Injection de toxine botulique du visage

Botox du tiers inférieur

GENERALITES

Le traitement du tiers supérieur du visage par toxine botulique est aujourd'hui bien connu. Celui du tiers inférieur l'est beaucoup moins, alors qu'il répond à une demande fréquente : un ovale qui perd sa netteté, des coins de bouche qui tombent, un cou dont les cordes se dessinent à l'effort.

Le principe est le même que sur le front, mais la logique est différente. Sur le tiers supérieur, on atténue des rides. Sur le tiers inférieur, on rééquilibre des forces : le visage y est soumis à la traction permanente de muscles abaisseurs, que rien ne vient contrebalancer avec le temps.

En relaxant sélectivement ces abaisseurs, on libère l'action des muscles élévateurs et l'on obtient un discret relèvement des tissus, une bouche moins tombée et un ovale mieux dessiné — sans chirurgie et sans éviction sociale, mais aussi sans les résultats d'une chirurgie.

PRINCIPES

La position des tissus du bas du visage résulte d'un équilibre entre deux groupes musculaires opposés : ceux qui tirent vers le haut (grand et petit zygomatiques, releveurs de la lèvre) et ceux qui tirent vers le bas (platysma, abaisseur de l'angle de la bouche, mentonnier).

Avec les années, les abaisseurs prennent le dessus. Le résultat est bien connu : coins de bouche orientés vers le bas donnant au visage un air triste ou sévère au repos, ligne mandibulaire qui s'estompe, cordes verticales du cou qui apparaissent.

La toxine botulique permet d'agir précisément sur ces abaisseurs, et sur eux seuls. Il ne s'agit pas d'immobiliser le bas du visage — ce serait le meilleur moyen d'obtenir un résultat artificiel — mais de réduire une traction devenue excessive.

LE NEFERTITI LIFT

Le platysma est un muscle large et fin qui recouvre le cou et vient s'insérer sur le bord de la mâchoire. Sa contraction tire vers le bas l'ensemble de la ligne mandibulaire et fait apparaître, à l'effort ou avec l'âge, les cordes verticales du cou.

Le traitement, décrit sous le nom de Nefertiti lift en référence au profil de la reine égyptienne, consiste à déposer de petites quantités de toxine le long du bord inférieur de la mandibule et sur la partie haute des cordes du platysma.

En libérant la mandibule de cette traction vers le bas, on obtient :

• Une ligne mandibulaire plus nette,

• Un discret relèvement de l'ovale,

• Une atténuation des cordes verticales du cou,

• Un angle cervico-mentonnier visuellement plus marqué.

Il faut être clair sur ce que ce traitement peut et ne peut pas faire : il améliore un ovale en tout début de relâchement, il ne corrige pas un relâchement cutané installé ni un excès de peau, qui relèvent du lifting jugo-cervical ou d'un lifting cervical par radiofréquence.

LE TRAITEMENT DU DAO

Le DAO, ou depressor anguli oris, est l'abaisseur de l'angle de la bouche. C'est un petit muscle triangulaire qui tire le coin des lèvres vers le bas.

Lorsqu'il est trop actif, il donne au visage au repos une expression de tristesse ou de contrariété qui ne correspond pas à l'humeur réelle. C'est souvent l'entourage qui le fait remarquer : « tu as l'air fatigué », « tu as l'air fâché ».

Une injection de quelques unités de chaque côté, placée avec précision et suffisamment bas pour ne pas atteindre les muscles de la lèvre, suffit à relever discrètement les commissures et à rendre au visage un aspect plus neutre et plus détendu au repos.

Lorsque le pli d'amertume est déjà creusé, le geste est volontiers associé à un comblement par acide hyaluronique : la toxine traite la cause musculaire, le comblement la conséquence cutanée.

LES AUTRES INDICATIONS

• Le menton en peau d'orange : la contraction du muscle mentonnier donne au menton un aspect grumeleux et le fait remonter. Quelques unités suffisent à le lisser,

• Le sourire gingival, lorsqu'il est lié à une hyperactivité des releveurs de la lèvre supérieure,

• Les masséters : leur hypertrophie, souvent liée au bruxisme, élargit le bas du visage. Leur relaxation affine progressivement l'ovale et améliore l'inconfort du serrement de mâchoires,

• Les plissements du menton et du cou à l'animation.

UN RÉSULTAT NATUREL AVANT TOUT

Le tiers inférieur est la région où l'exigence de naturel est la plus impérieuse. Les muscles y sont indispensables à la parole, au sourire, à la mastication et à la déglutition : les doses doivent y être faibles, les points précis et la symétrie rigoureuse.

C'est le principe qui gouverne l'ensemble des injections et des interventions réalisées par le Dr David Ganon : on ne cherche pas à supprimer un mouvement, mais à corriger un déséquilibre. Le visage doit rester mobile, expressif et reconnaissable.

Ici plus qu'ailleurs, il vaut mieux une première séance modérément efficace que trop efficace : on peut toujours compléter à quinze jours.

AVANT LES INJECTIONS

Aucune préparation particulière n'est nécessaire et vous n'avez pas besoin d'être à jeun. Il convient de venir sans maquillage ou de l'enlever avant les injections.

Il est recommandé d'éviter l'aspirine, la vitamine E et la triade anti-oxydante ACE dans les jours qui précèdent et ceux qui suivent, afin de limiter le risque d'ecchymoses et de migration du produit.

Les contre-indications sont celles de la toxine botulique : certaines maladies neuro-musculaires comme la myasthénie, la grossesse et l'allaitement, une hypersensibilité connue à la neurotoxine botulinique A ou à la sérum-albumine, et un traitement par les aminosides. Un antécédent de paralysie faciale ou de trouble de la déglutition doit être signalé.

La consultation préalable comporte une analyse du visage au repos et en animation, ainsi que des photographies : c'est sur elles que le résultat sera jugé.

ANESTHÉSIE ET DÉROULEMENT

Les injections étant peu douloureuses, aucune anesthésie n'est nécessaire dans la grande majorité des cas. Une crème anesthésiante de type Emla peut être appliquée chez les patient(e)s très sensibles.

La séance, réalisée au cabinet du Dr David Ganon, dure quelques minutes. Elle consiste en un petit nombre de points sur l'abaisseur de l'angle de la bouche et le menton, et en une série de points espacés le long de la mandibule et des cordes du cou pour le Nefertiti lift.

Les suites sont simples : quelques marques un peu gonflées subsistent 20 à 30 minutes puis disparaissent, et vous pouvez reprendre vos activités normales. Pendant deux heures, il est recommandé de ne pas faire de sport intensif ni de s'allonger sur le côté ; pendant 24 heures, d'éviter les massages et toute compression des zones injectées.

LE RÉSULTAT

Le résultat s'installe en 7 à 15 jours et doit être jugé à la troisième semaine, moment où les équilibres entre groupes musculaires sont stabilisés.

Il dure en moyenne 4 à 6 mois pour le DAO et le Nefertiti lift. Le traitement des masséters, qui repose sur une diminution progressive du volume musculaire, s'inscrit dans un temps plus long : plusieurs séances sont nécessaires, et l'effet obtenu se prolonge davantage.

Deux séances ne doivent jamais être rapprochées à moins de 3 mois.

Avant / après

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LES IMPERFECTIONS DE RÉSULTAT

Une asymétrie transitoire est l'imperfection la plus fréquente de cette région : nos muscles sont rarement de puissance identique des deux côtés, et la vitesse d'action du produit peut différer. Elle se corrige par une injection complémentaire qui ne doit jamais être réalisée avant le 15e jour, les équilibres musculaires mettant environ quinze jours à s'établir.

Le résultat peut être jugé insuffisant lorsque la demande porte en réalité sur un relâchement cutané installé : la toxine agit sur la traction musculaire, pas sur l'excès de peau. C'est le rôle de la consultation que de faire la part des choses et, le cas échéant, d'orienter vers une solution chirurgicale.

LES COMPLICATIONS ENVISAGEABLES

Les complications sont rares et aucune n'est définitive, l'action du produit étant temporaire. Elles tiennent essentiellement à la diffusion du produit vers un muscle voisin :

• Une asymétrie du sourire ou une faiblesse de la lèvre inférieure, en cas d'injection trop haute ou trop dosée au niveau de l'abaisseur de l'angle de la bouche,

• Une gêne transitoire à la déglutition ou une sensation de faiblesse du cou, exceptionnelle, après traitement du platysma,

• Une difficulté passagère à la mastication après traitement des masséters,

• Une rougeur, une ecchymose ou un léger œdème aux points d'injection,

• Exceptionnellement, une réaction allergique ou un syndrome pseudo-grippal.

Ces événements régressent spontanément avec l'élimination du produit. Leur prévention repose entièrement sur la précision du placement et sur la modération des doses.

Le recours à un chirurgien plasticien qualifié, comme le Dr David Ganon, vous assure que celui-ci a la formation et la compétence requises pour savoir minimiser ces complications et les gérer au mieux le cas échéant.

QUESTIONS FRÉQUENTES SUR LE BOTOX DU TIERS INFÉRIEUR :

Qu'est-ce que le Nefertiti lift ?

C'est le traitement par toxine botulique du platysma, ce muscle large et fin qui recouvre le cou et s'insère sur le bord de la mâchoire. En déposant de petites quantités de produit le long de la mandibule et sur la partie haute des cordes du cou, on libère la ligne mandibulaire de la traction vers le bas : l'ovale paraît mieux dessiné, les cordes verticales du cou s'atténuent et l'angle cervico-mentonnier se marque. Le nom fait référence au profil de la reine égyptienne.

Est-ce que cela remplace un lifting ?

Non, et il est important d'être clair sur ce point. Le Nefertiti lift améliore un ovale en tout début de relâchement en agissant sur la traction musculaire. Il ne corrige ni un relâchement cutané installé, ni un excès de peau, ni un excès de graisse sous-mentonnière, qui relèvent du lifting jugo-cervical ou d'un lifting cervical par radiofréquence. Sa durée est par ailleurs limitée à quelques mois. Lorsque la peau elle-même s'est relâchée et fripée, le traitement relève d'une biostimulation par Radiesse, qui reconstitue le collagène du tiers moyen et du tiers inférieur du visage.

Qu'est-ce que le DAO, et pourquoi le traiter ?

Le DAO, ou depressor anguli oris, est l'abaisseur de l'angle de la bouche : un petit muscle triangulaire qui tire le coin des lèvres vers le bas. Lorsqu'il est trop actif, il donne au visage au repos une expression triste ou contrariée qui ne correspond pas à l'humeur réelle. Quelques unités de chaque côté suffisent à relever discrètement les commissures et à rendre au visage un aspect plus neutre et plus détendu.

Vais-je perdre mon sourire ?

Non, à condition que les doses restent faibles et que les points soient placés avec précision, suffisamment bas pour ne pas atteindre les muscles de la lèvre. C'est précisément la raison pour laquelle cette région demande une grande rigueur technique et des doses modérées : le visage doit rester mobile, expressif et reconnaissable. Une asymétrie transitoire du sourire reste possible et régresse toujours spontanément.

Le botox peut-il affiner mon visage ?

Oui, lorsque l'élargissement du bas du visage est lié à une hypertrophie des masséters, souvent associée au bruxisme. Leur relaxation entraîne une diminution progressive du volume musculaire qui affine l'ovale et améliore l'inconfort du serrement de mâchoires. Cet effet demande plusieurs séances et s'installe sur plusieurs mois.

Quand verrai-je le résultat, et combien de temps dure-t-il ?

Le résultat s'installe en 7 à 15 jours et se juge à la troisième semaine, lorsque les équilibres musculaires sont stabilisés. Il dure en moyenne 4 à 6 mois pour le DAO et le Nefertiti lift, davantage pour les masséters. Deux séances ne doivent jamais être rapprochées à moins de 3 mois.

Les injections sont-elles douloureuses ?

L'aiguille utilisée est fine et les injections sont peu douloureuses. Aucune anesthésie n'est nécessaire dans la grande majorité des cas ; une crème anesthésiante de type Emla peut être appliquée chez les patient(e)s très sensibles. La séance dure quelques minutes et vous pouvez reprendre vos activités immédiatement.

Peut-on l'associer à d'autres traitements ?

Oui. Le traitement du DAO est volontiers associé à un comblement du pli d'amertume par acide hyaluronique : la toxine traite la cause musculaire, le comblement la conséquence cutanée. Les injections du tiers supérieur peuvent être réalisées au cours de la même séance, pour un traitement harmonieux de l'ensemble du visage.

Cet usage est-il autorisé ?

L'autorisation de mise sur le marché de la toxine botulique en esthétique concerne aujourd'hui les rides inter-sourcilières, du front et de la patte d'oie. Le traitement du tiers inférieur du visage et du cou constitue donc un usage hors autorisation de mise sur le marché, largement décrit dans la littérature médicale internationale et pratiqué sous la responsabilité du médecin. Il vous en est fait mention en consultation, et votre consentement éclairé est recueilli.

Avant de vous décider

Il s'agit d'un acte de médecine esthétique et non de chirurgie : le délai de réflexion de quinze jours prévu par l'article L.6322-2 du code de la santé publique pour les actes chirurgicaux ne s'y applique pas de plein droit. Une consultation préalable reste indispensable, au cours de laquelle l'indication est posée, les alternatives discutées et un devis remis. Rien ne justifie de réaliser l'acte le jour même de la première consultation, et vous restez libre de prendre le temps de la réflexion.

Qui réalise l'intervention ?

Le Dr David Ganon est chirurgien qualifié en chirurgie plastique, reconstructrice et esthétique auprès du Conseil de l'Ordre des médecins. Ancien interne et chef de clinique des hôpitaux de Paris, il est praticien attaché à l'hôpital Saint-Louis.

Tarifs

Toxine botulique (par flacon)
400