
Cou de dindon : causes et solutions
Rédigé et relu par le Dr David Ganon, chirurgien plasticien à Paris 8e, ancien chef de clinique des hôpitaux de Paris.
Mis à jour le 5 octobre 2026
En bref : le cou de dindon associe, selon les cas, une peau relâchée, des cordes du muscle peaucier, de la graisse sous le menton, parfois un menton en retrait. Les cordes répondent à la toxine botulique ; graisse et relâchement modéré, au lifting cervical par radiofréquence Quantum ; un excès de peau franc, au G-Lift. L'examen fait la part de chaque cause.
QU'APPELLE-T-ON UN COU DE DINDON ?
Le cou de dindon désigne, dans le langage courant, un cou dont la peau pend sous le menton, dont l'angle avec la mâchoire s'est effacé et sur lequel se dessinent parfois des cordes verticales. On parle aussi de cou relâché, de fanons ou de cordes du cou.
Ce n'est pas une maladie, mais un aspect auquel plusieurs mécanismes contribuent, le plus souvent associés. Les distinguer est indispensable, car chacun relève d'un traitement différent : un geste qui ne vise pas la bonne cause donne un résultat décevant.
LES CAUSES DU COU DE DINDON : PEAU, MUSCLE, GRAISSE, MENTON
• Une peau relâchée : fine et peu soutenue, la peau du cou se distend avec le temps ; elle peut aussi perdre son élasticité après une perte de poids importante, ou de manière constitutionnelle ;
• Des cordes du muscle peaucier : le platysma, muscle large et fin qui recouvre le cou, se relâche, et ses bords antérieurs apparaissent sous la forme de deux cordes verticales, plus visibles à l'effort ;
• Un excès de graisse sous le menton : un amas localisé, souvent familial, qui efface l'angle entre le menton et le cou ;
• Un menton peu projeté : il raccourcit la distance entre la lèvre et le cou et accentue l'impression d'empâtement, même lorsque la graisse est normale.
Le platysma tire aussi la ligne de la mâchoire vers le bas. Avec les années, les muscles abaisseurs du bas du visage prennent le dessus : l'ovale s'estompe et les cordes du cou apparaissent.
Ces causes s'additionnent le plus souvent. À l'examen, le Dr David Ganon apprécie la qualité et l'élasticité de la peau, la tonicité du platysma, la répartition de la graisse et la projection du menton : c'est ce bilan, et non l'âge, qui oriente le traitement.
CE QUI NE SUFFIT PAS
Une surcharge de graisse localisée sous le menton ne disparaît en règle générale ni avec un régime, ni avec l'exercice physique. Un amaigrissement important peut même aggraver l'aspect du cou, en vidant la graisse sans retendre la peau qui la contenait.
Les injections de comblement ne traitent pas non plus la peau qui pend : sur un cou empâté ou un relâchement installé, ajouter du volume alourdit le bas du visage au lieu de l'affiner. Leur place se limite ici au menton, lorsqu'il manque de projection.
Enfin, ni les injections ni la radiofréquence ne retirent de peau. Lorsque l'excès cutané est franc, seule une intervention qui retire la peau en trop permet de le corriger.
DES CORDES DU COU : LA TOXINE BOTULIQUE (NEFERTITI LIFT)
Lorsque le cou de dindon tient surtout à des cordes verticales, sur une peau encore de bonne qualité, la toxine botulique peut les atténuer. Le traitement, décrit sous le nom de Nefertiti lift, consiste à déposer de petites quantités de produit le long du bord de la mâchoire et sur la partie haute des cordes du platysma.
En relâchant ce muscle, on obtient une ligne de mâchoire plus nette, un discret relèvement de l'ovale, des cordes atténuées et un angle entre le menton et le cou visuellement plus marqué. La séance a lieu au cabinet et dure quelques minutes ; le résultat s'installe en 7 à 15 jours et dure en moyenne 4 à 6 mois. La toxine botulique est facturée 400 € le flacon.
Ce traitement améliore un ovale en tout début de relâchement ; il ne corrige ni un relâchement cutané installé, ni un excès de peau, ni un excès de graisse. Le traitement du cou est un usage hors autorisation de mise sur le marché, dont il vous est fait mention en consultation. Le détail figure sur la fiche Botox du tiers inférieur et Nefertiti lift.
GRAISSE ET RELÂCHEMENT MODÉRÉ : LE LIFTING CERVICAL PAR RADIOFRÉQUENCE
Lorsque le cou associe un excès de graisse sous le menton et un relâchement modéré, sur une peau qui garde de l'élasticité, le Dr Ganon propose un lifting cervical par radiofréquence Quantum. La graisse est retirée par une lipoaspiration ciblée, puis une radiofréquence sous-cutanée chauffe les tissus de façon contrôlée pour les rétracter et relancer la production de collagène. La radiofréquence n'est jamais pratiquée seule.
L'intervention se fait sous anesthésie locale, par trois orifices de 2 mm — un sous chaque lobe d'oreille, un sous le menton —, sans décollement ni résection de peau. Elle dure trente minutes en moyenne, en ambulatoire ; l'éviction sociale est de sept jours, dont cinq de pansement compressif. Le résultat est annoncé pour six à huit ans ; le tarif est de 4 000 €.
Parmi ses risques figurent un risque théorique de brûlure et de très rares atteintes de la motricité d'une hémi-lèvre inférieure, toujours réversibles en quelques semaines. Elle a aussi ses limites : en cas d'excès cutané franc, de cordes marquées ou de relâchement important, elle ne remplace pas un lifting. Les différentes techniques sont comparées dans la page radiofréquence du visage et du cou.
UN EXCÈS DE PEAU FRANC : LE G-LIFT
Lorsque la peau pend franchement, avec des bajoues installées, une ligne de mâchoire effacée et un angle entre le menton et le cou disparu, il faut retirer la peau en trop. C'est l'indication du G-Lift, nom que le Dr Ganon donne à son lifting jugo-cervical.
L'intervention enchaîne, dans cet ordre, un décollement cutané, une plicature du SMAS et un traitement du platysma — le muscle des cordes du cou —, une résection mesurée de la peau, puis, en dernier, une radiofréquence sous-cutanée sur une peau déjà redrapée. Elle se déroule sous anesthésie générale, dure deux à trois heures et comporte une nuit d'hospitalisation ; le tarif est de 8 000 €.
Les cicatrices, autour de l'oreille et sous le menton, deviennent quasi invisibles entre le troisième et le sixième mois. Sur ce qui distingue les techniques de lifting, voir deep plane, SMAS, mini-lifting : quelles différences ; sur le choix entre les deux interventions du cou, G-Lift ou lifting cervical par radiofréquence.
UN MENTON EN RETRAIT : LA GÉNIOPLASTIE
Quand le menton manque de projection, l'avancer suffit parfois à redonner un angle net au cou sans rien retirer. C'est l'objet de la génioplastie, qui projette le menton par un implant placé par une incision à l'intérieur de la bouche, sans laisser de cicatrice extérieure, et qui peut être associée à une lipoaspiration dans le même temps.
Un manque de projection modéré est aussi accessible à une injection d'acide hyaluronique ; lorsque le déficit osseux est important, la solution chirurgicale est à envisager. Le rôle du menton dans l'aspect du cou est détaillé dans la page double menton : quelles solutions.
POUR ALLER PLUS LOIN
Sur les tarifs des interventions du cou et ce qu'ils comprennent, voir combien coûte un lifting du cou à Paris. Sur ce que les injections peuvent faire, et ne pas faire, sans chirurgie : lifting sans chirurgie : ce qui est possible, et ses limites.
L'indication se pose en consultation, après examen. Vous pouvez prendre rendez-vous au cabinet de Paris 8e ou de Saint-Maur-des-Fossés, ou appeler le 07 83 79 83 71.
Consulter le Dr David Ganon
Consultations à Paris 8e, 10 rue Quentin Bauchart, et à Saint-Maur-des-Fossés, 54 avenue Beaurepaire. Première consultation : 100 € ; les consultations de suivi ne sont pas facturées. Téléconsultation possible.
Pour toute intervention de chirurgie esthétique, un devis détaillé vous est remis en consultation, puis un délai de réflexion d’au moins 15 jours est respecté avant l’intervention.
Avant / après
QUESTIONS FRÉQUENTES SUR LE COU DE DINDON :
Peut-on traiter un cou de dindon sans chirurgie ?
En partie. La toxine botulique atténue les cordes du cou pendant quelques mois, sans corriger la peau en excès ni la graisse ; le lifting cervical par radiofréquence Quantum, intervention mini-invasive sous anesthésie locale, évite un lifting lorsque le relâchement reste modéré. Un excès de peau franc, lui, ne se corrige qu'en retirant la peau.
Le Botox est-il efficace sur un cou de dindon ?
Il atténue les cordes verticales du cou en relâchant le platysma : c'est le Nefertiti lift. L'effet dure en moyenne 4 à 6 mois et ne corrige ni un relâchement cutané installé, ni un excès de peau, ni la graisse sous le menton.
Le sport ou un régime peuvent-ils suffire ?
Une surcharge graisseuse localisée sous le menton ne disparaît en règle générale ni avec un régime, ni avec l'exercice. Un amaigrissement important peut même accentuer le relâchement, en vidant la graisse sans retendre la peau.
À quel âge apparaît le cou de dindon ?
Il n'y a pas d'âge fixe : la peau du cou peut perdre son élasticité avec le temps, après une perte de poids importante ou de manière constitutionnelle, et l'excès de graisse sous le menton est souvent familial. C'est l'examen, et non l'âge, qui oriente le traitement.
Quel est le prix d'un traitement du cou de dindon ?
Au cabinet du Dr Ganon, la toxine botulique est facturée 400 € le flacon, le lifting cervical par radiofréquence Quantum 4 000 € et le G-Lift 8 000 €. Les tarifs des interventions sont tout compris — honoraires du chirurgien, frais de clinique et honoraires de l'anesthésiste lorsque l'intervention en nécessite un — et figurent sur le devis remis en consultation.
Le lifting du cou laisse-t-il des cicatrices ?
Le G-Lift laisse des cicatrices autour de l'oreille et sous le menton, quasi invisibles entre le troisième et le sixième mois. Le lifting cervical par radiofréquence passe par trois orifices de 2 mm, qui ne laissent pas de cicatrice perceptible.
Combien de temps dure le résultat ?
En moyenne 4 à 6 mois pour la toxine botulique ; six à huit ans annoncés pour le lifting cervical par radiofréquence Quantum. Après un lifting, le vieillissement se poursuit : l'intervention le repousse sans l'arrêter.
Le traitement du cou de dindon est-il remboursé ?
Non. Réalisé à visée esthétique, il n'est pas pris en charge par l'Assurance maladie ; pour une intervention, un devis détaillé est remis en consultation, suivi d'un délai de réflexion d'au moins quinze jours.