
Botox du nez
GENERALITES
La forme du nez ne dépend pas seulement de son squelette osseux et cartilagineux. Elle dépend aussi des muscles qui s'insèrent sur lui et qui, à chaque sourire, à chaque parole, à chaque inspiration, en modifient les contours.
Chez certain(e)s patient(e)s, ce jeu musculaire est particulièrement puissant : la pointe s'abaisse au sourire, les narines s'ouvrent, la base du nez paraît plus large qu'elle ne l'est réellement. C'est à cette part dynamique de la forme du nez que s'adresse la toxine botulique.
On parle de myomodulation : en atténuant sélectivement l'action de quelques petits muscles, on modifie l'équilibre des forces qui s'exercent sur la pointe et sur les ailes du nez. Le nez paraît alors plus fin et mieux dessiné, sans avoir touché ni à l'os, ni au cartilage.
Il ne s'agit donc ni d'une rhinoplastie, ni d'un comblement : c'est un ajustement musculaire, discret et temporaire, qui corrige des défauts précis et limités.
PRINCIPES
Le tiers inférieur du nez se comporte comme une unité fonctionnelle : quelques petits muscles y règlent la position de la pointe, l'ouverture des narines et la hauteur de la columelle. Une modification minime de leur tonus suffit à changer la géométrie apparente du nez.
Quatre muscles sont principalement concernés :
• Le releveur de la lèvre supérieure et de l'aile du nez : très actif, il tire l'aile du nez vers le haut et découvre la columelle. Sa relaxation abaisse et repositionne la marge alaire, ce qui affine visuellement la base narinaire,
• Le dépresseur du septum nasi : il abaisse la pointe du nez, surtout au sourire et à la parole. Sa relaxation permet une légère élévation et une rotation de la pointe,
• Le dilatateur des narines : responsable de l'ouverture des ailes du nez à l'inspiration et à l'animation. Sa relaxation réduit ce battement narinaire et affine la pointe,
• Le nasalis transverse : c'est lui qui plisse le dos du nez, à l'origine des petites rides obliques que l'on appelle communément les « bunny lines ».
En agissant sur cette balance musculaire, on obtient des modifications angulaires et de positionnement de la base du nez qui se traduisent, à l'œil, par un changement perceptible de la taille et de la finesse apparentes du nez. Un petit ajustement musculaire pour un impact esthétique important.
LES INDICATIONS
Quatre situations tirent particulièrement bénéfice de ce traitement :
• Un nez jugé trop large ou bulbeux, alors que l'os et les cartilages sont normaux : l'affinement s'obtient ici par l'action musculaire seule,
• Une pointe tombante en dynamique, qui s'abaisse au sourire ou à la parole, liée à un dépresseur du septum hyperactif,
• Une columelle trop visible de profil, par excès d'activité du releveur de l'aile du nez,
• Un battement narinaire prononcé à l'inspiration ou à l'animation.
À l'inverse, ce traitement n'a pas d'indication en cas de déviation septale ou osseuse importante, ni en cas d'asymétrie osseuse majeure : ces situations relèvent d'une chirurgie.
Lorsque la correction recherchée relève d'une modification du relief du nez, elle est du ressort de la rhinoplastie médicale à l'acide hyaluronique.
UN RÉSULTAT NATUREL AVANT TOUT
C'est le principe qui gouverne l'ensemble des injections et des interventions réalisées par le Dr David Ganon : le résultat doit être invisible en tant que traitement, et visible seulement en tant qu'amélioration.
Sur le nez, cela signifie que l'on ne cherche pas à créer un nez différent, mais à laisser apparaître le nez tel qu'il est au repos, sans les déformations que lui impose le jeu musculaire. Les doses employées sont faibles, l'effet reste partiel, et la mobilité du visage est conservée.
Comme sur le tiers supérieur, il vaut mieux une première séance modérément efficace que trop efficace : on peut toujours compléter à quinze jours, on ne peut pas retirer le produit une fois injecté.
AVANT LES INJECTIONS
Aucune préparation particulière n'est nécessaire et vous n'avez pas besoin d'être à jeun. Il convient de venir sans maquillage ou de l'enlever avant les injections.
Il est important de minimiser les risques de saignement, source d'ecchymoses (« bleus ») et de migration du produit, en évitant l'aspirine, la vitamine E et la triade anti-oxydante ACE dans les jours qui précèdent et ceux qui suivent les injections.
Les contre-indications sont celles de toute injection de toxine botulique : certaines maladies neuro-musculaires comme la myasthénie, la grossesse et l'allaitement, une hypersensibilité connue à la neurotoxine botulinique A ou à la sérum-albumine, et un traitement par les aminosides.
Une consultation préalable est indispensable. Elle comporte une analyse du nez au repos et en animation, ainsi que des photographies de face, de profil et de trois quarts, sans lesquelles le résultat ne peut être correctement jugé.
ANESTHÉSIE
Les injections étant peu douloureuses, aucune anesthésie n'est nécessaire dans la grande majorité des cas. Chez certain(e)s patient(e)s très sensibles, une crème anesthésiante superficielle de type Emla peut être appliquée.
DÉROULEMENT DES INJECTIONS
Le traitement est réalisé au cabinet du Dr David Ganon et dure quelques minutes.
Il consiste en un petit nombre d'injections très précises, réalisées avec une aiguille fine, à des profondeurs différentes selon le muscle visé : profonde à la base de la columelle, superficielle le long de la gouttière naso-maxillaire et sur le dos du nez, très superficielle au niveau de l'aile.
Les doses employées sont volontairement faibles : de l'ordre de 2 à 4 unités par point, pour un total qui dépasse rarement une vingtaine d'unités par séance, et qui est adapté à la puissance musculaire de chacun(e).
Les suites sont simples : quelques marques un peu gonflées subsistent 20 à 30 minutes puis disparaissent, et vous pouvez reprendre vos activités normales.
APRÈS LES INJECTIONS : LES SUITES
Pendant les deux heures qui suivent, il est recommandé de ne pas faire de sport intensif et de ne pas s'allonger sur le côté.
Dans les 24 heures, il convient d'éviter les manipulations du visage, les massages appuyés et toute compression de la zone injectée. Le port de lunettes lourdes ou serrées est à éviter le premier jour.
LE RÉSULTAT
Les premiers effets apparaissent en 3 à 7 jours. Le résultat atteint son maximum entre le 14e et le 21e jour : c'est à ce moment, et pas avant, qu'il doit être jugé et, si besoin, complété.
La durée moyenne est de 3 à 4 mois, parfois davantage. Les injections peuvent ensuite être renouvelées, en pratique tous les 5 à 6 mois, sans jamais rapprocher deux séances à moins de 3 mois.
Le résultat consiste en une pointe mieux positionnée, une base narinaire plus fine, des ailes moins mobiles et un nez qui paraît plus discret dans le visage. L'objectif est une amélioration, non une perfection : c'est à cette condition que la satisfaction est durable.
Avant / après
LES IMPERFECTIONS DE RÉSULTAT
Le résultat peut être insuffisant lorsque la part musculaire de la déformation est faible et que la forme du nez dépend surtout de son squelette : c'est précisément ce que la consultation préalable cherche à évaluer.
Une asymétrie temporaire peut s'observer, la vitesse d'action du produit n'étant pas toujours identique des deux côtés. Elle se corrige, si elle persiste, par une injection complémentaire qui ne doit jamais être réalisée avant le 15e jour.
LES COMPLICATIONS ENVISAGEABLES
Les complications sont très rares après injection de toxine botulique et aucune n'est définitive, l'action du produit étant par nature temporaire. Cet acte reste cependant soumis aux aléas liés aux tissus vivants.
Peuvent s'observer :
• Une rougeur ou une ecchymose aux points d'injection, qui persiste rarement au-delà de quelques jours,
• Un léger œdème de la zone traitée,
• Une diffusion du produit vers la lèvre supérieure en cas d'injection trop basse ou trop dosée, responsable d'une modification transitoire du sourire,
• Exceptionnellement, une gêne respiratoire nasale transitoire par diminution du battement des ailes du nez.
La littérature consacrée à la toxine botulique du nez, dont la plus grande série publiée porte sur plus de 300 cas, ne rapporte aucun cas de nécrose ni de complication oculaire grave : c'est là une différence importante avec les produits de comblement injectés dans la même région.
Le recours à un chirurgien plasticien qualifié, comme le Dr David Ganon, vous assure que celui-ci a la formation et la compétence requises pour savoir minimiser ces complications et les gérer au mieux le cas échéant.
QUESTIONS FRÉQUENTES SUR LE BOTOX DU NEZ :
Le botox peut-il vraiment affiner un nez ?
Il peut affiner la part dynamique de la forme du nez, c'est-à-dire celle qui dépend des muscles : position de la pointe, hauteur de la marge des ailes, ouverture des narines, plissement du dos du nez. En repositionnant la base narinaire et en modifiant les angles, on obtient un nez qui paraît plus fin et mieux dessiné. Il ne modifie en revanche ni l'os, ni les cartilages.
Est-ce une rhinoplastie sans chirurgie ?
Non. On parle parfois de rhinoplastie médicale, mais il s'agit d'un ajustement musculaire temporaire, pas d'une modification de la structure du nez. Une bosse osseuse, une déviation, un nez trop long ou trop projeté relèvent d'une rhinoplastie chirurgicale, seule capable d'obtenir un résultat structurel et définitif.
Suis-je un bon candidat ?
Les meilleures indications sont un nez large ou bulbeux avec un squelette normal, une pointe qui tombe au sourire, une columelle trop visible de profil et un battement narinaire marqué à l'animation. En cas de déviation septale ou osseuse importante ou d'asymétrie osseuse majeure, ce traitement n'est pas indiqué. Seule la consultation, avec analyse du nez au repos et en animation, permet de le déterminer.
Les injections sont-elles douloureuses ?
L'aiguille utilisée est fine et les injections sont peu douloureuses. Aucune anesthésie n'est nécessaire dans la grande majorité des cas ; une crème anesthésiante de type Emla peut être appliquée chez les patient(e)s très sensibles. La séance dure quelques minutes.
Quand verrai-je le résultat, et combien de temps dure-t-il ?
Les premiers effets apparaissent en 3 à 7 jours et le résultat est maximal entre le 14e et le 21e jour. Il dure en moyenne 3 à 4 mois, parfois davantage, et les injections sont en pratique renouvelées tous les 5 à 6 mois. Deux séances ne doivent jamais être rapprochées à moins de 3 mois.
Le résultat aura-t-il l'air naturel ?
C'est l'objectif même du traitement. Les doses sont volontairement faibles et l'effet reste partiel : on ne cherche pas à créer un autre nez, mais à laisser apparaître le nez tel qu'il est au repos, sans les déformations imposées par le jeu musculaire. La mobilité du visage et l'expression sont conservées.
Puis-je reprendre mes activités tout de suite ?
Oui. Quelques marques un peu gonflées subsistent 20 à 30 minutes puis disparaissent. Pendant deux heures, il est recommandé de ne pas faire de sport intensif ni de s'allonger sur le côté ; pendant 24 heures, d'éviter les massages du visage, toute compression de la zone et le port de lunettes lourdes ou serrées.
Peut-on l'associer à d'autres traitements ?
Oui. L'injection d'acide hyaluronique peut compléter le traitement lorsqu'il existe une bosse à camoufler ou un dos du nez à harmoniser : la toxine agit sur la dynamique, le comblement sur le volume. Les injections du tiers supérieur du visage peuvent être réalisées lors de la même séance.
Cet usage est-il autorisé ?
L'autorisation de mise sur le marché de la toxine botulique en esthétique concerne aujourd'hui les rides inter-sourcilières, du front et de la patte d'oie. Le traitement du nez constitue donc un usage hors autorisation de mise sur le marché, largement décrit dans la littérature médicale internationale depuis 2005 et pratiqué sous la responsabilité du médecin. Il vous en est fait mention en consultation, et votre consentement éclairé est recueilli.
Avant de vous décider
Il s'agit d'un acte de médecine esthétique et non de chirurgie : le délai de réflexion de quinze jours prévu par l'article L.6322-2 du code de la santé publique pour les actes chirurgicaux ne s'y applique pas de plein droit. Une consultation préalable reste indispensable, au cours de laquelle l'indication est posée, les alternatives discutées et un devis remis. Rien ne justifie de réaliser l'acte le jour même de la première consultation, et vous restez libre de prendre le temps de la réflexion.
Qui réalise l'intervention ?
Le Dr David Ganon est chirurgien qualifié en chirurgie plastique, reconstructrice et esthétique auprès du Conseil de l'Ordre des médecins. Ancien interne et chef de clinique des hôpitaux de Paris, il est praticien attaché à l'hôpital Saint-Louis.