Assurance Maladie.

Le cadre légal de votre intervention

La chirurgie esthétique est encadrée par l'article L.6322-2 du code de la santé publique. Un devis détaillé et personnalisé vous est remis lors de la consultation, et un délai de réflexion de quinze jours doit obligatoirement s'écouler entre la remise de ce devis et l'intervention. Aucun acompte ne peut être demandé durant ce délai. Ce temps vous appartient : il est fait pour que vous puissiez revenir sur votre décision, poser d'autres questions, ou consulter un autre praticien.

Qui réalise l'intervention ?

Le Dr David Ganon est chirurgien qualifié en chirurgie plastique, reconstructrice et esthétique auprès du Conseil de l'Ordre des médecins. Ancien interne et chef de clinique des hôpitaux de Paris, il est praticien attaché à l'hôpital Saint-Louis, où il opère notamment les cancers cutanés — une chirurgie du visage et du cou soumise à des exigences de marges et de reconstruction qui nourrit directement sa pratique du rajeunissement cervical.

Tarifs

Lifting cervical par radiofréquence
4000