
Prothèse sous le muscle : le dual plan
Rédigé et relu par le Dr David Ganon, chirurgien plasticien à Paris 8e, ancien chef de clinique des hôpitaux de Paris.
Mis à jour le 5 novembre 2026
En bref : le Dr David Ganon place les prothèses mammaires en rétro-musculaire, en arrière des muscles pectoraux, selon la technique du dual plan : la prothèse est recouverte par le muscle dans sa partie supérieure et par la glande dans sa partie inférieure. Les suites sont principalement une sensation de tension les premiers jours ; le résultat définitif s'apprécie à trois à six mois.
CE QU'EST LE DUAL PLAN
« Sous le muscle ou pas ? » Lors d'une augmentation mammaire par prothèses, le Dr David Ganon met les prothèses en place en rétro-musculaire, c'est-à-dire en arrière des muscles pectoraux, selon la technique du dual plan (« double plan »).
Le dual plan signifie que la prothèse est recouverte par deux plans différents : dans sa partie supérieure par le muscle pectoral, et dans sa partie inférieure par la glande mammaire. Le muscle couvre donc le haut de l'implant, la glande en couvre le bas : la prothèse n'est ni entièrement sous le muscle, ni entièrement devant lui.
La mise en place se fait par une incision hémiaréolaire, dans la moitié inférieure du pourtour de l'aréole, ou sous-mammaire, dans le sillon sous le sein ; le choix est expliqué sur la page cicatrice d'une augmentation mammaire. L'intervention se déroule sous anesthésie générale, dure entre 45 minutes et 1 heure, et comporte une nuit d'hospitalisation, avec une sortie le lendemain.
POURQUOI UN PLAN RÉTRO-MUSCULAIRE
Au cabinet, un seul plan de pose est pratiqué : le plan rétro-musculaire, en dual plan. C'est la technique que le Dr David Ganon utilise pour l'augmentation mammaire par prothèses, et aussi lorsque des prothèses sont associées à un lifting des seins, la plastie-prothèses.
Ce plan s'inscrit dans l'objectif de l'intervention : un résultat naturel. Le volume et la projection des prothèses sont choisis au cas par cas, en fonction de votre morphologie (taille, poids, forme du thorax et des seins, qualité de la peau, importance de la glande, musculature), et les prothèses, de forme ronde, sont placées selon la technique du dual plan. Le but de cette chirurgie est d'apporter une amélioration, non d'atteindre la perfection.
Le choix du volume, lui, se fait en consultation avec des prothèses d'essai ; les volumes les plus souvent posés vont de 250 à 400 cc. Voir quelle taille de prothèse choisir.
DOULEUR ET SUITES
« Dual plan : quelle douleur ? » Les suites opératoires peuvent parfois être douloureuses les premiers jours, notamment lorsque les implants sont de volume important. Il s'agit principalement d'une sensation de tension dans la poitrine ; un traitement antalgique, adapté à l'intensité des douleurs, est prescrit pendant quelques jours. L'œdème (gonflement), les ecchymoses (bleus) et la gêne à l'élévation des bras sont fréquents les premières semaines.
Un soutien-gorge avec contenseur est recommandé nuit et jour pendant 6 semaines. L'arrêt de travail est de 2 semaines en cas de travail sédentaire et de 6 semaines en cas de travail physique ; aucune activité sportive ni baignade pendant 6 semaines. Le pansement est changé tous les jours pendant 10 jours et le fil de suture coulissant est retiré au 10e jour.
Le résultat définitif s'apprécie à trois à six mois, une fois que les seins ont retrouvé toute leur souplesse et que les prothèses se sont stabilisées. Le détail des suites figure sur la page douleur et convalescence après une augmentation mammaire.
LES LIMITES
Placer la prothèse en arrière du muscle a une contrepartie, qui figure parmi les imperfections possibles : une déformation du sein lors de la contraction du muscle pectoral est parfois observée, en cas d'implants rétro-musculaires, chez les patientes minces et musclées.
D'autres imperfections peuvent se rencontrer occasionnellement :
• la perceptibilité au toucher des implants est toujours possible, surtout quand l'épaisseur de la peau et de la glande est faible et que la patiente est mince ;
• des plis ou un aspect de « vagues » : l'enveloppe souple de l'implant peut se plisser, et ces plis être perceptibles au toucher, voire visibles sous la peau dans certaines positions, surtout chez des patientes minces à la peau fine. Un lipomodelage, c'est-à-dire l'apposition d'une fine couche de graisse sous la peau du sein pour camoufler l'implant, peut parfois être proposé ;
• une fermeté un peu trop importante, avec une souplesse et une mobilité jugées insuffisantes, surtout avec des implants volumineux.
Ces imperfections peuvent réclamer une correction chirurgicale, au moins un an après la première intervention. Les complications possibles (hématome, infection, coque, rupture, plis, LAGC-AIM, syndrome ASIA) sont détaillées sur la page risques des prothèses mammaires.
MAMMOGRAPHIE ET SURVEILLANCE
La présence des implants peut gêner la réalisation et l'interprétation des mammographies de dépistage, et perturber l'examen clinique et la palpation. Il faut donc systématiquement préciser que vous êtes porteuse d'implants mammaires : certaines techniques radiologiques spécialisées (incidences particulières, images numérisées, échographie, IRM) peuvent alors être utilisées selon les cas. L'incidence des cancers du sein les plus fréquents n'est pas augmentée par la mise en place de prothèses mammaires.
Avant l'intervention, un bilan radiologique par mammographie et échographie, datant de moins d'un an, est systématique si vous avez plus de trente ans. Ensuite, une consultation de surveillance spécifique aux implants est conseillée tous les deux à trois ans, et il faut consulter dès qu'une modification d'un ou des deux seins est détectée, ou après un traumatisme violent. L'échographie mammaire, examen non irradiant, permet de juger de l'intégrité de la prothèse ; une anomalie est le plus souvent confirmée par une IRM.
Une prothèse n'est pas posée pour la vie : sa durée de vie est en moyenne de 10 à 15 ans, et le changement n'est envisagé qu'en cas d'anomalie clinique ou radiologique, ou à votre demande. Voir durée de vie des prothèses mammaires.
OÙ, PAR QUI
Le chirurgien. L'augmentation mammaire par prothèses est réalisée par le Dr David Ganon, chirurgien plasticien, spécialiste qualifié en chirurgie plastique, reconstructrice et esthétique (Ordre des médecins de Paris, n° 75/92735), ancien interne et chef de clinique des Hôpitaux de Paris, praticien attaché à l'hôpital Saint-Louis, membre de la SOFCEP et du SNCPRE.
Le lieu. L'intervention a lieu à la Clinique Alphand (Paris 16e), ou à la Clinique Monceau (Paris 17e) lorsqu'elle est prise en charge par la Sécurité sociale, sous anesthésie générale, avec une nuit d'hospitalisation. Les consultations ont lieu au cabinet de Paris 8e, 10 rue Quentin Bauchart (métro George V), et à Saint-Maur-des-Fossés (54 avenue Beaurepaire) le vendredi.
Ses publications. Il est le premier auteur d'un article sur la récidive de la coque des prothèses mammaires (Aesthetic Plastic Surgery, 2021) : voir ses publications scientifiques.
POUR ALLER PLUS LOIN
La fiche complète de l'intervention : augmentation mammaire par prothèses. Les tarifs, 5 600 € tout compris : prix d'une augmentation mammaire à Paris. Les prix, les remboursements et la convalescence de toutes les interventions des seins : chirurgie mammaire à Paris.
Les pages liées : quelle taille de prothèse choisir, cicatrice d'une augmentation mammaire, douleur et convalescence après une augmentation mammaire, risques des prothèses mammaires et durée de vie des prothèses mammaires.
Lorsque la poitrine tombe, les prothèses sont associées à un lifting des seins, posées selon la même technique : lifting des seins avec prothèses (plastie-prothèses).
Consulter le Dr David Ganon
Consultations à Paris 8e, 10 rue Quentin Bauchart (mardi et mercredi), et à Saint-Maur-des-Fossés, 54 avenue Beaurepaire (vendredi). Première consultation : 100 € ; les consultations de suivi ne sont pas facturées. Téléconsultation possible.
Réserver directement : Paris 8e · Saint-Maur-des-Fossés
Pour toute intervention de chirurgie esthétique, un devis détaillé vous est remis en consultation, puis un délai de réflexion d’au moins 15 jours est respecté avant l’intervention.
Photos avant / après : Augmentation mammaire par prothèses
QUESTIONS FRÉQUENTES SUR LA PROTHÈSE MAMMAIRE SOUS LE MUSCLE :
Les prothèses mammaires sont-elles posées sous le muscle ?
Oui. Le Dr David Ganon met les prothèses en place en rétro-musculaire, en arrière des muscles pectoraux, selon la technique du dual plan : la prothèse est recouverte dans sa partie supérieure par le muscle et dans sa partie inférieure par la glande.
Qu'est-ce que la technique du dual plan ?
Le dual plan, ou double plan, est une pose rétro-musculaire dans laquelle la prothèse est recouverte par deux plans : le muscle pectoral en haut, la glande mammaire en bas. C'est la technique utilisée par le Dr David Ganon pour l'augmentation mammaire par prothèses, et aussi pour la plastie-prothèses, lorsque des implants sont associés à un lifting des seins.
Prothèse sous le muscle : est-ce douloureux ?
Les suites peuvent parfois être douloureuses les premiers jours, notamment lorsque les implants sont de volume important. Il s'agit principalement d'une sensation de tension dans la poitrine, et un traitement antalgique adapté à l'intensité des douleurs est prescrit pendant quelques jours. Un œdème, des ecchymoses et une gêne à l'élévation des bras sont fréquents les premières semaines.
Le muscle peut-il déformer le sein avec une prothèse rétro-musculaire ?
Une déformation du sein lors de la contraction du muscle pectoral est parfois observée, en cas d'implants rétro-musculaires, chez les patientes minces et musclées. Cette imperfection peut réclamer une correction chirurgicale, au moins un an après la première intervention.
Peut-on faire du sport avec des prothèses sous le muscle ?
Aucune activité sportive ni baignade ne doit être pratiquée durant les 6 semaines qui suivent l'intervention ; la reprise est ensuite progressive. Chez les patientes minces et musclées, une déformation du sein à la contraction du muscle pectoral est parfois observée.
Peut-on passer une mammographie avec des prothèses sous le muscle ?
Oui, en précisant systématiquement que vous êtes porteuse d'implants mammaires : leur présence peut gêner la réalisation et l'interprétation des mammographies de dépistage, et certaines techniques radiologiques spécialisées (incidences particulières, échographie, IRM) peuvent être utilisées. Une consultation de surveillance spécifique aux implants est conseillée tous les deux à trois ans.
Combien de temps dure la pose de prothèses sous le muscle, et faut-il rester hospitalisée ?
L'intervention dure entre 45 minutes et 1 heure, sous anesthésie générale, avec un temps d'anesthésie de 15 minutes avant l'intervention et un retour à la chambre après 2 heures en salle de réveil. L'hospitalisation dure une nuit, avec une sortie le lendemain.