
Lifting deep plane, SMAS, mini-lifting
Rédigé et relu par le Dr David Ganon, chirurgien plasticien à Paris 8e, ancien chef de clinique des hôpitaux de Paris.
Mis à jour le 5 octobre 2026
En bref : ces termes désignent le plan dans lequel travaille le chirurgien. Le lifting cutané retend la peau seule ; le lifting SMAS remet aussi en tension le système musculo-aponévrotique superficiel, par plicature ou résection ; le lifting « deep plane » passe sous ce plan ; le mini-lifting limite le décollement. Le choix dépend de l'examen du visage, pas du nom.
LE VISAGE EN COUCHES : PEAU, SMAS, PLATYSMA, PLAN PROFOND
Pour comprendre ce qui distingue un lifting deep plane, un lifting SMAS et un mini-lifting, il faut se représenter le visage comme une superposition de couches. En surface se trouve la peau, doublée d'une couche de graisse. Juste en dessous, une nappe fibreuse et musculaire continue : le système musculo-aponévrotique superficiel, désigné par son sigle, le SMAS.
Au cou, le SMAS se prolonge par le platysma, ou muscle peaucier du cou : un muscle large et fin, qui recouvre le cou et s'insère sur le bord de la mâchoire. Avec le temps, ses bords antérieurs peuvent se dessiner sous la forme de deux cordes verticales.
Sous le SMAS se trouve le plan profond : des compartiments de graisse, des ligaments qui amarrent les tissus au squelette, et les branches du nerf facial, qui commandent les muscles de l'expression. Le vieillissement touche toutes ces couches : la peau se relâche, le SMAS et le platysma se détendent, les compartiments graisseux profonds fondent.
LIFTING CUTANÉ ET LIFTING SMAS : PLICATURE OU RÉSECTION
Le lifting cutané décolle la peau, la retend et en retire l'excédent, sans geste sur les plans situés en dessous. Il agit sur l'excès de peau, mais pas sur le relâchement du SMAS ni sur celui du platysma.
Le lifting SMAS ajoute un geste sur ce plan musculo-aponévrotique. Deux façons de faire sont décrites : la plicature, qui replie le SMAS sur lui-même et le fixe par des points, sans l'inciser, pour le remettre en tension ; la résection, qui en retire une bande avant d'en suturer les bords.
Dans les deux cas, peau et SMAS sont traités séparément : la peau est d'abord décollée, le SMAS remis en tension, puis la peau redrapée et son excédent retiré. Lorsque le cou est concerné, le geste se prolonge par un traitement du platysma.
LE LIFTING « DEEP PLANE » : SOUS LE SMAS
« Deep plane » est l'expression anglaise consacrée pour désigner le plan profond. Dans un lifting deep plane, le chirurgien passe sous le SMAS : la peau et le SMAS sont mobilisés ensemble, comme un seul feuillet, au lieu d'être décollés séparément.
Cette dissection libère les ligaments qui retiennent les tissus, puis permet de repositionner l'ensemble d'un seul tenant. Elle se fait au voisinage des branches du nerf facial, situées sous le SMAS, qui doivent être préservées.
Le terme recouvre lui-même plusieurs variantes, selon l'étendue de la dissection et les zones traitées. Chaque technique a ses indications ; aucune ne convient à tous les visages.
LE MINI-LIFTING : UN TERME SANS DÉFINITION PRÉCISE
Le mot « mini-lifting » n'a pas de définition médicale précise. Il désigne en général un lifting dont le décollement est plus limité, avec des incisions plus courtes autour de l'oreille et un geste plus restreint sur le SMAS.
Or l'étendue du décollement se décide selon l'importance du relâchement : un relâchement débutant et localisé ne demande pas le même geste qu'un relâchement installé du visage et du cou. Le terme décrit donc moins une technique qu'une étendue de geste.
Plus largement, le mot « lifting » est parfois employé pour des gestes qui n'en sont pas, comme certaines injections. L'expression « lifting médical » est commode, mais il ne s'agit pas d'un lifting : ce que permettent réellement les injections est détaillé dans la page lifting sans chirurgie : ce qui est possible, et ses limites.
QUEL LIFTING CHOISIR ? LE NOM COMPTE MOINS QUE L'EXAMEN
Deux visages du même âge ne vieillissent pas de la même façon. Chez l'un, la peau est surtout en excès ; chez l'autre, le relâchement porte sur le platysma, avec des cordes visibles ; chez un troisième, l'empâtement tient à la graisse sous le menton, à un menton peu projeté ou à une perte de volume.
C'est l'examen qui fixe ce qu'il faut traiter : qualité et élasticité de la peau, importance de l'excès cutané, tonicité du platysma, répartition de la graisse, projection du menton. L'âge, lui, n'est pas le critère.
Un même nom peut recouvrir des gestes différents, et deux noms différents des gestes voisins. En consultation, il est plus utile de demander ce qui sera fait sur la peau, sur le SMAS et le platysma, sur la graisse, et quelles seront les suites : la page comment choisir son chirurgien esthétique rassemble les questions à poser.
LA TECHNIQUE DU DR GANON : LE G-LIFT
Pour le relâchement du bas du visage et du cou, le Dr David Ganon pratique le G-Lift, nom qu'il donne à son lifting jugo-cervical. L'intervention suit un ordre précis :
• Décollement cutané : la peau est décollée à partir des incisions, sur une étendue adaptée à l'importance du relâchement ;
• Plicature du SMAS et traitement du platysma : le plan musculo-aponévrotique est remis en tension de façon précise et dosée, au visage comme au cou ;
• Résection cutanée mesurée : la peau est redrapée sans traction excessive, et seul son excédent est retiré ;
• Radiofréquence sous-cutanée, en dernier : délivrée sur le cou et l'ovale du visage (technologie Quantum d'InMode), sur une peau déjà redrapée, elle en renforce la rétraction.
Le lifting agit sur la position des tissus et sur l'excès de peau ; la radiofréquence agit sur la peau elle-même. Elle emprunte les incisions du lifting et ne modifie ni l'anesthésie, ni l'hospitalisation, ni la durée d'indisponibilité sociale. Comme toute intervention chirurgicale, le G-Lift comporte des risques, détaillés sur sa fiche et en consultation.
Il se déroule sous anesthésie générale, dure deux à trois heures et comporte une nuit d'hospitalisation ; le pansement compressif est laissé cinq jours. Les cicatrices, autour de l'oreille et sous le menton, deviennent quasi invisibles entre le troisième et le sixième mois. Le tarif est de 8 000 €, honoraires de l'anesthésiste et frais de clinique compris.
QUAND UN LIFTING N'EST PAS NÉCESSAIRE
Tous les relâchements du cou ne demandent pas un lifting. Lorsque le relâchement reste modéré, qu'il s'accompagne d'un excès de graisse sous le menton et que la peau garde son élasticité, le Dr Ganon propose un lifting cervical par radiofréquence Quantum : une lipoaspiration ciblée, suivie d'une radiofréquence sous-cutanée, sans décollement ni résection de peau.
Cette intervention distincte se pratique sous anesthésie locale, par trois orifices de 2 mm, en trente minutes en moyenne et en ambulatoire. L'éviction sociale est de sept jours, dont cinq de pansement compressif ; le résultat est annoncé pour six à huit ans ; le tarif est de 4 000 €. Parmi ses risques figurent un risque théorique de brûlure et de très rares atteintes de la motricité d'une hémi-lèvre inférieure, toujours réversibles en quelques semaines.
À l'inverse, lorsque l'excès cutané est franc — bajoues installées, ligne de mâchoire effacée, angle entre le menton et le cou disparu —, seule une intervention qui retire la peau permet de le corriger. Le critère de choix est détaillé dans la page G-Lift ou lifting cervical par radiofréquence : comment choisir.
POUR ALLER PLUS LOIN
La fiche complète de l'intervention : lifting jugo-cervical (G-Lift) ; les tarifs comparés des interventions du cou : combien coûte un lifting du cou à Paris. Lorsque le relâchement touche aussi la tempe et la queue du sourcil, voir la fiche du lifting temporal ; lorsque le visage s'est creusé, celle de la liposuccion et du lipofilling du visage.
Sur le cou, voir aussi cou de dindon : causes et solutions et radiofréquence du visage et du cou. Pour un avis sur votre situation, vous pouvez prendre rendez-vous à Paris 8e ou à Saint-Maur-des-Fossés, ou appeler le 07 83 79 83 71.
Consulter le Dr David Ganon
Consultations à Paris 8e, 10 rue Quentin Bauchart, et à Saint-Maur-des-Fossés, 54 avenue Beaurepaire. Première consultation : 100 € ; les consultations de suivi ne sont pas facturées. Téléconsultation possible.
Pour toute intervention de chirurgie esthétique, un devis détaillé vous est remis en consultation, puis un délai de réflexion d’au moins 15 jours est respecté avant l’intervention.
Avant / après
QUESTIONS FRÉQUENTES SUR LES TECHNIQUES DE LIFTING :
Qu'est-ce qu'un lifting deep plane ?
C'est un lifting dans lequel le chirurgien passe sous le SMAS, la nappe musculo-aponévrotique située sous la peau, et mobilise peau et SMAS ensemble après avoir libéré les ligaments qui les retiennent. « Deep plane » est l'expression anglaise consacrée : elle signifie « plan profond ».
Quelle différence entre un lifting SMAS et un lifting deep plane ?
Dans un lifting SMAS, la peau est décollée à part, puis le SMAS est remis en tension par plicature ou par résection. Dans un lifting deep plane, la dissection passe sous le SMAS et les deux couches sont repositionnées d'un seul tenant. Le choix dépend de l'anatomie de chaque visage, appréciée à l'examen.
Qu'est-ce qu'un mini-lifting ?
C'est un lifting au décollement plus limité, avec des incisions plus courtes, destiné à un relâchement débutant et localisé. Le terme n'ayant pas de définition médicale précise, mieux vaut demander ce qui sera réellement fait sur la peau et sur le plan profond.
Quel lifting pratique le Dr Ganon ?
Le G-Lift, nom qu'il donne à son lifting jugo-cervical : décollement cutané, plicature du SMAS et traitement du platysma, résection cutanée mesurée, puis, en dernier, radiofréquence sous-cutanée sur une peau déjà redrapée. L'intervention est facturée 8 000 €, tout compris.
Les cicatrices d'un lifting se voient-elles ?
Après un G-Lift, les cicatrices sont situées autour de l'oreille et sous le menton. Rosées les premières semaines, elles deviennent quasi invisibles entre le troisième et le sixième mois.
Combien de temps faut-il s'arrêter après un lifting ?
Après un G-Lift, l'indisponibilité sociale est en moyenne de deux semaines. Le pansement compressif est laissé en place cinq jours, et l'intervention comporte une nuit d'hospitalisation.
Peut-on éviter un lifting quand le cou se relâche ?
Oui, lorsque le relâchement est modéré et associé à un excès de graisse sous le menton : le lifting cervical par radiofréquence associe alors une lipoaspiration et une radiofréquence sous-cutanée, sous anesthésie locale, sans lifting. Lorsque la peau est franchement en excès, seul un lifting permet de la retirer.
Le lifting est-il remboursé par la Sécurité sociale ?
Non. Pratiqué à visée esthétique, il n'est pas pris en charge par l'Assurance maladie ; un devis détaillé est remis en consultation, puis un délai de réflexion d'au moins quinze jours est respecté avant l'intervention.