Injection d'acide hyaluronique dans la lèvre supérieure, réalisée avec des gants stériles

Lipofilling ou acide hyaluronique ?

En bref : l'acide hyaluronique s'injecte au cabinet en vingt à trente minutes, donne un résultat immédiat, ajustable et réversible, mais temporaire. Le lipofilling est un acte chirurgical : il demande un passage au bloc, une partie de la graisse se résorbe, mais ce qui prend est durable et améliore la qualité de la peau. Les deux ne s'opposent pas — ils répondent à des situations différentes.

L'ACIDE HYALURONIQUE EN PRATIQUE

L'acide hyaluronique est une molécule naturellement présente dans la peau. Injectée, elle restaure un volume ou comble un pli. Le geste se fait au cabinet, en vingt à trente minutes, sans anesthésie ou sous simple crème anesthésiante.

Le résultat est immédiat, ajustable séance après séance, et surtout réversible : en cas de résultat imparfait, l'injection de hyaluronidase permet de dissoudre le produit en quelques heures. Il n'y a pas d'éviction sociale.

En contrepartie, il est temporaire et doit être entretenu, en moyenne tous les douze à dix-huit mois selon la zone et la densité du produit utilisé.

LE LIPOFILLING EN PRATIQUE

Le lipofilling du visage consiste à prélever votre propre graisse, le plus souvent à l'abdomen ou à la face interne des genoux, à la purifier, puis à la réinjecter en micro-quantités. Il se réalise au bloc opératoire, sous anesthésie locale ou générale légère.

Une partie de la graisse transférée se résorbe dans les mois qui suivent — de l'ordre de 30 % —, mais celle qui prend est revascularisée et durablement intégrée : le résultat ne demande pas d'entretien.

La graisse apporte en outre des cellules régénératrices qui améliorent la texture et l'éclat de la peau au-dessus de la zone traitée, ce qu'aucun produit injectable ne fait.

CE QUI ORIENTE RÉELLEMENT LE CHOIX

Le volume à restaurer d'abord : un pli isolé, une lèvre, un cerne modéré relèvent de l'injection ; une fonte globale des volumes du visage, des tempes creusées, des pommettes effondrées demandent un apport que le lipofilling assure mieux.

La disponibilité ensuite : l'injection se fait entre deux rendez-vous, le lipofilling suppose une intervention et quelques jours de gonflement.

La réversibilité enfin : certains patients tiennent à pouvoir revenir en arrière. C'est un argument légitime, et il désigne l'acide hyaluronique.

S'y ajoute une condition matérielle : le lipofilling suppose une réserve de graisse suffisante à prélever, ce qui n'est pas toujours le cas chez les patients très minces.

ZONE PAR ZONE

• Les lèvres : l'injection des lèvres à l'acide hyaluronique reste la référence, pour sa précision et sa réversibilité ;

• Le cerne creux : les deux sont possibles, et le choix est détaillé dans la page traitement des cernes ;

• Le contour mandibulaire : l'acide hyaluronique redessine la ligne, voir contour mandibulaire ;

• Les tempes, les pommettes, la vallée des larmes, un visage globalement creusé : le lipofilling est le plus adapté ;

• Le nez : seule l'injection d'acide hyaluronique est employée, jamais la graisse.

PEUT-ON LES ASSOCIER

Oui, et c'est fréquent. Un lipofilling restaure les volumes profonds ; une injection d'acide hyaluronique, quelques mois plus tard, affine un détail que la graisse n'a pas rattrapé — un pli, un contour, une asymétrie résiduelle.

La qualité de la peau, elle, relève d'une troisième famille de traitements : biostimulation par Radiesse, ou traitement des rides d'expression par toxine botulique.

POUR ALLER PLUS LOIN

Sur la durée du résultat, voir combien de temps dure un lipofilling du visage. Les fiches complètes : acide hyaluronique et lipofilling du visage.

Avant / après

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QUESTIONS FRÉQUENTES SUR LE CHOIX ENTRE LIPOFILLING ET ACIDE HYALURONIQUE :

Vaut-il mieux un lipofilling ou de l'acide hyaluronique ?

Cela dépend du volume à restaurer et de ce que l'on attend. L'acide hyaluronique convient à un pli, une lèvre, un cerne modéré : immédiat, ajustable, réversible, mais temporaire. Le lipofilling convient à une fonte globale des volumes : durable, avec un effet sur la qualité de la peau, mais il suppose un passage au bloc.

Le lipofilling est-il réversible ?

Non. Une fois intégrée, la graisse ne peut pas être dissoute comme l'est l'acide hyaluronique par la hyaluronidase. C'est un argument qui pèse dans le choix lorsque le patient souhaite pouvoir revenir en arrière.

Combien de temps tient chacune des deux techniques ?

L'acide hyaluronique tient en moyenne douze à dix-huit mois puis se résorbe entièrement. Le lipofilling perd environ 30 % de son volume dans les trois à six premiers mois, puis ne bouge plus.

Peut-on faire un lipofilling si l'on est mince ?

Il faut une réserve de graisse suffisante à prélever. Chez les patients très minces, le prélèvement peut être limité et l'acide hyaluronique devient la meilleure option.

Peut-on associer les deux ?

Oui. Le lipofilling restaure les volumes profonds, l'acide hyaluronique affine ensuite un détail — un pli, un contour, une asymétrie résiduelle.

Le lipofilling améliore-t-il la qualité de la peau ?

Oui. La graisse apporte des cellules régénératrices qui améliorent la texture et l'éclat de la peau au-dessus de la zone traitée. Cet effet apparaît plus lentement que le gain de volume.

Tarifs

Acide Hyaluronique (par seringue)
350