Bas-ventre féminin, région concernée par la chirurgie intime

Nymphoplastie : réduction des petites lèvres

Rédigé et relu par le Dr David Ganon, chirurgien plasticien à Paris 8e, ancien chef de clinique des hôpitaux de Paris.

Mis à jour le 12 octobre 2026

PRINCIPES

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L'hypertrophie des petites lèvres est définie par une taille excessive des petites lèvres notamment par rapport à celle des grandes lèvres.

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Ainsi en position debout les petites lèvres font saillie et dépassent de la fente vulvaire, donnant un aspect de petites lèvres « tombantes ».

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L'hypertrophie est le plus souvent bilatérale conservant l'asymétrie physiologique des petites lèvres, la gauche étant naturellement plus importante que la droite ; elle peut cependant être unilatérale. Cet aspect apparaît le plus souvent à la puberté (hypertrophie primaire juvénile) mais il peut survenir après un accouchement ou à la ménopause (hypertrophie secondaire par vulvoptose ou fausse hypertrophie dont le traitement n'est pas alors celui de l'hypertrophie classique).

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Bien souvent les petites lèvres vont présenter une hyperpigmentation due aux frottements dans la lingerie. Parfois, l'hypertrophie se prolonge en avant réalisant des replis de part et d'autre du clitoris. L'hypertrophie des petites lèvres entraîne souvent une gêne vestimentaire (port de jean serré, de string, de maillot de bain moulant) ou lors de la pratique de certains sports (bicyclette, équitation, escalade). La gêne est variable lors des rapports sexuels, moins physique (interposition des petites lèvres lors de la pénétration) que psychologique (gêne à se dénuder devant un partenaire). Parfois cette hypertrophie est responsable de mycoses à répétition.

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Ces altérations physiques parfois majeures, ainsi que la souffrance psychique induite, confèrent une finalité thérapeutique à cet acte chirurgical réparateur. Ces troubles peuvent ainsi justifier la prise en charge par l'Assurance Maladie dans les cas les plus importants. La liste des interventions prises en charge par la Sécurité sociale est détaillée sur la page chirurgie prise en charge par la Sécurité sociale.

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Le vieillissement progressif de la vulve avec atrophie des grandes lèvres peut être traité dans le même temps par injection de graisse autologue avec lipoaspiration (liposuccion) du ventre ou des cuisses. Il s’agit d’une indication à une anesthésie générale dans le cadre de cette procédure combinée, sans prise en charge par l'Assurance Maladie dans ce cas.

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OBJECTIFS

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L'intervention chirurgicale ayant pour but la réduction de la taille des petites lèvres se nomme la nymphoplastie. Elle peut également viser à la correction d'une éventuelle asymétrie majeure, sans omettre, s'il y a lieu, la réduction des prolongements antérieurs de chaque côté du clitoris. L'objectif est d'obtenir une vulve harmonieuse avec une taille des petites lèvres en rapport avec celle des grandes lèvres et le volume de la vulve.

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L'intervention réalise l'ablation de l'excès labial. La résection se fait à la demande selon un schéma pré-établi personnalisé, dont le tracé suit le bord libre de la petite lèvre.

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Cette technique a l'avantage d'être sûre, et parfaitement adaptable à votre anatomie. Elle permet de traiter non seulement l'hypertrophie des petites lèvres mais aussi le prolongement antérieur s'il y a lieu, et de réduire l'hyperpigmentation fréquemment associée. Les berges cutanéo-muqueuses sont suturées au fil résorbable.

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Une nymphoplastie peut être effectuée dès l'âge adulte et sans limite d'âge. L'intervention n'aura aucune conséquence négative ultérieure sur les accouchements. La cicatrice est quasiment invisible et reste en général très discrète dans la vie intime.

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AVANT L'INTERVENTION

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Un interrogatoire suivi d'un examen attentif aura été réalisé par le Dr David Ganon qui prendra en compte tous les paramètres qui font de votre anatomie un cas particulier ainsi que votre motivation.

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Un bilan sanguin préopératoire sera réalisé conformément aux prescriptions. Celui-ci n’est pas systématique. Le médecin anesthésiste sera vu en consultation, au plus tard 48 heures avant l'intervention en cas d’anesthésie générale.

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Aucun médicament contenant de l'aspirine, ou anti-inflammatoire ou anti-coagulant ne devra être pris dans les cinq jours précédant l'opération. Il faudra rester à jeun (ne rien manger ni boire) six heures avant l'intervention en cas d’anesthésie générale.

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Le rasage n'est pas nécessaire.

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TYPE D'ANESTHÉSIE ET MODALITÉS D'HOSPITALISATION

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Type d'anesthésie : la nymphoplastie est le plus souvent réalisée sous anesthésie locale mais on peut aussi avoir recours à une anesthésie générale si votre préférence se porte sur cette modalité ou en cas de traitement associé des grandes lèvres par injection de graisse autologue.

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Modalités d'hospitalisation : en général, l'intervention se pratique en ambulatoire c'est-à-dire avec une sortie le jour même après quelques heures de surveillance. La patiente peut alors regagner son domicile dès que sont état général le permet. Toutefois, pour des raisons sociales, familiales ou personnelles une courte hospitalisation d’une nuit peut être envisagée.

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L'INTERVENTION

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Le Dr David Ganon adopte des procédés qui lui sont propres et qu'il adapte à chaque cas pour corriger sélectivement les défauts présents et obtenir les meilleurs résultats. Il est donc difficile de systématiser l'intervention. Toutefois, on peut retenir des principes de base communs :

- Anesthésie locale : un produit anesthésique est infiltré directement dans la petite lèvre par votre chirurgien, au moyen d’une aiguille fine, peu douloureuse, en moins d’une minute avec effet immédiat et total durant plusieurs heures,

- Résection prudente de l’excès des petites lèvres, ce afin de redonner une anatomie dotée de proportions normales, compatibles avec une vie intime épanouie et l’absence de gêne au quotidien,

- L’extension de la résection vers le clitoris est en général minime, ceci afin de ne pas induire de dysfonction sexuelle, de troubles de la sensibilité, de douleurs, ou la formation de bride gênant l’érection clitoridienne normale au moment des rapports sexuels.

- Une suture continue faite d’un fil à résorption rapide (2 à 3 semaines) permettant un retour à la vie intime, sportive, et à l’activité sexuelle en toute sécurité passée cette période.

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En fin d'intervention, un pansement léger est placé dans un slip de protection.

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L’intervention dure 45 minutes.

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SUITES OPÉRATOIRES ET CONVALESCENCE

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Un minime saignement dure 2 à 3 jours. Un gonflement et des ecchymoses sont habituels.

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Les suites opératoires sont en général peu douloureuses, ne nécessitant que des antalgiques simples. Une protection sera glissée dans le slip quelques jours. Il est conseillé d'adopter un habillement ample (jupe ou pantalon peu serré). La toilette intime est réalisée par douche quotidienne avec un savon habituel. On préférera pour le séchage de la zone opérée un tamponnement très doux avec une serviette propre.

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On conseille d'attendre six semaines pour la reprise progressive d'une activité sexuelle. Un arrêt de travail n'est le plus souvent pas nécessaire. On conseille d'attendre un à deux mois pour reprendre une activité type équitation ou cyclisme.

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LE RÉSULTAT

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Il ne peut être jugé qu'un mois après l'intervention. La vulve a alors une forme harmonieuse.

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Les cicatrices s'estompent en 1 à 2 mois. Le but de cette chirurgie est d'apporter une amélioration et non pas d'atteindre la perfection. Si vos souhaits sont réalistes, le résultat obtenu devrait vous donner satisfaction.

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LES IMPERFECTIONS

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D’occurrence rare avec un praticien qui maîtrise cette chirurgie, Il s'agit essentiellement d'asymétries résiduelles, d'inadéquation de taille (résection insuffisante) ou de la persistance du prolongement antérieur. Dans ces cas, une correction chirurgicale secondaire peut être faite mais il convient d'attendre au moins 6 mois avant cela.

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LES COMPLICATIONS

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La nymphoplastie de réduction, bien que réalisée pour des motivations en partie esthétiques, n'en reste pas moins une véritable intervention chirurgicale, ce qui implique les risques inhérents à tout acte médical, aussi léger soit-il. Cet acte reste notamment soumis aux aléas liés aux tissus vivants dont les réactions ne sont jamais entièrement prévisibles.

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Les suites opératoires sont en général simples au décours d'une nymphoplastie. Toutefois, des complications peuvent survenir, certaines d'ordre général, inhérentes à tout acte chirurgical, d'autres loco-régionales spécifiques de cette intervention.

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Il faut distinguer les complications liées à l'anesthésie de celles liées au geste chirurgical :

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- En cas d’anesthésie générale, lors de la consultation préopératoire obligatoire, le médecin anesthésiste informera lui-même la patiente des risques. Il faut savoir que l'anesthésie, quelle qu'elle soit, induit dans l'organisme des réactions parfois imprévisibles. Toutefois, en ayant recours à un anesthésiste-réanimateur compétent, exerçant dans un contexte réellement chirurgical, les risques encourus sont devenus statistiquement très faibles. Il faut en effet garder à l'esprit que les techniques, les produits anesthésiques et les méthodes de surveillance ont fait d'immenses progrès ces trente dernières années, offrant des conditions de sécurité rigoureuses, surtout quand l'intervention est réalisée en dehors de l'urgence et chez une personne en bonne santé,

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- En ce qui concerne le geste chirurgical : en choisissant un Chirurgien Plasticien qualifié et compétent, formé à ce type d'intervention, comme le Dr David Ganon, vous limitez au maximum ces risques, sans toutefois les supprimer complètement. Heureusement, les vraies complications sont rares à la suite d'une nymphoplastie réalisée dans les règles. En pratique, l'immense majorité des interventions se passe sans aucun problème et les patientes sont satisfaites de leur résultat.

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Pour autant, et malgré leur rareté, vous devez être informée des complications possibles :

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- Un saignement est rare mais peut nécessiter une reprise rapide,

- La survenue d'une infection, en pratique très rare, se résout rapidement avec des antibiotiques pris pendant quelques jours et est bien prévenue par une bonne hygiène intime pré et postopératoire.

- Un retard de cicatrisation voire même une désunion des berges des sutures peuvent parfois être observés, allongeant les suites opératoires, surtout en cas de tabac ou reprise d’activité sexuelle ou sportive avant les délais conseillés,

- Une altération durable de la sensibilité est exceptionnelle. On peut aussi observer, dans certains cas de résection trop importante, toujours à éviter, une hypersensibilité du bord libre parfois à l'origine de douleurs lors des rapports sexuels.

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Ainsi dans la très grande majorité des cas, cette intervention bien étudiée au préalable et correctement maîtrisée donne un résultat très appréciable en termes d'esthétique et de confort.

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Il ne faut pas surévaluer les risques, mais simplement prendre conscience qu'une intervention chirurgicale comporte toujours une part d'aléas. Le recours à un Chirurgien Plasticien qualifié permet de bénéficier de la formation et de la compétence requises pour limiter ces complications et les prendre en charge le cas échéant.

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GESTE COMPLÉMENTAIRE : AUGMENTATION DES GRANDES LÈVRES

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Au cours de la vie génitale, la vulve peut être le siège de modifications morphologiques particulièrement mal vécues, notamment au niveau des grandes lèvres. Affectées par les accouchements puis la ménopause, elles perdent leur aspect charnu et leur tonicité, aboutissant à un certain degré de ptôse, voire de béance. La restauration de leur volume est possible soit par injections d'acide hyaluronique, soit par lipomodelage (autogreffe graisseuse).

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Le premier procédé se déroule au cabinet médical et permet une restauration provisoire du volume du fait de la résorption progressive du produit en 12 à 18 mois.

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Le lipomodelage ne peut être pratiqué qu'au bloc opératoire sous anesthésie générale mais assure au contraire une correction à long terme.

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Enfin dans les cas particulièrement marqués, avec grandes lèvres vraiment pendantes, la correction ne peut se résumer à une restauration de volume qui conduirait à une hypercorrection (aspect de lèvres trop gonflées) mais nécessite une résection chirurgicale associée à un lipofilling assurant ainsi une correction harmonieuse (lifting des grandes lèvres).

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LA QUESTION DU TABAC

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Les données scientifiques sont unanimes quant aux effets néfastes de la consommation tabagique dans les semaines entourant une intervention chirurgicale. Ces effets sont multiples et peuvent entraîner des complications cicatricielles majeures, des échecs de la chirurgie et favoriser l'infection. Le tabac peut être aussi responsable de complications respiratoires ou cardiaques durant l'anesthésie.

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Dans cette optique, un arrêt complet du tabac est demandé au moins 6 semaines avant l'intervention et jusqu'à 6 semaines après. La cigarette électronique doit être considérée de la même manière.

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Si vous fumez, parlez-en à votre chirurgien et à votre anesthésiste. Une prescription de substituts nicotiniques pourra ainsi vous être proposée. Vous pouvez également obtenir de l'aide auprès de Tabac-Info-Service (3989) pour vous orienter vers un sevrage tabagique éventuellement avec un tabacologue.

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POUR ALLER PLUS LOIN

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La chirurgie intime de l'homme fait l'objet de pages distinctes : la pénoplastie (allongement du pénis) et le lifting testiculaire (lifting scrotal).

Consulter le Dr David Ganon

Consultations à Paris 8e, 10 rue Quentin Bauchart (mardi et mercredi), et à Saint-Maur-des-Fossés, 54 avenue Beaurepaire (vendredi). Première consultation : 100 € ; les consultations de suivi ne sont pas facturées. Téléconsultation possible.

Réserver directement : Paris 8e · Saint-Maur-des-Fossés

Pour toute intervention de chirurgie esthétique, un devis détaillé vous est remis en consultation, puis un délai de réflexion d’au moins 15 jours est respecté avant l’intervention.

Photos avant / après : Nymphoplastie (réduction des petites lèvres)

QUESTIONS FRÉQUENTES SUR LA NYMPHOPLASTIE :

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Qu'appelle-t-on hypertrophie des petites lèvres ?

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L'hypertrophie des petites lèvres est définie par une taille excessive des petites lèvres, notamment par rapport à celle des grandes lèvres. En position debout, les petites lèvres font saillie et dépassent de la fente vulvaire. L'hypertrophie est le plus souvent bilatérale, conservant l'asymétrie physiologique des petites lèvres, la gauche étant naturellement plus importante que la droite ; elle peut cependant être unilatérale.

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À quel moment de la vie apparaît-elle ?

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Cet aspect apparaît le plus souvent à la puberté : il s'agit alors d'une hypertrophie primaire juvénile. Il peut aussi survenir après un accouchement ou à la ménopause : il s'agit dans ce cas d'une hypertrophie secondaire par vulvoptose, ou fausse hypertrophie, dont le traitement n'est pas celui de l'hypertrophie classique.

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Quelles gênes cette hypertrophie entraîne-t-elle ?

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Elle entraîne souvent une gêne vestimentaire, par exemple au port d'un jean serré, d'un string ou d'un maillot de bain moulant, ou lors de la pratique de certains sports comme la bicyclette, l'équitation ou l'escalade. Les petites lèvres présentent bien souvent une hyperpigmentation due aux frottements dans la lingerie, et cette hypertrophie est parfois responsable de mycoses à répétition. La gêne lors des rapports sexuels est variable, moins physique que psychologique.

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À partir de quel âge peut-on être opérée ?

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Une nymphoplastie peut être effectuée dès l'âge adulte et sans limite d'âge supérieure.

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Nymphoplastie ou labiaplastie : quelle différence ?

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Dans le langage courant, le terme labiaplastie désigne le plus souvent la nymphoplastie, c'est-à-dire la réduction chirurgicale de la taille des petites lèvres. Elle traite l'hypertrophie des petites lèvres, définie par une taille excessive des petites lèvres, notamment par rapport à celle des grandes lèvres.

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En quoi consiste l'intervention ?

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L'intervention réalise l'ablation de l'excès labial. La résection se fait à la demande selon un schéma pré-établi personnalisé, dont le tracé suit le bord libre de la petite lèvre. Elle peut également viser à la correction d'une asymétrie majeure et à la réduction des prolongements antérieurs de chaque côté du clitoris ; cette extension vers le clitoris reste en général minime afin de ne pas induire de dysfonction, de troubles de la sensibilité ou de douleurs. Les berges cutanéo-muqueuses sont suturées au fil résorbable.

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Quel type d'anesthésie est utilisé ?

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La nymphoplastie est le plus souvent réalisée sous anesthésie locale : un produit anesthésique est infiltré directement dans la petite lèvre au moyen d'une aiguille fine, en moins d'une minute, avec un effet immédiat et total durant plusieurs heures. On peut aussi avoir recours à une anesthésie générale si votre préférence se porte sur cette modalité, ou en cas de traitement associé des grandes lèvres par injection de graisse autologue.

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Combien de temps dure l'intervention et l'hospitalisation ?

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L'intervention dure 45 minutes. Elle se pratique en général en ambulatoire, avec une sortie le jour même après quelques heures de surveillance, dès que votre état général le permet. Toutefois, pour des raisons sociales, familiales ou personnelles, une courte hospitalisation d'une nuit peut être envisagée.

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Comment dois-je me préparer ?

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Un bilan sanguin préopératoire sera réalisé conformément aux prescriptions, sans être systématique. En cas d'anesthésie générale, le médecin anesthésiste sera vu en consultation au plus tard 48 heures avant l'intervention et il faudra rester à jeun six heures avant. Aucun médicament contenant de l'aspirine, ni anti-inflammatoire, ni anticoagulant ne devra être pris dans les cinq jours précédant l'opération. Le rasage n'est pas nécessaire.

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Quelle douleur après une nymphoplastie ?

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Les suites opératoires sont en général peu douloureuses et ne nécessitent que des antalgiques simples. Un minime saignement dure 2 à 3 jours ; un gonflement et des ecchymoses sont habituels. Une protection sera glissée dans le slip pendant quelques jours et il est conseillé d'adopter un habillement ample. La toilette intime est réalisée par une douche quotidienne avec un savon habituel, le séchage de la zone opérée se faisant par un tamponnement très doux avec une serviette propre.

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Quand puis-je reprendre le travail, le sport et l'activité sexuelle ?

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Un arrêt de travail n'est le plus souvent pas nécessaire. La suture est faite d'un fil à résorption rapide, en 2 à 3 semaines. Il est conseillé d'attendre six semaines pour la reprise progressive d'une activité sexuelle, et un à deux mois pour reprendre une activité de type équitation ou cyclisme. Une reprise avant les délais conseillés expose à un retard de cicatrisation, voire à une désunion des berges des sutures.

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Nymphoplastie avant/après : quel résultat attendre ?

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Avant l'intervention, les petites lèvres font saillie et dépassent de la fente vulvaire en position debout. Après la nymphoplastie, l'objectif est une vulve d'aspect harmonieux et naturel, avec une taille des petites lèvres en rapport avec celle des grandes lèvres ; le résultat ne peut être jugé qu'un mois après l'intervention. Le but de cette chirurgie est d'apporter une amélioration, et non d'atteindre la perfection.

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Quand le résultat peut-il être jugé ?

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Le résultat ne peut être jugé qu'un mois après l'intervention. Les cicatrices s'estompent en 1 à 2 mois. La cicatrice est quasiment invisible et reste en général très discrète dans la vie intime.

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L'intervention aura-t-elle des conséquences sur un futur accouchement ?

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Non. L'intervention n'aura aucune conséquence négative ultérieure sur les accouchements.

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Quels sont les risques d'une nymphoplastie ?

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Les suites sont en général simples, mais la nymphoplastie reste une véritable intervention chirurgicale, avec des complications rares : saignement pouvant nécessiter une reprise rapide, infection, en pratique très rare, retard de cicatrisation, voire désunion des berges des sutures, surtout en cas de tabac ou de reprise trop précoce de l'activité sexuelle ou sportive. Une altération durable de la sensibilité est exceptionnelle ; une résection trop importante, toujours à éviter, peut être à l'origine d'une hypersensibilité du bord libre et de douleurs lors des rapports. Ces complications possibles vous sont exposées en consultation.

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Une correction secondaire est-elle possible ?

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Les imperfections sont d'occurrence rare. Il s'agit essentiellement d'asymétries résiduelles, d'une inadéquation de taille par résection insuffisante, ou de la persistance du prolongement antérieur. Dans ces cas, une correction chirurgicale secondaire peut être faite, mais il convient d'attendre au moins 6 mois.

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Peut-on traiter les grandes lèvres dans le même temps ?

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Affectées par les accouchements puis la ménopause, les grandes lèvres perdent leur aspect charnu et leur tonicité. La restauration de leur volume est possible soit par injections d'acide hyaluronique, réalisées au cabinet médical mais provisoires du fait de la résorption progressive du produit en 12 à 18 mois, soit par lipomodelage, qui ne peut être pratiqué qu'au bloc opératoire sous anesthésie générale mais assure une correction à long terme. Dans les cas particulièrement marqués, une résection chirurgicale associée à un lipofilling est nécessaire.

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Quel est le prix d'une nymphoplastie ?

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Au cabinet du Dr David Ganon, à Paris 8e, la nymphoplastie est facturée 1 900 € : tarif applicable lorsque l'intervention peut être prise en charge par l'Assurance maladie, selon l'indication médicale. Le lipofilling des grandes lèvres, réalisé sous anesthésie générale, est facturé 2 100 € et n'est pas pris en charge par l'Assurance maladie. Ces tarifs sont tout compris (honoraires du chirurgien, frais de clinique et, en cas d'anesthésie générale, honoraires de l'anesthésiste) ; le montant exact figure sur le devis détaillé remis en consultation.

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Une nymphoplastie peut-elle être remboursée par la Sécurité sociale ?

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Ces altérations physiques parfois majeures, ainsi que la souffrance psychique induite, confèrent une finalité thérapeutique à cet acte chirurgical réparateur. Ces troubles peuvent ainsi justifier la prise en charge par l'Assurance Maladie dans les cas les plus importants. En revanche, lorsque la nymphoplastie est associée à un traitement des grandes lèvres par injection de graisse autologue, cette procédure combinée ne fait pas l'objet d'une prise en charge par l'Assurance Maladie.

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Qui réalise l'intervention ?

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Le Dr David Ganon est chirurgien qualifié en chirurgie plastique, reconstructrice et esthétique auprès du Conseil de l'Ordre des médecins. Ancien interne et chef de clinique des hôpitaux de Paris, il est praticien attaché à l'hôpital Saint-Louis.

Tarifs : Nymphoplastie (réduction des petites lèvres) à Paris 8e

Nymphoplastie (réduction des petites lèvres)
1 900 €
Lipofilling des grandes lèvres
2 100 €