Injection esthétique du visage réalisée avec des gants stériles

Radiesse

GENERALITES

Le Radiesse est le traitement de référence du relâchement cutané. C'est un inducteur de collagène, ou biostimulateur : un produit injectable composé de microsphères d'hydroxyapatite de calcium (CaHA) en suspension dans un gel aqueux de carboxyméthylcellulose. L'hydroxyapatite de calcium est un constituant naturel de l'os et des dents : il s'agit d'un produit biocompatible, qui ne nécessite aucun test allergique préalable.

Son action est biostimulante : les microsphères d'hydroxyapatite de calcium stimulent les fibroblastes et induisent la formation d'un nouveau collagène (néocollagénèse) et d'élastine. Le gel porteur se résorbe en quelques mois, tandis que la trame de collagène nouvellement formée persiste.

Or le relâchement cutané est précisément la conséquence de cette perte progressive de collagène : la peau s'amincit, perd sa fermeté et son élasticité, se plisse et se chiffonne. En reconstituant la trame de collagène, le Radiesse s'attaque à la cause même de ce relâchement. Il redonne à la peau sa densité, sa fermeté et sa tonicité, et corrige le fripé cutané, cet aspect chiffonné et relâché que les autres techniques d'injection ne traitent pas.

Le Radiesse est utilisé depuis plus de vingt ans, avec un recul important, et bénéficie d'un marquage CE ainsi que d'une approbation de la Food and Drug Administration américaine pour le visage et le dos des mains.

LE PENDANT DE LA TOXINE BOTULIQUE POUR LES DEUX TIERS INFÉRIEURS DU VISAGE

La toxine botulique, injectée régulièrement, enraye le vieillissement du tiers supérieur du visage : en diminuant le tonus des muscles du front, de la glabelle et de la patte d'oie, elle empêche les rides d'expression de s'y creuser et de s'y installer définitivement.

Dans le tiers moyen et le tiers inférieur du visage, le vieillissement ne prend pas cette forme : il se traduit par un relâchement de la peau, qui s'affine, se détend et se fripe. C'est là que le Radiesse joue exactement le même rôle que la toxine botulique dans le tiers supérieur : injecté régulièrement, il enraye ce vieillissement en entretenant le capital de collagène de la peau, année après année.

Les deux traitements sont donc complémentaires et se partagent le visage : la toxine botulique au-dessus, le Radiesse en dessous. Ils peuvent être réalisés au cours d'une même séance ou de séances successives, et se complètent eux-mêmes de l'acide hyaluronique, qui comble et hydrate.

PRINCIPES

Le produit est utilisé dilué ou hyperdilué : mélangé à du sérum physiologique et à de la lidocaïne, il est injecté superficiellement, en nappe, à l'aide d'une micro-canule mousse, sur de larges surfaces. Il densifie et retend ainsi progressivement une peau fine, relâchée et fripée.

Cette utilisation permet de traiter le relâchement cutané partout où il siège, y compris sur les zones que la chirurgie et les autres injectables laissent sans réponse satisfaisante : le visage, mais aussi le cou, le décolleté, la face interne des bras, le dos des mains et les genoux.

INDICATIONS : LES ZONES TRAITÉES

- LE VISAGE

Le Radiesse traite le relâchement de la peau du tiers moyen et du tiers inférieur du visage, lorsque celle-ci est fine, détendue, terne et manque de tonicité : joues, ovale du visage, région des tempes, pourtour de la bouche. Il lui redonne densité et fermeté et atténue le fripé des zones où elle s'est amincie.

Il n'est en revanche jamais injecté dans les lèvres ni dans les paupières, où le risque de nodules et d'irrégularités est trop élevé : ces zones relèvent de l'acide hyaluronique.

- LE COU ET LE DÉCOLLETÉ

Ce sont des zones où la peau est fine, peu soutenue, et où le relâchement se traduit par un fripé cutané très caractéristique : rides horizontales du cou, plissé vertical du décolleté. Injecté en nappe superficielle, le Radiesse densifie progressivement le derme et atténue ce plissé, avec un résultat qui s'installe sur plusieurs mois. Lorsque le relâchement du cou est plus avancé, il relève du lifting cervical par radiofréquence ou du lifting jugo-cervical.

- LA FACE INTERNE DES BRAS

La face interne des bras est une zone de relâchement précoce, souvent mal vécue, et pour laquelle la seule alternative chirurgicale (la brachioplastie) laisse une cicatrice le long du bras. Chez les patientes présentant un relâchement modéré sans excès cutané majeur, la biostimulation par Radiesse permet d'améliorer la fermeté et la texture de la peau, et constitue une réponse adaptée lorsque la chirurgie n'est pas souhaitée ou pas indiquée.

- LE DOS DES MAINS

Les mains trahissent l'âge plus encore que le visage : la peau s'y amincit, se plisse et perd son élasticité. Le Radiesse y améliore la trophicité cutanée et l'épaisseur du derme, pour une peau plus dense et moins fripée. C'est l'une des indications historiques du produit.

- LES GENOUX

La peau située au-dessus de la rotule se relâche et se plisse avec l'âge et après les variations de poids. Cette zone, sur laquelle il n'existe pratiquement aucune alternative en dehors de la chirurgie, répond bien à la biostimulation.

De façon générale, toutes les zones où existe un fripé cutané peuvent être traitées — y compris l'abdomen et la face interne des cuisses — dès lors qu'il s'agit d'un relâchement de la qualité de la peau et non d'un véritable excès cutané, qui relève lui de la chirurgie.

RYTHME DES SÉANCES

Comme la toxine botulique, le Radiesse n'agit dans la durée qu'à la condition d'être renouvelé : le résultat se construit dans le temps et s'entretient.

- La première année : une injection tous les 3 à 6 mois, selon la zone traitée, l'importance du relâchement et la réponse individuelle. Cette phase initiale constitue le capital de collagène.

- Ensuite : une séance d'entretien une fois par an suffit à maintenir le bénéfice acquis et à continuer d'enrayer le relâchement, année après année.

Ce protocole est établi lors de la consultation et adapté au cas par cas par le Dr David Ganon, à son cabinet parisien.

ANESTHÉSIE

Les injections sont réalisées au cabinet, sans anesthésie générale et sans hospitalisation.

Le Radiesse est préparé avec de la lidocaïne, ce qui rend l'injection nettement plus confortable. Une crème anesthésiante (Emla), appliquée une heure avant la séance, peut être proposée pour les zones sensibles ou les patient(e)s les plus appréhensifs. L'utilisation de micro-canules mousses, non piquantes, contribue également à réduire l'inconfort.

L'INJECTION

La zone à traiter est soigneusement désinfectée. Le produit est préparé à la dilution correspondant à la zone, puis injecté à la micro-canule mousse, en nappe, à partir d'un ou deux points d'entrée. Cette technique permet de couvrir de larges surfaces et limite considérablement le risque d'ecchymose et le risque vasculaire.

Le Dr David Ganon procède ensuite à un massage soigneux de la zone traitée, indispensable pour assurer une répartition parfaitement homogène du produit : correctement injecté et réparti, le Radiesse ne se sent pas sous la peau.

Selon l'étendue de la zone et le nombre de seringues nécessaires, la séance dure de 15 minutes à 1 heure.

APRÈS L'INJECTION

Le retour à une vie normale est immédiat : il n'y a pas d'éviction sociale. Quelques précautions simples sont recommandées :

- Éviter les efforts physiques intenses, le sport, ainsi que l'exposition à la chaleur (soleil, UV, sauna, hammam) pendant 48 heures,

- Éviter l'aspirine, les anti-inflammatoires et l'alcool pendant quelques jours,

- Poursuivre le massage de la zone traitée si le Dr David Ganon vous l'a indiqué.

Les suites immédiates peuvent comporter un œdème (gonflement), une rougeur, une sensibilité au toucher et parfois de petites ecchymoses (bleus) aux points d'entrée. Ces phénomènes sont habituellement modérés et disparaissent en quelques jours. Sur le dos des mains, l'œdème peut être un peu plus marqué et durer trois à cinq jours.

RÉSULTATS : UN EFFET TENSEUR PROGRESSIF

Le résultat du Radiesse est progressif, et c'est là un point essentiel à avoir compris avant de se décider : il ne s'apprécie pas au sortir du cabinet, mais au fil des semaines, à mesure que le nouveau collagène se forme.

L'amélioration apparaît à partir du premier mois, se renforce entre le troisième et le sixième mois, et se traduit par un véritable effet tenseur : une peau visiblement plus dense, plus ferme, mieux soutenue, dont le fripé et le relâchement s'atténuent. C'est ce que l'on désigne parfois par le terme de « lifting médical » — une formule commode, mais qu'il faut manier avec prudence : il ne s'agit pas d'un lifting.

La durée du bénéfice est habituellement de 12 à 18 mois, parfois davantage, d'où l'intérêt du protocole d'entretien annuel décrit plus haut.

Comme pour toute technique de médecine esthétique, le but est d'apporter une amélioration et non d'atteindre la perfection. Le Radiesse traite le relâchement de la peau, mais il ne supprime pas un excès cutané constitué : lorsqu'il existe un véritable excédent de peau — bajoues marquées et cou franchement relâché, qui relèvent du lifting jugo-cervical, paupières tombantes, qui relèvent de la blépharoplastie — seule la chirurgie peut le corriger. De même, les taches et les irrégularités de surface relèvent d'un resurfaçage (peeling, laser).

RADIESSE ET CHIRURGIE : PÉRENNISER LE RÉSULTAT D'UN LIFTING

Un lifting corrige remarquablement le relâchement des tissus et l'excès cutané, mais il n'arrête pas le vieillissement de la peau elle-même, qui continue de s'amincir et de perdre son collagène.

C'est précisément là que le Radiesse trouve l'une de ses meilleures indications. Utilisé en entretien à distance de l'intervention, il entretient le capital de collagène du visage et du cou et permet ainsi de prolonger et de pérenniser le résultat d'un lifting jugo-cervical ou d'un lifting cervical par radiofréquence. Chirurgie et médecine esthétique ne s'opposent pas : elles se complètent, l'une repositionnant les tissus, l'autre enrayant le relâchement de la peau dans la durée.

EFFETS INDÉSIRABLES

Tout acte médical, si minime soit-il, comporte une part d'incertitude et de risque. En choisissant un praticien qualifié et spécifiquement formé à ces techniques d'injection, comme le Dr David Ganon, vous limitez considérablement ces risques.

Peuvent être observés :

- Réactions locales : œdème, rougeur, sensibilité, démangeaisons, ecchymoses. Elles sont temporaires,

- Irrégularités ou nodules : rares, ils sont favorisés par une injection trop superficielle ou par un massage insuffisant, et surviennent surtout dans les zones très mobiles — raison pour laquelle le Radiesse n'est jamais injecté dans les lèvres. Ils régressent le plus souvent spontanément,

- Infection : exceptionnelle, d'évolution favorable sous traitement antibiotique,

- Complications vasculaires : exceptionnelles, liées à une injection intra-vasculaire. Le respect strict des plans d'injection et l'utilisation de micro-canules en réduisent fortement le risque.

La qualité du geste est ici déterminante : correctement injecté, à la bonne profondeur, en nappe homogène et suivi d'un massage soigneux, le produit ne se sent pas sous la peau et reste parfaitement invisible.

Il existe peu de contre-indications : grossesse et allaitement, maladie auto-immune évolutive, infection cutanée en cours sur la zone à traiter, troubles de la coagulation, et antécédent d'injection de produit non résorbable sur la zone concernée.

Avant / après

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QUESTIONS FRÉQUENTES SUR LES INJECTIONS DE RADIESSE :

Qu'est-ce que le Radiesse exactement ?

C'est un inducteur de collagène, ou biostimulateur : un produit injectable composé de microsphères d'hydroxyapatite de calcium, un constituant naturel de l'os, en suspension dans un gel. Il stimule la production de collagène par la peau et traite ainsi le relâchement cutané. Il ne nécessite aucun test allergique.

En quoi le Radiesse est-il l'équivalent de la toxine botulique ?

La toxine botulique, injectée régulièrement, enraye le vieillissement du tiers supérieur du visage en empêchant les rides d'expression du front, de la glabelle et de la patte d'oie de s'installer. Dans le tiers moyen et le tiers inférieur, le vieillissement prend la forme d'un relâchement de la peau : c'est le Radiesse qui, injecté régulièrement, l'enraye. Les deux traitements se partagent le visage et sont complémentaires.

Quelle différence avec l'acide hyaluronique ?

L'acide hyaluronique comble et hydrate, avec un effet immédiat. Le Radiesse, lui, régénère : il améliore la densité et la fermeté de la peau elle-même en induisant la formation de collagène, et traite le relâchement cutané. Les deux traitements sont complémentaires et peuvent être associés.

Quelle différence avec les autres inducteurs de collagène (Sculptra, Ellansé) ?

Ces produits partagent le même principe — stimuler la production de collagène — mais diffèrent par leur composition, leur délai d'action et leur durée. Le choix se fait en consultation, en fonction de la zone à traiter, de l'épaisseur de la peau et du résultat recherché.

Quelles zones peut-on traiter ?

Le visage (joues, ovale du visage, tempes, pourtour de la bouche), mais aussi le cou, le décolleté, la face interne des bras, le dos des mains, les genoux, l'abdomen et la face interne des cuisses. Plus généralement, toutes les zones où la peau est relâchée et fripée. Les lèvres et les paupières ne sont jamais traitées par ce produit.

À quel rythme faut-il faire les injections ?

Une injection tous les 3 à 6 mois la première année, puis une séance d'entretien une fois par an. Comme pour la toxine botulique, c'est la régularité du traitement qui permet d'enrayer le relâchement dans la durée.

Combien coûte une injection de Radiesse ?

450 € par seringue. Le nombre de seringues dépend de l'étendue de la zone traitée ; il est évalué en consultation et un devis vous est remis avant tout traitement.

À partir de quel âge, et chez qui ?

L'indication dépend moins de l'âge que de l'état de la peau. Le traitement s'adresse aux femmes comme aux hommes, dès lors qu'il existe un relâchement cutané débutant ou installé, sans excès de peau constitué.

Les injections sont-elles douloureuses ?

Elles sont bien tolérées. Le produit est préparé avec de la lidocaïne, et l'utilisation de micro-canules mousses rend la séance confortable. Une crème anesthésiante peut être appliquée une heure avant pour les zones les plus sensibles.

Combien de temps dure la séance ?

De 15 minutes à 1 heure selon l'étendue de la zone traitée et le nombre de seringues nécessaires. La séance se déroule au cabinet, sans hospitalisation.

Puis-je reprendre mes activités immédiatement ?

Oui. Il n'y a pas d'éviction sociale : le retour à une vie normale est immédiat. Il est simplement conseillé d'éviter le sport, la chaleur intense (sauna, hammam, UV) et l'alcool pendant 48 heures.

Quand le résultat apparaît-il ?

Le résultat est progressif : il commence à se voir vers le premier mois et se renforce entre le troisième et le sixième mois, à mesure que le nouveau collagène se forme. Il faut donc accepter d'attendre.

Combien de temps le résultat dure-t-il ?

Habituellement 12 à 18 mois, parfois davantage. C'est la raison pour laquelle une séance d'entretien annuelle est proposée après la première année.

Sent-on le produit sous la peau ?

Non. Lorsque l'injection est correctement réalisée — à la bonne profondeur, en nappe homogène et suivie d'un massage soigneux — le produit ne se sent pas sous la peau.

Comment le résultat est-il évalué ?

Sur des photographies standardisées réalisées au cabinet avant le traitement puis à chaque séance : le résultat étant progressif, la comparaison photographique est le seul moyen fiable d'apprécier l'évolution.

Le Radiesse peut-il remplacer un lifting ?

Non. Lorsqu'il existe un véritable excès de peau, seule la chirurgie peut le corriger — lifting jugo-cervical pour le visage et le cou, brachioplastie pour les bras. Le Radiesse traite le relâchement et améliore la fermeté de la peau, il ne retire pas la peau en excès.

Peut-on l'utiliser après un lifting ?

C'est l'une de ses meilleures indications. Un lifting repositionne les tissus mais n'empêche pas la peau de continuer à se relâcher. Utilisé en entretien à distance de l'intervention, le Radiesse entretient le capital de collagène et permet de pérenniser le résultat obtenu.

Y a-t-il des contre-indications ?

La grossesse et l'allaitement, une maladie auto-immune évolutive, une infection cutanée en cours sur la zone à traiter, des troubles de la coagulation, et un antécédent d'injection de produit non résorbable sur la même zone. Elles sont recherchées lors de la consultation.

Quels effets indésirables sont possibles ?

Des réactions locales temporaires (œdème, rougeur, sensibilité, ecchymoses), plus rarement des irrégularités ou de petits nodules, régressifs le plus souvent. L'infection et les complications vasculaires sont exceptionnelles.

Avant de vous décider

Il s'agit d'un acte de médecine esthétique et non de chirurgie : le délai de réflexion de quinze jours prévu par l'article L.6322-2 du code de la santé publique pour les actes chirurgicaux ne s'y applique pas de plein droit. Une consultation préalable reste indispensable, au cours de laquelle l'indication est posée, les alternatives discutées et un devis remis. Rien ne justifie de réaliser l'acte le jour même de la première consultation, et vous restez libre de prendre le temps de la réflexion.

Qui réalise l'intervention ?

Les injections de Radiesse sont réalisées par le Dr David Ganon, à son cabinet du 10 rue Quentin Bauchart, Paris 8e. Chirurgien qualifié en chirurgie plastique, reconstructrice et esthétique auprès du Conseil de l'Ordre des médecins, ancien interne et chef de clinique des hôpitaux de Paris, il est praticien attaché à l'hôpital Saint-Louis.

POUR ALLER PLUS LOIN

- Toxine botulique — le traitement du vieillissement du tiers supérieur du visage, complémentaire du Radiesse,

- Acide hyaluronique — comblement des sillons et des rides, hydratation de la peau,

- Lifting jugo-cervical (G-Lift) — la réponse chirurgicale à l'excès cutané du visage et du cou,

- Lifting cervical par radiofréquence — le traitement du cou sous anesthésie locale,

- Lipoaspiration et lipofilling du visage,

- Brachioplastie — la chirurgie de l'excès cutané des bras,

- Devis et tarifs — le coût des consultations et des traitements,

- Prendre rendez-vous au cabinet du Dr David Ganon, Paris 8e.

Tarifs

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