Poitrine féminine en soutien-gorge, montrée avec deux volumes différents, illustration de l'augmentation mammaire par prothèses

Risques des prothèses mammaires

Rédigé et relu par le Dr David Ganon, chirurgien plasticien à Paris 8e, ancien chef de clinique des hôpitaux de Paris.

Mis à jour le 5 novembre 2026

En bref : une augmentation mammaire par prothèses est une véritable intervention chirurgicale. Hématome, infection, anomalies de cicatrisation et altération de la sensibilité sont les risques de toute chirurgie du sein ; les implants ajoutent les leurs : coque, rupture, plis et, très exceptionnellement, un lymphome (LAGC-AIM, environ 1 cas sur 10 000). Ils ne doivent pas être surévalués, mais font partie de l'information.

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LES RISQUES DE TOUTE CHIRURGIE

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Une augmentation mammaire par prothèses, bien que réalisée pour des motifs essentiellement esthétiques, n'en reste pas moins une véritable intervention chirurgicale, ce qui implique des risques inhérents à tout acte médical. Les risques liés à l'anesthésie vous sont exposés par le médecin anesthésiste lui-même, en consultation, au plus tard 48 heures avant l'intervention. Les complications liées au geste chirurgical sont les suivantes :

• Hématome : accumulation de sang autour de la prothèse, complication rare mais précoce, pouvant survenir au cours des premières heures. S'il est important, une reprise au bloc opératoire est préférable pour évacuer le sang et stopper le saignement.

• Épanchement : liquide lymphatique autour de la prothèse, le plus souvent résorbé en quelques jours ou semaines, sans séquelle.

• Infection : rare. L'infection de la peau autour de la cicatrice est généralement traitée par des antibiotiques pendant 15 jours ; l'infection de la prothèse peut entraîner un retour au bloc opératoire pour changement d'implant, ou une dépose avec repose à 6 mois. Une infection tardive « à bas bruit », avec peu de symptômes, peut survenir des années après l'implantation.

• Nécrose cutanée : très rare, favorisée par une tension excessive, un hématome, une infection et surtout par le tabac ; à l'extrême, elle peut mettre à nu la prothèse et impose une reprise chirurgicale.

• Anomalies de cicatrisation : les cicatrices peuvent ne pas être aussi discrètes qu'escompté : élargies, rétractiles, adhérentes, hyper ou hypopigmentées, hypertrophiques, voire exceptionnellement chéloïdes, de manière imprévisible. Voir cicatrice d'une augmentation mammaire.

• Altération de la sensibilité : fréquente les premiers mois, elle régresse le plus souvent ; un certain degré de dysesthésie (diminution ou exagération de la sensibilité au toucher) peut persister, en particulier au niveau de l'aréole et du mamelon.

• Pneumothorax : rare et le plus souvent minime ; drainage s'il est important.

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Le Red Breast Syndrome, dans les jours ou les semaines qui suivent la chirurgie, associe rougeur, gonflement et douleurs d'un sein ou des deux, mimant une infection, mais sans inflammation à la prise de sang ni fièvre ; il régresse spontanément. Les suites normales sont décrites sur la page douleur et convalescence après une augmentation mammaire.

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LA COQUE

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« Qu'est-ce qu'une coque ? » La réaction normale et constante de l'organisme en présence d'un corps étranger est de l'isoler en constituant une membrane qui entoure l'implant : la capsule périprothétique. Normalement, cette membrane est fine, souple et imperceptible. Il arrive que la réaction s'amplifie : la capsule s'épaissit, devient fibreuse et se rétracte en comprimant l'implant. C'est la « coque », ou contracture capsulaire. Selon l'intensité du phénomène, il peut en résulter un simple raffermissement du sein, une constriction parfois gênante, voire une déformation visible avec ascension de la prothèse, aboutissant à l'extrême à une sphère dure, douloureuse, plus ou moins excentrée.

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Cette fibrose rétractile est parfois secondaire à un hématome ou à une infection, mais la plupart du temps sa survenue reste imprévisible, et elle est toujours favorisée par le tabac. De gros progrès ont été réalisés en matière de techniques chirurgicales et surtout de conception des implants, aboutissant à une diminution sensible du taux de coques et de leur intensité. Le cas échéant, une réintervention peut corriger la contracture par section de la capsule (capsulotomie) et changement de l'implant. La coque peut récidiver après un changement de prothèses ; l'option de ne pas remettre d'implant doit alors être considérée.

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LA RUPTURE

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Une perte d'étanchéité de l'enveloppe peut survenir après plusieurs années : simple porosité, ouvertures punctiformes, micro-fissurations, voire véritables brèches. Très rarement, elle est la conséquence d'un traumatisme violent ou d'une piqûre accidentelle ; beaucoup plus souvent, elle résulte de l'usure progressive de la paroi due à l'ancienneté.

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Le gel de silicone reste contenu dans la membrane qui isole la prothèse. La rupture peut favoriser l'apparition d'une coque, mais aussi rester sans conséquence et passer totalement inaperçue. Dans certains cas devenus plus rares, le gel pénètre progressivement dans les tissus environnants ou les ganglions de l'aisselle (siliconome). L'échographie mammaire, examen non irradiant, permet de juger de l'intégrité de la prothèse ; une anomalie est le plus souvent confirmée par une IRM.

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La rupture impose une intervention visant à changer les implants, avec lavage de la loge et déclaration de pharmacovigilance. La durée de vie des implants, 10 à 15 ans en moyenne, et la surveillance sont détaillées sur la page durée de vie des prothèses mammaires ; l'intervention, sur la fiche changement de prothèses mammaires.

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PLIS, VAGUES, DÉFORMATION À LA CONTRACTION

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Les implants étant souples, leur enveloppe peut se plisser ; ces plis peuvent être perceptibles au toucher, voire visibles sous la peau dans certaines positions, donnant un aspect de « vagues », surtout chez des patientes minces à la peau fine. Un lipomodelage, c'est-à-dire l'apposition d'une fine couche de graisse sous la peau du sein pour camoufler l'implant, peut parfois être proposé.

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Une déformation du sein lors de la contraction du muscle pectoral est parfois observée, en cas d'implants rétro-musculaires, chez les patientes minces et musclées : voir prothèse mammaire sous le muscle. Le retournement (recto/verso) d'un implant, relativement rare, reste théoriquement possible ; il est le plus souvent corrigé manuellement, mais peut récidiver et indiquer une réintervention. La rotation d'une prothèse ronde n'entraîne, elle, aucune déformation.

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« Augmentation mammaire ratée ? » D'autres imperfections de résultat se rencontrent occasionnellement : une asymétrie de volume résiduelle, une fermeté un peu trop importante, surtout avec des implants volumineux, ou la perceptibilité au toucher des implants chez les patientes minces. Elles peuvent réclamer une correction chirurgicale, au moins un an après la première intervention. Le but de cette chirurgie est d'apporter une amélioration, non d'atteindre la perfection.

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LAGC-AIM : TRÈS EXCEPTIONNEL

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Le lymphome anaplasique à grandes cellules associé aux implants mammaires (LAGC-AIM) est une entité clinique observée très exceptionnellement depuis 2010 : environ 1 cas sur 10 000. Il est très majoritairement lié aux implants à surface macro-texturée (rugueuse), retirés du marché depuis 2019 ; les enveloppes utilisées aujourd'hui sont lisses ou micro-texturées.

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Il s'accompagne quasiment toujours de symptômes évidents : épanchement péri-prothétique récidivant, rougeur du sein, augmentation importante du volume du sein, masse perceptible. Dans près de 90 % des cas, il est de très bon pronostic et guérit avec l'ablation de la prothèse et de la capsule péri-prothétique.

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C'est pourquoi un sérome tardif, accumulation de liquide survenant tardivement autour de la prothèse dans de très rares cas, impose un bilan sénologique auprès d'un radiologue spécialisé, avec ponction sous échographie pour analyse ; en cas de masse ou d'épanchement récidivant, une exploration chirurgicale permet l'analyse de la capsule. Les enveloppes sont décrites sur la page prothèse mammaire ronde ou anatomique.

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SYNDROME ASIA

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Le syndrome ASIA (syndrome auto-inflammatoire induit par les adjuvants) est un syndrome rare, caractérisé par des symptômes généraux, variés et diffus, comme une fatigue ou des douleurs articulaires, sans étiologie précise connue. Aucune preuve scientifique n'a été apportée quant à un lien précis entre les prothèses mammaires et la survenue de ce syndrome ; il pourrait s'agir d'une coïncidence entre un syndrome de type fibromyalgique et le port de prothèses mammaires. Aucune prise de sang ne permet de le diagnostiquer.

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Pour les maladies auto-immunes, les très nombreux travaux scientifiques internationaux réalisés à grande échelle ont unanimement apporté la preuve qu'il n'y a pas plus de risque chez les patientes porteuses d'implants que dans la population féminine générale. Voir syndrome ASIA et prothèses mammaires.

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PROTHÈSES ET CANCER DU SEIN

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« Les prothèses mammaires donnent-elles le cancer ? » L'incidence des cancers du sein les plus fréquents (adénocarcinomes) n'est pas augmentée par la mise en place de prothèses mammaires.

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En revanche, dans le cadre du dépistage, l'examen clinique et la palpation peuvent être perturbés, et la présence des implants peut gêner la réalisation et l'interprétation des mammographies. Il faut donc systématiquement préciser que vous êtes porteuse d'implants mammaires : certaines techniques radiologiques spécialisées (incidences particulières, échographie, IRM) peuvent alors être utilisées. Avant l'intervention, un bilan par mammographie et échographie, datant de moins d'un an, est systématique après trente ans.

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PRÉVENIR : TABAC, SUIVI, SIGNALER SES IMPLANTS

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Le tabac. Les données scientifiques sont unanimes quant à ses effets néfastes dans les semaines entourant une intervention : complications cicatricielles, échecs de la chirurgie, infection des implants, coque, complications respiratoires ou cardiaques durant l'anesthésie. Un arrêt complet du tabac est demandé au moins 6 semaines avant l'intervention et jusqu'à 6 semaines après ; la cigarette électronique doit être considérée de la même manière.

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Le suivi. Les visites de contrôle prévues dans les semaines puis les mois qui suivent l'implantation sont essentielles. Ensuite, une consultation de surveillance spécifique aux implants est conseillée tous les deux à trois ans, et il faut consulter dès qu'une modification d'un ou des deux seins est détectée, ou après un traumatisme violent.

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Signaler ses implants à chaque médecin et lors de chaque examen radiologique. Au total, il ne faut pas surévaluer les risques, mais prendre conscience qu'une intervention chirurgicale, même apparemment simple, comporte toujours une part d'aléas.

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LA PUBLICATION DU DR GANON SUR LA RÉCIDIVE DE LA COQUE

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Le Dr David Ganon est le premier auteur d'un article consacré à l'épidémiologie et à la prévention de la récidive de la coque périprothétique, paru en 2021 dans la revue Aesthetic Plastic Surgery.

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Référence : Ganon D., Morinet S., Serror K., Mimoun M., Chaouat M., Boccara D. « Epidemiology and Prevention of Breast Prosthesis Capsular Contracture Recurrence », Aesthetic Plastic Surgery, 2021 ; 45(1) : 15-23. DOI : 10.1007/s00266-020-01876-y.

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Cet article porte sur la fréquence de la récidive de la coque et sur les moyens de la prévenir ; il est présenté parmi ses publications scientifiques. La survenue d'une coque reste le plus souvent imprévisible ; le tabac la favorise.

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OÙ, PAR QUI

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Le chirurgien. L'augmentation mammaire par prothèses est réalisée par le Dr David Ganon, chirurgien plasticien, spécialiste qualifié en chirurgie plastique, reconstructrice et esthétique (Ordre des médecins de Paris, n° 75/92735), ancien interne et chef de clinique des Hôpitaux de Paris, praticien attaché à l'hôpital Saint-Louis, membre de la SOFCEP et du SNCPRE.

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Le lieu. L'intervention a lieu à la Clinique Alphand (Paris 16e), ou à la Clinique Monceau (Paris 17e) lorsqu'elle est prise en charge par la Sécurité sociale, avec une nuit d'hospitalisation. Les consultations ont lieu au cabinet de Paris 8e, 10 rue Quentin Bauchart (métro George V), et à Saint-Maur-des-Fossés (54 avenue Beaurepaire) le vendredi.

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POUR ALLER PLUS LOIN

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La fiche complète de l'intervention : augmentation mammaire par prothèses. Les tarifs : prix d'une augmentation mammaire à Paris. Toutes les interventions des seins : chirurgie mammaire à Paris.

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Les pages liées : durée de vie des prothèses mammaires, changement de prothèses mammaires, syndrome ASIA et prothèses mammaires, prothèse mammaire sous le muscle, prothèse mammaire ronde ou anatomique, cicatrice d'une augmentation mammaire et douleur et convalescence après une augmentation mammaire.

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Consultations à Paris 8e, 10 rue Quentin Bauchart (mardi et mercredi), et à Saint-Maur-des-Fossés, 54 avenue Beaurepaire (vendredi). Première consultation : 100 € ; les consultations de suivi ne sont pas facturées. Téléconsultation possible.

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Photos avant / après : Augmentation mammaire par prothèses

QUESTIONS FRÉQUENTES SUR LES RISQUES DES PROTHÈSES MAMMAIRES :

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Quels sont les risques d'une augmentation mammaire par prothèses ?

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Comme toute intervention chirurgicale, elle expose à un hématome (rare, précoce), à une infection (rare), à des anomalies de cicatrisation et à une altération de la sensibilité, fréquente les premiers mois et qui régresse le plus souvent. Les risques propres aux implants sont la coque, la rupture après plusieurs années, les plis ou vagues chez les patientes minces, et, très exceptionnellement, le lymphome anaplasique à grandes cellules (environ 1 cas sur 10 000). Ces risques ne doivent pas être surévalués, mais ils font partie de l'information préalable à toute intervention.

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Qu'est-ce qu'une coque après une prothèse mammaire, et comment la reconnaître ?

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L'organisme isole toujours l'implant en formant autour de lui une membrane, la capsule périprothétique, normalement fine, souple et imperceptible. Il arrive qu'elle s'épaississe, devienne fibreuse et se rétracte en comprimant l'implant : c'est la coque. Selon son intensité, elle se traduit par un simple raffermissement du sein, une constriction parfois gênante, voire une déformation visible avec ascension de la prothèse, jusqu'à une sphère dure et douloureuse. Sa survenue reste le plus souvent imprévisible et elle est toujours favorisée par le tabac ; une réintervention peut la corriger par capsulotomie et changement de l'implant.

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Comment savoir si une prothèse mammaire est rompue ?

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Une rupture survient le plus souvent par usure progressive de la paroi, après plusieurs années. Le gel de silicone reste contenu dans la membrane qui isole la prothèse, et la rupture peut passer totalement inaperçue ou favoriser une coque. Toute modification de consistance ou de forme du sein doit faire consulter : l'échographie mammaire, examen non irradiant, permet de juger de l'intégrité de la prothèse, une anomalie étant le plus souvent confirmée par une IRM. La rupture impose une intervention visant à changer les implants.

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Les prothèses mammaires augmentent-elles le risque de cancer du sein ?

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L'incidence des cancers du sein les plus fréquents, les adénocarcinomes, n'est pas augmentée par la mise en place de prothèses mammaires. En revanche, les implants peuvent gêner la réalisation et l'interprétation des mammographies de dépistage : il faut systématiquement préciser que vous êtes porteuse d'implants, afin que des techniques radiologiques spécialisées (incidences particulières, échographie, IRM) soient utilisées si besoin.

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Qu'est-ce que le LAGC associé aux implants mammaires ?

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Le lymphome anaplasique à grandes cellules associé aux implants mammaires (LAGC-AIM) est observé très exceptionnellement depuis 2010, environ 1 cas sur 10 000. Il est très majoritairement lié aux implants à surface macro-texturée, retirés du marché depuis 2019. Il s'accompagne quasiment toujours de symptômes évidents (épanchement récidivant, rougeur, augmentation importante du volume du sein, masse) et, dans près de 90 % des cas, il est de très bon pronostic et guérit avec l'ablation de la prothèse et de la capsule.

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Quels sont les signes d'une infection après une augmentation mammaire ?

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L'infection précoce est rare. Une rougeur, un gonflement ou des douleurs d'un sein dans les jours ou les semaines qui suivent doivent faire consulter : il peut s'agir d'une infection de la peau autour de la cicatrice, traitée par antibiotiques pendant 15 jours, d'une infection de la prothèse, qui peut imposer un retour au bloc opératoire, ou du Red Breast Syndrome, qui mime une infection sans fièvre ni inflammation à la prise de sang et régresse spontanément. Une infection tardive à bas bruit, avec peu de symptômes, peut aussi survenir plusieurs années après l'implantation.

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Le syndrome ASIA est-il causé par les prothèses mammaires ?

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Le syndrome ASIA est un syndrome rare, caractérisé par des symptômes généraux, variés et diffus, sans cause précise connue. Aucune preuve scientifique n'a été apportée quant à un lien précis avec les prothèses mammaires ; il pourrait s'agir d'une coïncidence entre un syndrome de type fibromyalgique et le port d'implants. Aucune prise de sang ne permet de le diagnostiquer.

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Que faire si le résultat d'une augmentation mammaire ne convient pas ?

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Certaines imperfections se rencontrent occasionnellement : asymétrie de volume résiduelle, fermeté un peu trop importante avec des implants volumineux, perceptibilité des implants chez les patientes minces, déformation à la contraction du muscle pectoral chez les patientes minces et musclées. Elles peuvent réclamer une correction chirurgicale, au moins un an après la première intervention. Le but de cette chirurgie est d'apporter une amélioration, non d'atteindre la perfection.

Tarifs : Augmentation mammaire par prothèses à Paris 8e

Augmentation mammaire par prothèses
5 600 €