Dos portant plusieurs grains de beauté, surveillés dans le dépistage des tumeurs cutanées

Retrait d'un grain de beauté

Rédigé et relu par le Dr David Ganon, chirurgien plasticien à Paris 8e, ancien chef de clinique des hôpitaux de Paris.

Mis à jour le 5 octobre 2026

En bref : un grain de beauté se fait retirer lorsqu'il présente un signe de la règle « ABCDE », qu'il siège dans une zone difficile à surveiller, qu'il gêne ou qu'il déplaît ; l'indication se pose après examen. Le retrait se fait le plus souvent sous anesthésie locale, par une exérèse en fuseau refermée par une suture, et la lésion est systématiquement analysée au microscope.

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QU'EST-CE QU'UN GRAIN DE BEAUTÉ ?

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Le grain de beauté, que les médecins appellent nævus (ou naevus), est une lésion pigmentée de la peau. Il fait partie des tumeurs dites mélaniques, des lésions extrêmement fréquentes, au même titre que les taches de rousseur. Il peut être présent dès la naissance ou apparaître au cours de la vie, sur toutes les parties du corps.

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Le mot « tumeur » ne doit pas inquiéter : il désigne toute tache ou excroissance de la peau, bénigne ou maligne. Le grain de beauté est une lésion bénigne, mais certains peuvent se transformer et évoluer vers la malignité. C'est ce qui justifie de surveiller sa peau et, dans certains cas, de retirer un grain de beauté à titre préventif.

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Le mélanome, cancer de la peau beaucoup moins fréquent que les carcinomes, peut survenir sur un grain de beauté préexistant ou apparaître sous la forme d'une tache pigmentée noire, récente, sur une peau saine. Comme tous les cancers de la peau, il doit être retiré au stade le plus précoce possible.

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QUAND FAIRE EXAMINER OU RETIRER UN GRAIN DE BEAUTÉ ?

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Un grain de beauté doit être montré à un médecin lorsqu'il présente l'un des signes résumés par la règle « ABCDE » :

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• A comme asymétrie : ses deux moitiés ne se ressemblent pas ;

• B comme bords : ses contours sont irréguliers ;

• C comme couleur : sa couleur n'est pas homogène ;

• D comme diamètre : il mesure plus de 6 mm ;

• E comme évolution : il change d'aspect avec le temps.

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Un grain de beauté très large et présent dès la naissance appelle la même vigilance. Ces lésions peuvent se transformer, ou être difficiles à distinguer d'un mélanome à l'œil nu : leur retrait permet alors de les faire analyser au microscope, seul examen capable d'affirmer le diagnostic.

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L'emplacement compte aussi. Il est recommandé de retirer un grain de beauté dont la situation rend la surveillance difficile : plante du pied, dos, muqueuse de la bouche ou des organes génitaux, conjonctive de l'œil, cuir chevelu.

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Enfin, un grain de beauté bénin peut être retiré parce qu'il gêne, du fait de frottements ou d'irritations, ou pour des raisons purement esthétiques. Le plus souvent, c'est le dermatologue ou le médecin traitant qui repère la lésion et demande à un chirurgien plasticien d'en réaliser l'exérèse ; l'indication se pose en consultation, après examen.

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COMMENT SE PASSE LE RETRAIT D'UN GRAIN DE BEAUTÉ ?

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Le retrait d'un grain de beauté commence par une consultation : un interrogatoire et un examen de la lésion permettent de préciser la ou les possibilités chirurgicales. Aucun médicament contenant de l'aspirine ne doit être pris dans les 5 jours qui précèdent l'intervention, et le tabac, qui nuit à la cicatrisation, est à arrêter au moins un mois avant et jusqu'à un mois après la fin des soins de pansement. Ni maquillage ni bijou ne doivent être portés pendant l'opération.

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L'intervention se fait le plus souvent sous anesthésie locale pure : un produit injecté rend la zone insensible, et aucune hospitalisation n'est nécessaire. Une anesthésie « vigile », c'est-à-dire locale approfondie par des tranquillisants, ou une anesthésie générale peut être choisie après discussion, par exemple pour des raisons de confort.

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Le principe de base est l'ablation « en fuseau » : la lésion est intégrée dans un tracé allongé, puis les berges de la peau sont rapprochées par une suture directe. Ce tracé évite la formation de replis disgracieux aux extrémités de la cicatrice et suit, autant que possible, les lignes de moindre tension de la peau.

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Lorsque la taille ou la situation de la lésion rendent la suture directe impossible, la peau est réparée par une greffe ou par un lambeau local, c'est-à-dire le déplacement d'une peau voisine ; ces techniques sont présentées sur la page lambeaux et greffes de la face. Pour une lésion de grande taille ou mal située, ou dont le caractère malin n'est pas formel à l'examen, une biopsie, c'est-à-dire un prélèvement partiel, peut précéder l'exérèse afin d'identifier la lésion.

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L'ANALYSE HISTOLOGIQUE ET SES RÉSULTATS

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Tout grain de beauté retiré est adressé au laboratoire d'anatomopathologie pour être analysé au microscope. Cette analyse histologique systématique confirme le diagnostic et vérifie que la lésion a été retirée en totalité ; dans certains cas, elle permet aussi d'évaluer l'agressivité d'une tumeur.

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Si elle confirme une lésion bénigne retirée en totalité, le suivi porte ensuite sur l'évolution de la cicatrice. Si elle révèle une lésion maligne dont la marge de sécurité est insuffisante, une reprise chirurgicale destinée à élargir l'exérèse est la plupart du temps indispensable.

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Lorsqu'un mélanome est confirmé, le traitement est essentiellement chirurgical, avec des marges de sécurité de 5 mm à 2 cm ; selon l'épaisseur de la tumeur et l'atteinte éventuelle des ganglions, un traitement complémentaire peut être proposé. Les marges propres à chaque cancer de la peau sont détaillées sur la page consacrée à la chirurgie des tumeurs cutanées.

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Même après une ablation jugée complète, une récidive locale reste possible, parfois des années plus tard. C'est pourquoi l'aspect de la cicatrice doit être contrôlé régulièrement.

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CICATRICE, SOINS ET SUITES

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Toute incision qui traverse le derme, la partie profonde de la peau, laisse une cicatrice : elle s'atténue normalement avec le temps et devient plus ou moins discrète, sans disparaître totalement. Elle est en général plus longue que le grain de beauté, car allonger une cicatrice diminue la tension sur ses berges et favorise, à long terme, un résultat plus discret.

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Les suites sont habituellement simples : un certain inconfort et une sensation de tension, de véritables douleurs étant rares. Un petit suintement peut tacher le pansement dans les premières heures, et un gonflement ou de petits bleus transitoires peuvent apparaître dans les 48 premières heures.

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Les premiers jours, il faut éviter de forcer sur la cicatrice. Les fils, lorsqu'ils ne sont pas résorbables, sont retirés entre le 5e et le 15e jour selon la zone opérée, plus tôt sur le visage ; la cicatrice peut ensuite être massée selon les instructions du chirurgien.

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D'abord rouge ou rosée, la cicatrice peut brunir et devenir ferme, avant de s'éclaircir et de s'assouplir, le plus souvent au-delà du troisième mois ; son aspect final s'apprécie à un an. Mieux vaut éviter le soleil et la protéger par un écran total durant un an et demi.

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Une cicatrice qui reste élargie ou épaissie doit être montrée au chirurgien : une reprise de cicatrice peut alors se discuter, une fois la cicatrice arrivée à maturité.

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PRISE EN CHARGE ET TARIF

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Le retrait d'un grain de beauté relève de la chirurgie des tumeurs cutanées, prise en charge par l'Assurance maladie, au même titre que la reconstruction lorsqu'elle est nécessaire. Le Dr David Ganon exerçant en secteur 2, un dépassement d'honoraires s'applique ; il vous est communiqué par écrit, dans un devis détaillé remis en consultation.

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Pour l'exérèse d'une tumeur cutanée, le tarif est le suivant : « Dépassement 350 € sur la base de la prise en charge ». Lorsqu'une greffe ou un lambeau est nécessaire, la reconstruction après exérèse fait l'objet d'un tarif distinct, également pris en charge par l'Assurance maladie.

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Le dépassement d'honoraires n'est pas remboursé par l'Assurance maladie ; une complémentaire santé peut en prendre une partie en charge selon le contrat, et il est utile de lui adresser le devis avant l'intervention. Les modalités propres à votre situation, notamment pour un retrait demandé pour raison esthétique, sont précisées en consultation ; le détail des tarifs figure sur la page devis et tarifs.

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POUR ALLER PLUS LOIN

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Les principes communs à toutes les exérèses cutanées sont réunis sur la page chirurgie des tumeurs cutanées. Deux autres lésions bénignes fréquentes ont leur page : le kyste sébacé, petite poche située sous la peau, et le lipome, tumeur graisseuse bénigne.

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Chirurgien qualifié en chirurgie plastique, reconstructrice et esthétique, le Dr David Ganon consulte à Paris 8e, 10 rue Quentin Bauchart, et à Saint-Maur-des-Fossés. Pour faire examiner un grain de beauté, vous pouvez prendre rendez-vous en ligne ou appeler le 07 83 79 83 71.

Consulter le Dr David Ganon

Consultations à Paris 8e, 10 rue Quentin Bauchart, et à Saint-Maur-des-Fossés, 54 avenue Beaurepaire. Première consultation : 100 € ; les consultations de suivi ne sont pas facturées. Téléconsultation possible.

Avant / après

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QUESTIONS FRÉQUENTES SUR LE RETRAIT D'UN GRAIN DE BEAUTÉ :

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Le retrait d'un grain de beauté fait-il mal ?

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Il se fait le plus souvent sous anesthésie locale : le produit injecté rend la zone insensible pendant l'intervention. Ensuite, on ressent surtout un inconfort et une sensation de tension sur la cicatrice ; de véritables douleurs sont rares.

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Comment savoir si un grain de beauté est suspect ?

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La règle « ABCDE » résume les signes qui doivent le faire examiner : asymétrie, bords irréguliers, couleur inhomogène, diamètre supérieur à 6 mm, évolution. Seule l'analyse au microscope permet toutefois d'affirmer la nature d'une lésion.

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Faut-il voir un dermatologue avant de faire retirer un grain de beauté ?

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C'est le parcours le plus fréquent : le dermatologue ou le médecin traitant repère la lésion et adresse le patient à un chirurgien plasticien pour l'exérèse. Le chirurgien l'examine à son tour avant de proposer une technique.

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Le retrait d'un grain de beauté laisse-t-il une cicatrice ?

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Oui : toute incision qui traverse le derme laisse une cicatrice, souvent plus longue que le grain de beauté afin de limiter la tension sur ses berges. Elle s'éclaircit et s'assouplit progressivement, et son aspect final s'apprécie à un an.

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Quand les fils sont-ils retirés ?

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Lorsqu'ils ne sont pas résorbables, les fils sont retirés entre le 5e et le 15e jour selon la zone opérée. Sur le visage, ils sont retirés tôt, entre le cinquième et le septième jour, afin d'éviter les marques de points.

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Le grain de beauté retiré est-il analysé ?

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Oui, systématiquement. La lésion est adressée au laboratoire d'anatomopathologie : l'analyse au microscope confirme le diagnostic et vérifie que l'exérèse est complète.

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Quel est le prix du retrait d'un grain de beauté, et est-il remboursé ?

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L'exérèse relève de la chirurgie des tumeurs cutanées, prise en charge par l'Assurance maladie ; le Dr David Ganon exerçant en secteur 2, le tarif est le suivant : « Dépassement 350 € sur la base de la prise en charge ». Une complémentaire santé peut prendre en charge une partie de ce dépassement, selon le contrat.

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Un grain de beauté peut-il revenir après son retrait ?

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L'exérèse vise à retirer la lésion en totalité, ce que vérifie l'analyse histologique. Une récidive locale reste toutefois possible, parfois des années après : la cicatrice doit donc être surveillée.

Tarifs

Exérèse de tumeur cutanée
350
Reconstruction après exérèse
500