
Lifting sans chirurgie : ce qui est possible
Rédigé et relu par le Dr David Ganon, chirurgien plasticien à Paris 8e, ancien chef de clinique des hôpitaux de Paris.
Mis à jour le 5 octobre 2026
En bref : un lifting sans chirurgie ne retire pas de peau : aucun geste non chirurgical ne le peut. La toxine botulique agit sur les muscles, l'acide hyaluronique sur les plis et les volumes ; le Radiesse, lui, raffermit la peau qui se relâche. Ces injections conviennent à un relâchement débutant ; lorsque la peau est en excès, seule la chirurgie la retire.
LIFTING SANS CHIRURGIE : CE QUE RECOUVRE L'EXPRESSION
Le lifting sans chirurgie, que l'on appelle aussi « lifting médical », désigne des traitements qui améliorent un visage qui se relâche, sans incision ni décollement. La formule est commode, mais elle est à manier avec prudence : il ne s'agit pas d'un lifting.
Un lifting repositionne les tissus et retire la peau en excès. Aucun geste non chirurgical ne retire de peau : les injections agissent sur les muscles, sur la qualité de la peau ou sur les volumes. Elles conviennent à un relâchement débutant, pas à une peau réellement en excès.
Cette page ne présente que les gestes que pratique le Dr David Ganon, avec, pour chacun, ce qu'il permet et ce qu'il ne permet pas. L'indication se pose en consultation, après examen.
LA TOXINE BOTULIQUE ET LE NEFERTITI LIFT
La toxine botulique diminue temporairement la contraction des muscles. Sur le tiers supérieur du visage — front, rides du lion, patte d'oie —, elle atténue les rides d'expression ; injectée régulièrement, elle enraye le vieillissement de cette zone en empêchant ces rides de s'installer.
Dans le bas du visage et au cou, elle agit autrement : en relâchant les muscles qui tirent vers le bas, elle libère l'action des muscles élévateurs. C'est le principe du Nefertiti lift, qui traite le platysma, le muscle du cou : la ligne de la mâchoire paraît plus nette, l'ovale discrètement relevé, les cordes verticales du cou atténuées.
Le résultat s'installe en 7 à 15 jours et dure en moyenne 4 à 6 mois ; la toxine botulique est facturée 400 € le flacon. Le Nefertiti lift améliore un ovale en tout début de relâchement, mais ne corrige ni un relâchement installé ni un excès de peau. Le traitement du bas du visage et du cou est un usage hors autorisation de mise sur le marché, dont il vous est fait mention en consultation.
LE RADIESSE, BIOSTIMULATEUR DU RELÂCHEMENT CUTANÉ
Dans le tiers moyen et le tiers inférieur du visage, le vieillissement prend surtout la forme d'un relâchement de la peau, qui s'affine, se détend et se fripe. Le Radiesse y joue le rôle que tient la toxine botulique dans le tiers supérieur : c'est un biostimulateur, qui induit la formation d'un nouveau collagène par la peau.
Injecté en nappe à la micro-canule, il redonne progressivement à la peau densité et fermeté, au visage comme au cou et au décolleté. L'amélioration apparaît à partir du premier mois et se renforce entre le troisième et le sixième mois ; elle dure habituellement 12 à 18 mois.
Le rythme est d'une injection tous les 3 à 6 mois la première année, puis d'une séance par an ; la seringue est facturée 450 €. Le Radiesse traite le relâchement de la peau : il ne supprime pas un excès cutané constitué.
L'ACIDE HYALURONIQUE ET LE CONTOUR MANDIBULAIRE
L'acide hyaluronique comble et hydrate : il atténue sillons et plis, et restaure des volumes qui ont fondu avec l'âge. En restaurant les soutiens profonds du visage, il peut corriger un affaissement des traits à son stade initial. Le résultat est immédiat ; la seringue est facturée 350 € pour ces indications.
Appliqué à la ligne de la mâchoire, c'est le contour mandibulaire : un acide hyaluronique très cohésif, injecté en profondeur au contact de l'os, redessine l'angle et la branche de la mandibule et atténue visuellement des bajoues débutantes. Le résultat dure de 12 à 18 mois.
Ajouter du volume ne corrige pas un relâchement installé : sur des bajoues franches ou un cou empâté, le comblement alourdit le bas du visage au lieu de l'affiner. C'est l'examen qui fait la part entre un manque de volume, accessible à l'injection, et un excès de tissus.
LE MÉSOBOTOX, POUR LA QUALITÉ DE LA PEAU
Le mésobotox dépose d'infimes quantités de toxine botulique très diluée dans le derme superficiel. Il améliore le grain de la peau, resserre l'aspect des pores, diminue la brillance et atténue les rougeurs, sans modifier ni les traits ni l'expression.
Il ne comble pas et ne retend pas : un relâchement cutané installé relève de la radiofréquence ou de la chirurgie. L'amélioration se juge à la troisième semaine et dure en moyenne 3 à 4 mois.
LA RADIOFRÉQUENCE QUANTUM : UNE INTERVENTION, PAS UN SOIN
Le lifting cervical par radiofréquence Quantum n'est pas un soin de surface : c'est une intervention mini-invasive, réalisée au bloc opératoire sous anesthésie locale. Une lipoaspiration ciblée retire la graisse sous le menton et des bajoues, puis une radiofréquence sous-cutanée chauffe les tissus de façon contrôlée pour les rétracter et relancer la production de collagène ; la radiofréquence n'y est jamais pratiquée seule.
L'abord se limite à trois orifices de 2 mm. L'intervention dure trente minutes en moyenne, en ambulatoire ; l'éviction sociale est de sept jours, dont cinq de pansement compressif ; le résultat est annoncé pour six à huit ans ; le tarif est de 4 000 €.
Elle comporte des risques, dont un risque théorique de brûlure et de très rares atteintes de la motricité d'une hémi-lèvre inférieure, toujours réversibles en quelques semaines. Elle s'adresse à un relâchement modéré du cou associé à un excès de graisse ; elle ne retire pas de peau. Les différentes familles de radiofréquence sont présentées dans la page radiofréquence du visage et du cou.
QUAND LA CHIRURGIE DEVIENT LA BONNE RÉPONSE
Lorsque l'excès cutané est franc — bajoues installées, ligne de mâchoire effacée, angle entre le menton et le cou disparu —, aucune injection et aucune rétraction ne remplacent le fait de retirer la peau en trop. C'est l'indication d'un lifting.
Pour le bas du visage et le cou, le Dr Ganon pratique le G-Lift : décollement cutané, plicature du SMAS et traitement du platysma, résection cutanée mesurée, puis, en dernier, radiofréquence sous-cutanée sur une peau déjà redrapée. L'intervention se fait sous anesthésie générale, dure deux à trois heures et comporte une nuit d'hospitalisation ; les cicatrices, autour de l'oreille et sous le menton, deviennent quasi invisibles entre le troisième et le sixième mois ; le tarif est de 8 000 €.
Les injections gardent ensuite leur place : à distance de l'intervention, le Radiesse et la toxine botulique entretiennent le résultat dans la durée. L'âge n'est pas le critère de choix : c'est l'excès de peau, mesuré à l'examen, qui décide.
POUR ALLER PLUS LOIN
Pour choisir entre graisse et produit injectable lorsque le visage a perdu du volume, voir lipofilling ou acide hyaluronique. Sur le cou, voir cou de dindon : causes et solutions ; sur les techniques de lifting, deep plane, SMAS, mini-lifting : quelles différences.
Pour un avis adapté à votre visage, vous pouvez prendre rendez-vous au cabinet de Paris 8e ou de Saint-Maur-des-Fossés, ou appeler le 07 83 79 83 71. Les tarifs du cabinet sont réunis sur la page devis et tarifs.
Consulter le Dr David Ganon
Consultations à Paris 8e, 10 rue Quentin Bauchart, et à Saint-Maur-des-Fossés, 54 avenue Beaurepaire. Première consultation : 100 € ; les consultations de suivi ne sont pas facturées. Téléconsultation possible.
Pour toute intervention de chirurgie esthétique, un devis détaillé vous est remis en consultation, puis un délai de réflexion d’au moins 15 jours est respecté avant l’intervention.
Avant / après
QUESTIONS FRÉQUENTES SUR LE LIFTING SANS CHIRURGIE :
Le lifting médical est-il un vrai lifting ?
Non. L'expression désigne des injections qui améliorent la tension ou la qualité de la peau, sans incision ; elles ne retirent pas de peau et n'agissent pas comme un lifting, qui repositionne les tissus et retire l'excédent.
Peut-on remonter les bajoues sans chirurgie ?
Des bajoues débutantes peuvent être atténuées visuellement par le contour mandibulaire à l'acide hyaluronique, qui restaure l'appui de la mâchoire ; lorsque la peau de l'ovale s'est relâchée, le Radiesse la raffermit progressivement. Des bajoues franches, qui traduisent un véritable excès de tissus, relèvent de la chirurgie.
Combien de temps dure un lifting sans chirurgie ?
Cela dépend du geste : en moyenne 4 à 6 mois pour la toxine botulique, habituellement 12 à 18 mois pour le Radiesse comme pour le contour mandibulaire à l'acide hyaluronique. Le résultat s'entretient par des séances régulières.
Combien coûte un lifting sans chirurgie ?
Au cabinet du Dr Ganon, la toxine botulique est facturée 400 € le flacon, le Radiesse 450 € la seringue et l'acide hyaluronique 350 € la seringue pour le contour mandibulaire et les sillons. Le nombre de flacons ou de seringues est évalué en consultation et un devis est remis avant tout traitement ; tous les tarifs figurent sur la page devis et tarifs.
Les injections sont-elles douloureuses ?
Elles sont en général peu douloureuses. Le Radiesse est préparé avec de la lidocaïne, comme de nombreux acides hyaluroniques, et une crème anesthésiante peut être appliquée avant la séance chez les personnes sensibles.
Peut-on reprendre le travail juste après ?
Oui : après des injections, le retour à une vie normale est immédiat, même si un œdème, une rougeur ou de petites ecchymoses peuvent se voir quelques jours. Le lifting cervical par radiofréquence, qui est une intervention, demande en revanche sept jours d'éviction sociale.
La radiofréquence est-elle un lifting sans chirurgie ?
Pas au sens d'un soin : chez le Dr Ganon, la radiofréquence Quantum est délivrée sous la peau au cours d'une intervention, associée soit à une lipoaspiration sous anesthésie locale, soit à un lifting. Elle rétracte la peau par la chaleur mais ne la retire pas : elle ne remplace pas un lifting lorsque l'excès de peau est franc.
Les injections sont-elles remboursées ?
Non, la médecine esthétique n'est pas prise en charge par l'Assurance maladie. Le délai de réflexion de quinze jours prévu pour la chirurgie ne s'y applique pas de plein droit, mais rien ne justifie de réaliser l'acte le jour même de la première consultation.