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Chaque semaine, une actualité de la chirurgie ou de la médecine esthétique, et ce qu'elle change concrètement pour les patients. Une lecture du Dr David Ganon, chirurgien plasticien à Paris 8e.
Encadrement de la médecine esthétique : où en est-on ?
Fin 2025, le Parlement avait adopté, dans le budget de la Sécurité sociale pour 2026, une mesure attendue de longue date : confier à l'Ordre des médecins, et non plus aux agences régionales de santé, la délivrance de l'autorisation d'exercer la médecine esthétique, avec des exigences de qualification, de formation et d'expérience à préciser par décret. Le Conseil constitutionnel a censuré cette disposition le 30 décembre 2025, considérant qu'elle n'avait pas sa place dans une loi de financement. Le cadre applicable demeure donc celui d'avant.
Dans le même temps, l'ANSM a piloté avec neuf autres agences européennes un contrôle de dix-sept produits de comblement à base d'acide hyaluronique. Treize se sont révélés conformes à l'ensemble des essais ; quatre ont présenté des anomalies portant sur la biocompatibilité, la composition ou les endotoxines, et quatre des défauts d'étiquetage. Aucune restriction de mise sur le marché n'a été prononcée à ce stade.
Ce que j'en retiens pour mes patients : tant que la loi n'évolue pas, la vigilance leur revient. Trois vérifications simples. L'injection doit être réalisée par un médecin — c'est une obligation légale en France, et elle n'est pas toujours respectée. Le nom du produit, son marquage CE suivi de quatre chiffres et son numéro de lot doivent pouvoir vous être communiqués et figurer dans votre dossier. Enfin, un tarif très inférieur au marché doit alerter : il traduit souvent un produit ou un cadre d'exercice qui ne sont pas ceux d'une pratique médicale.